Quand la peur de perdre compte plus que la peur de souffrir
Pourquoi nous acceptons l’inacceptable pour ne pas perdre le lien
Introduction — Ce choix que nous ne faisons pas vraiment
Nous souffrons.
La relation nous pèse.
Quelque chose en nous sait que ce n’est pas juste.
Et pourtant, l’idée de perdre l’autre est encore plus douloureuse.
Alors nous restons.
Nous supportons.
Nous nous adaptons.
Quand la peur de perdre devient plus forte que la peur de souffrir, la relation cesse d’être un choix conscient.
Deux peurs fondamentales qui s’affrontent
Dans certaines relations, deux peurs coexistent :
-
la peur de souffrir
-
la peur de perdre
Lorsque la seconde domine, elle guide nos décisions.
REPÈRE ESSENTIEL
Nous ne choisissons pas toujours ce qui nous fait le moins mal.
Nous choisissons ce qui nous fait le moins peur.
Pourquoi perdre semble plus dangereux que souffrir
Parce que la perte est associée au vide
Perdre un lien signifie :
-
être seul
-
ne plus avoir de repère
-
affronter l’inconnu
Pour le système nerveux, le vide est perçu comme une menace.
Parce que la souffrance est devenue familière
Lorsque nous souffrons depuis longtemps :
-
la douleur devient connue
-
elle s’intègre à notre quotidien
-
elle semble presque “supportable”
Le familier rassure, même quand il fait mal.
Le rôle central de l’attachement
Notre attachement n’est pas rationnel.
Il est :
-
émotionnel
-
biologique
-
profondément ancré
L’attachement cherche le lien, pas l’équilibre.
Quand cette peur guide notre communication
Lorsque la peur de perdre domine, nous communiquons pour :
-
ne pas déranger
-
ne pas provoquer
-
ne pas risquer
Nous :
-
taisons nos besoins
-
acceptons ce qui nous blesse
-
minimisons nos ressentis
La communication devient une stratégie de maintien du lien, pas d’authenticité.
Les conséquences invisibles de ce choix
À long terme :
-
le ressentiment s’installe
-
l’estime de soi s’érode
-
la relation se déséquilibre
Nous nous perdons peu à peu… nous-mêmes.
Pourquoi il est si difficile de faire autrement
Parce que le corps choisit avant la pensée
Face à la menace de perte :
-
le corps se crispe
-
la peur envahit
-
la lucidité diminue
Sous peur, nous ne décidons pas.
Nous réagissons.
Parce que la peur active des blessures anciennes
La peur de perdre réveille souvent :
-
l’abandon
-
le rejet
-
l’insécurité
Ce n’est plus seulement la relation actuelle qui est en jeu.
Ce qui permet d’inverser la balance
La clé n’est pas de :
-
forcer une rupture
-
se raisonner
Mais de :
-
renforcer la sécurité intérieure
-
sentir que nous pouvons exister sans nous perdre
-
réintroduire du choix
Plus la sécurité intérieure augmente, moins la peur de perdre gouverne.
Quand le lien n’est plus une condition de survie
À ce moment-là :
-
la parole se libère
-
les limites deviennent possibles
-
la relation peut se transformer… ou se réajuster
Le lien cesse d’être une peur, il redevient un choix.
Conclusion — Ce que nous acceptons par peur, nous le payons autrement
Lorsque la peur de perdre est plus forte que la peur de souffrir,
nous restons, mais à quel prix ?
La maturité relationnelle commence lorsque nous pouvons préférer une perte juste
à une souffrance prolongée.
Non pour fuir.
Mais pour nous respecter.
Pour aller plus loin dans la Communication dysfonctionnelle
Articles conseillés :
-
Page pilier : La Communication dysfonctionnelle
-
Article : Pourquoi nous nous accrochons à des relations qui nous font souffrir ?
-
Article : La loyauté invisible dans nos relations
-
Article : Pourquoi n’osons-nous pas (toujours) dire les choses
-
Article : Poser des limites sans culpabiliser