Coaching & Thérapies Holistiques à vocation Personnel, Couple et Professionnel

Dire oui quand nous pensons non


8 vues

 Pourquoi l’auto-trahison relationnelle s’installe ?

Introduction — Ce oui qui ne nous ressemble pas

Nous disons oui.
Alors que quelque chose en nous résiste.
Alors que notre corps se crispe.
Alors que notre pensée murmure non.

Sur le moment, ce oui semble anodin.
Parfois même nécessaire.
Avec le temps, il laisse une trace plus profonde :

  • une fatigue relationnelle

  • une perte de clarté intérieure

  • un malaise diffus, difficile à nommer

Dire oui quand nous pensons non est l’une des formes les plus courantes — et les plus silencieuses — d’auto-trahison relationnelle.

Dire oui quand nous pensons non : de quoi parlons-nous ?

Il ne s’agit pas :

  • d’un oui choisi

  • d’un compromis conscient

  • d’une flexibilité ponctuelle

Il s’agit d’un oui prononcé :

  • pour éviter une tension

  • pour préserver le lien

  • pour ne pas décevoir

  • pour ne pas déranger

REPÈRE ESSENTIEL

Un oui aligné apaise.
Un oui contraint fatigue.

Pourquoi disons-nous oui quand nous pensons non ?

La peur du conflit

Nous avons souvent appris que :

  • dire non crée des tensions

  • exprimer un désaccord met en danger la relation

Alors nous choisissons le oui comme stratégie d’évitement.

Le conflit est évité… mais le malaise est déplacé.

La peur de décevoir ou de perdre l’autre

Dire non peut réveiller :

  • la peur de ne plus être aimé

  • la peur de perdre notre place

  • la peur d’être perçu comme égoïste

Nous préférons parfois nous adapter plutôt que risquer la perte, même intérieurement.

Des schémas relationnels appris

Dans certains contextes, nous avons appris que :

  • dire non est mal vu

  • être gentil, c’est dire oui

  • s’affirmer, c’est déranger

Ces messages s’inscrivent profondément et deviennent automatiques.

Des blessures émotionnelles activées

Les blessures de rejet, d’abandon ou d’humiliation rendent le non :

  • anxiogène

  • risqué

  • émotionnellement coûteux

REPÈRE

Ce n’est pas le non qui est difficile.
C’est ce que nous craignons qu’il provoque.

Ce que ce oui répété nous fait intérieurement

Dire oui contre nous-mêmes n’est jamais neutre.

Avec le temps :

  • la frustration s’accumule

  • la colère se retourne contre nous

  • notre boussole intérieure s’émousse

Nous cessons peu à peu de nous faire confiance.

Quand le oui devient une auto-trahison relationnelle

L’auto-trahison relationnelle s’installe lorsque :

  • nous ignorons nos limites

  • nous minimisons nos besoins

  • nous faisons passer l’autre systématiquement avant nous

SIGNAL D’ALERTE

Si dire oui nous éloigne régulièrement de nous-mêmes,
ce n’est plus un choix relationnel,
mais une adaptation de survie.

Les conséquences relationnelles de ces oui non alignés

Un déséquilibre dans la relation

Lorsque nous disons oui trop souvent :

  • l’autre prend plus de place

  • nos besoins deviennent invisibles

  • la relation perd sa réciprocité

L’apparition du ressentiment

Ce que nous donnons sans pouvoir le dire :

  • s’accumule

  • se rigidifie

  • ressort parfois sous forme de froideur, d’irritabilité ou de passif-agressif

Une communication de plus en plus floue

À force de dire oui sans y être :

  • notre parole perd en crédibilité

  • notre présence se fragilise

  • le lien devient confus

La relation continue… mais elle s’appauvrit.

Pourquoi dire oui n’empêche pas le conflit

Nous croyons souvent que dire oui :

  • apaise

  • protège

  • évite les tensions

En réalité :

  • le conflit est simplement différé

  • la tension se déplace

  • le malaise s’installe en silence

REPÈRE

Dire oui contre soi n’élimine pas le conflit.
Il le rend invisible… et plus difficile à résoudre.

Sortir de l’auto-trahison relationnelle

Réapprendre à écouter nos signaux

Avant de répondre, nous pouvons nous demander :

  • Qu’est-ce que je ressens réellement ?

  • Est-ce un oui libre ou un oui contraint ?

Le corps est souvent plus honnête que les mots.

Oser des non simples et sobres

Dire non n’implique pas :

  • de se justifier excessivement

  • d’attaquer

  • de rompre

Un non clair et posé suffit souvent :

  • « Cela ne me convient pas. »

  • « Je ne peux pas. »

INVITATION

Vous pouvez commencer par un non simple,
sans explication complexe.

Accepter l’inconfort temporaire

Dire non peut générer :

  • une réaction

  • une déception

  • un malaise

L’inconfort est parfois le prix de la justesse.

Dire non pour restaurer la relation

Paradoxalement :

  • dire non clarifie

  • dire non rééquilibre

  • dire non protège le lien

Une relation qui ne tolère pas le non est déjà fragile.

Conclusion — Dire oui à l’autre ne doit pas être dire non à soi

Dire oui quand nous pensons non n’est pas un manque de générosité.
C’est souvent le signe :

  • d’une peur active

  • d’une blessure ancienne

  • d’une stratégie relationnelle de survie

Sortir de l’auto-trahison relationnelle, c’est réapprendre à nous inclure dans la relation.

Un oui aligné nourrit le lien.
Un oui contraint l’use en silence.

Pour aller plus loin dans la Communication dysfonctionnelle


Lire les commentaires (0)

Articles similaires


Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Recevoir ces publications

Envoyé !

Rechercher

Derniers articles

À la une

Votre énergie vous guide. Harmonisez-la

À la une

Communication & Assertivité. Communiquer avec Assertivité

Catégories

Création et référencement du site par Simplébo Simplébo

Connexion