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Pourquoi combattre votre peur l’aggrave (et ce que votre système nerveux essaie de faire)


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Vous avez peut-être déjà essayé :

  • de vous raisonner

  • de “passer au-dessus”

  • de vous forcer

  • de vous distraire

  • de contrôler vos pensées

  • de lutter contre l’angoisse

Et pourtant… plus vous combattez votre peur, plus elle semble revenir.

Parfois même plus forte.
Plus envahissante.
Plus épuisante.

Ce paradoxe est l’un des plus difficiles à vivre, parce qu’il vous donne l’impression que :

“Je fais tout ce qu’il faut… et ça ne marche pas.”

Mais la réalité est souvent plus simple (et plus rassurante) :

ce n’est pas vous qui êtes “faible”.
c’est la lutte elle-même qui entretient l’alarme.

Pourquoi combattre une peur ne la fait pas disparaître

Quand vous combattez votre peur, vous envoyez un message très clair à votre cerveau :

“Cette peur est dangereuse.”
“Cette sensation est insupportable.”
“Je dois m’en débarrasser vite.”

Et votre cerveau, dont le rôle principal est de vous protéger, enregistre :

“Ok. Danger confirmé.”

Résultat :
il déclenche encore plus d’alerte.

La peur : un signal… pas un ennemi

otre peur n’est pas un défaut.
Ce n’est pas un “bug”.

C’est un signal.

Elle apparaît quand votre système nerveux croit percevoir un danger :

  • danger réel

  • danger relationnel

  • danger émotionnel

  • danger d’abandon

  • danger de rejet

  • danger d’humiliation

  • danger de perte de contrôle

Et parfois, ce danger n’est pas dans le présent :
il est dans votre mémoire émotionnelle.

Ce que fait votre système nerveux quand vous avez peur

Lorsque la peur s’active, votre corps bascule en mode survie.

Les 4 réponses automatiques du système nerveux

  • lutte : vous vous énervez, vous contrôlez, vous vous défendez

  • fuite : vous évitez, vous partez, vous fuyez la situation

  • figement : vous bloquez, vous perdez vos moyens

  • soumission : vous vous adaptez, vous dites oui, vous vous effacez

Ces réponses ne sont pas un choix conscient.

Ce sont des réflexes de protection.

Le piège principal : vouloir “ne plus avoir peur”

Quand vous cherchez à ne plus avoir peur, vous créez une tension interne.

Vous entrez dans une lutte :

  • contre vos sensations

  • contre vos pensées

  • contre votre corps

  • contre vous-même

Et plus vous luttez, plus votre cerveau croit que :

“Il y a vraiment un danger.”

Pourquoi la lutte renforce l’anxiété (mécanisme simple)

Entrez votre texte ici

1) Vous ressentez une sensation

Un nœud au ventre, une tension, une accélération.

2) Vous interprétez : “Ça y est, ça recommence

Vous paniquez intérieurement.

3) Vous combattez

Vous essayez de :

  • contrôler

  • supprimer

  • fuir

  • vous distraire

  • vous rassurer

4) Vous obtenez un soulagement temporaire

Et ça semble “marcher”....

5) Votre cerveau apprend

Et il enregistre :

“Cette sensation était dangereuse.
Heureusement que j’ai lutté.”

➡️ La peur est donc renforcée.

C’est exactement le principe du cercle anxieux.
➡️ A lire : Le cercle anxieux : pourquoi votre anxiété s’aggrave malgré vos efforts

Les 6 façons les plus fréquentes de combattre sa peur (sans le savoir)

1) Se raisonner à tout prix

“Ce n’est rien.”
“Je n’ai aucune raison d’avoir peur.”

➡️ Mais votre corps ne se calme pas, car il ne parle pas en logique.

2) Se forcer brutalement

“Allez, j’y vais quand même.”

Cela peut fonctionner… mais si c’est violent, le cerveau associe :

“Cette situation est dangereuse.”

3) Éviter

➡️ Éviter est le plus grand renforçateur de peur.

Soulagement immédiat → anxiété renforcée.

4) Contrôler

Contrôler donne l’impression de sécurité.

Mais cela entretient le message :

“Sans contrôle, je suis en danger.”

➡️ À lire : La peur de perdre le contrôle : quand l’incertitude devient une menace intérieure

5) Ruminer

Ruminer donne l’impression de comprendre.

➡️ Mais cela maintient votre cerveau en alerte.

6) Chercher des réassurances

Demander qu’on vous rassure, vérifier, chercher des preuves…

➡️ Votre cerveau apprend qu’il ne peut pas se calmer seul.

Ce que votre peur essaie réellement de faire

C’est la partie la plus importante.

Votre peur n’essaie pas de vous empêcher de vivre.
Elle essaie de vous empêcher de souffrir.

Elle cherche souvent à éviter :

  • un rejet

  • un abandon

  • une humiliation

  • une perte de contrôle

  • une solitude

  • une mise en danger émotionnelle

Autrement dit :

votre peur est une protection.
Même si elle est maladroite.
Même si elle est excessive.

Les peurs profondes qui se cachent derrière la lutte

Très souvent, la lutte contre la peur masque une peur plus profonde.

La peur du rejet

Souvent liée à :

  • perfectionnisme

  • auto-censure

  • peur d’être vu


➡️ À lire : La peur du rejet : pourquoi vous vous effacez pour être aimé

La peur de l’abandon

Souvent liée à :

  • hyper-adaptation

  • dépendance affective

  • peur du conflit


➡️ À lire : La peur de l’abandon : pourquoi vous vous accrochez (même quand vous souffrez)

La peur de perdre le contrôle

Souvent liée à :

  • hypervigilance

  • besoin d’anticipation

  • intolérance à l’incertitude

➡️ À lire : La peur de perdre le contrôle : quand l’incertitude devient une menace intérieure

La peur de la mort

Souvent liée à :

  • angoisse du temps

  • urgence intérieure

  • vide existentiel

➡️ À lire : La peur de la mort : quand l’angoisse de la fin influence silencieusement votre vie

La peur de l’oubli

Souvent liée à :

  • pression intérieure

  • besoin de laisser une trace

  • difficulté à ralentir

➡️ À lire : La peur de l’oubli : quand le besoin de laisser une trace devient une urgence intérieure

CONSEIL DU COACH : remplacez la lutte par la présence

CONSEIL DU COACH
Tant que vous luttez contre votre peur,
vous lui donnez de l’importance.

Le but n’est pas de supprimer la peur.
Le but est d’apprendre à rester présent à vous-même, même quand la peur monte.

Ce que vous entraînez, ce n’est pas le courage “brut”.
C’est votre capacité à ne plus vous abandonner intérieurement.

CONSEIL DU THÉRAPEUTE : la peur se calme quand elle est entendue

CONSEIL DU THÉRAPEUTE
Une peur profonde est souvent une mémoire émotionnelle.

Le système nerveux ne se calme pas par la logique,
mais par la sécurité :

  • relationnelle

  • intérieure

  • corporelle

Lorsque la peur est accueillie sans violence,
le cerveau peut enfin désactiver l’alarme.

Ce n’est pas un combat.
C’est une réparation.

Maillage interne : articles à lire dans le pilier “Peurs et anxiétés profondes”

Maillage vers les autres piliers du HUB POURQUOI

Conclusion : plus vous combattez votre peur, plus vous lui prouvez qu’elle a raison

Votre peur se renforce rarement parce que vous êtes fragile.

Elle se renforce parce que :

  • vous la vivez comme un danger

  • vous la combattez comme un ennemi

  • vous cherchez à l’éteindre immédiatement

Et votre système nerveux conclut :

“Danger confirmé.”

Comprendre cela change tout.

Parce que vous arrêtez de vous juger.
Et vous commencez à voir votre peur autrement :

comme un signal,
comme une protection,
comme un mécanisme qui peut se transformer.

Et ensuite : passer au HUB QUOI FAIRE (quand vous serez prêt)

Cet article vous aide à comprendre pourquoi la peur s’aggrave quand vous luttez.

Mais si vous souhaitez ensuite apprendre comment apaiser votre système nerveux, calmer les ruminations, et retrouver un vrai calme intérieur…

➡️ je vous invite à explorer le HUB QUOI FAIRE.


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