Votre place professionnelle se construit. Osez vous choisir sans vous effacer.

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Vous pouvez avoir :

des compétences,

de l’expérience,

un projet professionnel plus clair,

davantage de confiance,

et pourtant continuer :

à vous mettre en retrait,

à attendre que l’on reconnaisse votre valeur,

à ne pas dire ce que vous pensez,

à accepter ce qui ne vous convient plus,

à laisser les autres décider de votre place,

ou :

à vous demander si vous êtes vraiment légitime à en vouloir davantage.

Parce qu’il existe une différence entre :

avoir une place

et :

prendre réellement votre place.

Prendre votre place professionnellement ne signifie pas :

vous imposer,

occuper tout l’espace,

chercher à dominer,

ou :

faire passer systématiquement vos besoins avant ceux des autres.

Cela signifie davantage :

reconnaître que vos besoins, vos idées, vos limites, vos aspirations et votre contribution ont eux aussi leur place dans votre vie professionnelle.

Après avoir clarifié votre projet et commencé à construire votre confiance, une nouvelle question peut donc apparaître :

« Est-ce que je m’autorise réellement à occuper la place que je souhaite ? »

Si votre confiance professionnelle reste encore fragile, vous pouvez d’abord revenir à :

Votre confiance professionnelle se construit. Appuyez-vous sur vos expériences pour agir malgré le doute.


Prendre votre place ne signifie pas prendre celle des autres

Vous pouvez associer spontanément :

prendre votre place

à :

vous imposer.

Vous pouvez craindre de devenir :

trop visible,

trop exigeant,

trop ambitieux,

trop affirmé,

ou :

trop centré sur vous-même.

Vous préférez alors parfois :

rester discret,

vous adapter,

attendre,

laisser passer,

ou :

faire davantage de place aux autres qu’à vous-même.

Mais il existe une différence essentielle entre :

OCCUPER VOTRE PLACE

et :

PRENDRE TOUTE LA PLACE.

Prendre votre place peut simplement signifier :

dire ce que vous pensez lorsque votre avis est utile,

exprimer un désaccord,

faire reconnaître votre contribution,

demander ce dont vous avez besoin,

vous positionner sur une opportunité,

prendre une responsabilité qui vous intéresse,

ou :

refuser ce qui ne vous convient pas.

L’enjeu n’est pas :

de devenir plus important que les autres.

Il est :

de ne plus vous rendre moins important que vous ne l’êtes.


Se choisir professionnellement, c’est commencer à vous inclure dans vos propres décisions

Vous pouvez prendre de nombreuses décisions professionnelles en fonction :

de ce que l’on attend de vous,

de ce qui rassure votre entourage,

de ce qui paraît raisonnable,

de ce que votre entreprise valorise,

de ce que votre responsable souhaite,

ou :

de ce qui permet d’éviter une tension.

Tous ces éléments peuvent compter.

Mais une autre question doit également pouvoir exister :

« Et moi, qu’est-ce que je souhaite ? »

Se choisir ne signifie pas :

ignorer les autres.

Cela signifie :

vous inclure réellement dans l’équation.

 

Vous pouvez vous demander :

« Est-ce que cette décision correspond suffisamment à ce que je veux… ou suis-je uniquement en train de répondre à ce que les autres attendent de moi ? »


Vous pouvez vous être habitué à vous adapter avant même de vous demander ce que vous voulez

La suradaptation professionnelle peut être :

très discrète.

Vous ne vous dites pas nécessairement :

« Je m’efface. »

Vous pensez plutôt :

« Ce n’est pas grave. »

« Je vais m’adapter. »

« Ce n’est pas le moment. »

« Quelqu’un d’autre le fera mieux. »

« Je ne veux pas créer de problème. »

« Je peux encore tenir un peu. »

Pris séparément, chacun de ces choix peut être parfaitement raisonnable.

Mais lorsqu’ils deviennent systématiques, vous pouvez progressivement :

ne plus exprimer vos préférences,

ne plus demander,

ne plus négocier,

ne plus proposer,

ne plus refuser,

et parfois :

ne plus vraiment savoir quelle place vous auriez choisie si vous aviez davantage tenu compte de vous.


S’adapter est une capacité. Se suradapter peut vous éloigner de vous-même.

Savoir vous adapter est précieux dans votre vie professionnelle.

Vous devez parfois :

composer,

faire des compromis,

tenir compte d’un collectif,

accepter une contrainte,

ou :

modifier votre manière de faire.

Le problème apparaît davantage lorsque :

l’adaptation fonctionne presque toujours dans le même sens.

Vous vous ajustez.

Vous prenez sur vous.

Vous renoncez.

Vous attendez.

Et vos propres besoins deviennent progressivement :

secondaires.

Prendre votre place suppose alors de retrouver une capacité importante :

faire une place aux autres sans disparaître vous-même.


Prendre votre place commence par clarifier celle que vous souhaitez réellement occuper

Il est difficile de prendre une place :

que vous n’avez pas encore définie.

Vous pouvez savoir :

ce que vous ne voulez plus

sans savoir encore clairement :

ce que vous souhaitez davantage.

Vous pouvez alors vous demander :

« Quelle place ai-je envie d’occuper dans ma vie professionnelle ? »

Davantage :

d’autonomie ?

de responsabilités ?

de créativité ?

de visibilité ?

d’influence ?

de tranquillité ?

de reconnaissance ?

de coopération ?

de temps ?

de liberté ?

de développement ?

Prendre votre place ne signifie pas nécessairement :

monter dans la hiérarchie.

Votre place peut évoluer :

dans vos responsabilités,

dans votre manière de travailler,

dans votre relation avec votre équipe,

dans votre degré d’autonomie,

dans ce que vous acceptez,

ou :

dans la place que le travail lui-même occupe dans votre vie.

Vous pouvez rechercher :

plus de responsabilités

ou :

moins de responsabilités.

Plus de visibilité

ou :

davantage de tranquillité.

Plus de collectif

ou :

davantage d’autonomie.

La question n’est donc pas :

« Quelle place devrais-je avoir ? »

mais :

« Quelle place correspond davantage à la vie professionnelle que j’ai envie de construire aujourd’hui ? »


Votre place ne vous sera pas toujours proposée spontanément

Vous pouvez attendre :

que votre travail soit remarqué,

que votre responsable devine vos attentes,

que quelqu’un vous propose une évolution,

que l’on reconnaisse que vous êtes prêt,

ou :

que l’on vous invite à prendre davantage de responsabilités.

Cela peut arriver.

Mais pas toujours.

Dans certaines situations, prendre votre place demande :

de vous positionner.

Dire :

« Cette mission m’intéresse. »

« J’aimerais évoluer dans cette direction. »

« Je souhaite participer à ce projet. »

« J’aimerais que nous reparlions de mon rôle. »

« Cette situation ne me convient plus. »

« J’ai besoin que ce point soit clarifié. »

Prendre votre place commence alors parfois par :

rendre visible quelque chose qui, jusque-là, restait seulement en vous.


Vous exprimer dépend aussi du contexte dans lequel vous travaillez

Il serait trop simple de penser :

« Si je ne parle pas, c’est uniquement parce que je manque de confiance. »

Votre environnement professionnel compte également.

Certaines organisations permettent plus facilement :

les questions,

les propositions,

les désaccords,

la remontée des difficultés,

et :

les opinions différentes.

Dans d’autres contextes, prendre la parole peut être perçu comme :

plus risqué.

 

Il est important de distinguer :

« Je n’ose pas prendre ma place »

de :

« Cet environnement laisse peu de place à une parole différente. »

Parfois :

un travail sur votre propre positionnement est nécessaire.

Parfois :

le fonctionnement de votre environnement professionnel doit également être regardé.

Et parfois :

les deux se combinent.


Prendre votre place suppose aussi de pouvoir reconnaître vos limites

Votre place se définit :

par ce que vous acceptez

mais également :

par ce que vous ne souhaitez plus accepter.

Une limite peut concerner :

votre charge de travail,

votre disponibilité,

une responsabilité qui ne vous appartient pas,

une manière de vous parler,

ou :

un compromis devenu trop coûteux.

Mais cet article n’a pas pour objectif de vous apprendre :

comment poser ces limites.

C’est un travail spécifique qui relève de l’affirmation de soi.

Si cette difficulté est centrale pour vous, vous pouvez poursuivre avec :

Comment vous affirmer et poser vos limites avec calme et assurance. 

Ici, retenons simplement que :

prendre votre place implique aussi de reconnaître l’endroit où votre propre espace commence… et celui où il s’arrête.


Reconnaître votre contribution fait également partie de votre place

Vous pouvez savoir :

travailler,

aider,

produire,

résoudre,

soutenir,

et avoir beaucoup plus de difficulté à :

reconnaître votre propre contribution.

Lorsqu’un compliment arrive :

« Ce n’était rien. »

Lorsqu’un projet réussit :

« C’était toute l’équipe. »

Lorsque vous obtenez un résultat :

« J’ai surtout eu de la chance. »

Reconnaître le collectif est important.

Mais reconnaître les autres ne vous oblige pas :

à effacer votre propre participation.

Vous pouvez apprendre à dire simplement :

« Merci. »

« Oui, j’ai beaucoup travaillé sur ce projet. »

« Je suis satisfait de ce résultat. »

« Cette compétence fait effectivement partie de mes points forts. »

Prendre votre place consiste aussi à regarder :

ce que vous apportez réellement

sans :

vous survaloriser

ni :

vous minimiser.


Vous rendre visible n’est pas la même chose que chercher à être au centre

La visibilité professionnelle peut parfois vous mettre mal à l’aise.

Vous pouvez associer :

être visible

à :

vous mettre en avant.

Mais votre travail peut avoir besoin d’être :

connu,

compris,

présenté,

ou :

porté.

Vous pouvez avoir :

une excellente idée

qui reste sans effet :

si personne ne la connaît.

Vous pouvez posséder :

une compétence importante

qui reste peu utilisée :

si personne ne sait que vous la possédez.

Vous rendre davantage visible peut alors signifier :

présenter votre travail,

faire connaître votre contribution,

prendre la parole lorsque cela est nécessaire,

assumer votre expertise,

ou :

exprimer votre souhait d’évoluer.

La visibilité n’est pas nécessairement :

une recherche d’attention.

Elle peut simplement permettre :

à ce que vous apportez réellement d’exister dans votre environnement professionnel.


Votre place peut évoluer sans que vous changiez complètement de métier

Prendre votre place n’implique pas nécessairement :

une démission,

une reconversion,

ou :

un changement radical.

Vous pouvez parfois transformer votre expérience professionnelle en modifiant :

la manière dont vous vous positionnez.

Vous pouvez commencer :

à demander,

à proposer,

à négocier,

à déléguer,

à exprimer,

à refuser lorsque cela est nécessaire,

à prendre une décision,

ou :

à assumer davantage certaines responsabilités.

Votre poste peut rester :

le même.

Mais votre manière de l’habiter peut devenir :

très différente.

Construire votre vie professionnelle ne consiste donc pas seulement à décider :

où travailler.

Cela consiste aussi à construire :

la manière dont vous souhaitez exister dans votre travail.


Prendre une nouvelle place peut créer de l’inconfort

Une nouvelle manière de vous positionner peut vous mettre :

mal à l’aise.

Vous pouvez craindre :

de décevoir,

d’être jugé,

de paraître prétentieux,

de provoquer une tension,

d’être moins apprécié,

ou :

de ne pas être à la hauteur de la place que vous demandez.

Vous pouvez même ressentir :

de la culpabilité

lorsque vous commencez à davantage tenir compte de vous-même.

Cet inconfort ne permet pas, à lui seul, de conclure :

que votre nouvelle position est mauvaise.

Il peut parfois simplement signaler :

qu’elle est nouvelle pour vous.

Passer :

d’une ancienne manière de vous positionner

à :

une nouvelle

demande souvent :

du temps,

des essais,

des ajustements,

et :

une certaine capacité à tolérer l’inconfort du changement.


Oser vous choisir ne signifie pas choisir uniquement ce qui vous fait plaisir

Se choisir ne veut pas dire :

éviter toute contrainte,

refuser tout effort,

ou :

faire uniquement ce dont vous avez envie.

Votre vie professionnelle implique :

des responsabilités,

des engagements,

des compromis,

et :

des conséquences.

Se choisir consiste davantage à pouvoir dire :

« Je tiens compte de moi lorsque je décide. »

Vous pouvez accepter :

une contrainte

parce que :

vous avez consciemment choisi ce qu’elle vous permet.

Vous pouvez consentir :

à un effort important

parce qu’il sert :

un projet qui compte pour vous.

Vous pouvez différer :

un changement

sans :

renoncer à vos aspirations.

La différence est importante :

vous ne vous excluez plus de vos propres décisions.


Quelques questions pour clarifier la place que vous souhaitez prendre

Dans quelles situations ai-je tendance à me mettre en retrait ?

Lorsque :

je dois parler ?

je dois demander ?

je suis face à une personne plus expérimentée ?

je ne suis pas certain de moi ?

je risque de déplaire ?

je dois défendre une idée ?


Qu’est-ce que je n’exprime pas suffisamment aujourd’hui ?

Une opinion ?

Un besoin ?

Une ambition ?

Une limite ?

Un désaccord ?

Une demande ?


Quelle place ai-je envie d’occuper davantage ?

Plus :

autonome ?

visible ?

créative ?

responsable ?

influente ?

équilibrée ?

reconnue ?


Qu’est-ce que j’attends encore que les autres m’autorisent à faire ?

Demander ?

Évoluer ?

Refuser ?

Changer ?

Proposer ?

Réussir ?


Quelle action concrète traduirait davantage la place que je souhaite prendre ?

Une conversation ?

Une demande ?

Une proposition ?

Une candidature ?

Une prise de parole ?

Une négociation ?

Une décision ?


À MÉDITER

Prendre votre place ne consiste pas à devenir plus important que les autres.

Cela consiste à arrêter de vous rendre moins important dans les décisions qui concernent votre propre vie.


Quand vous savez quelle place vous voulez… mais n’arrivez toujours pas à la prendre

Vous pouvez comprendre :

que vous vous effacez,

savoir :

ce que vous voulez,

identifier :

ce que vous aimeriez dire,

et pourtant :

rester silencieux.

Parce qu’entre :

comprendre

et :

agir,

peuvent encore intervenir :

la peur du rejet,

la peur du conflit,

la culpabilité,

la peur du regard des autres,

un sentiment d’illégitimité,

des habitudes anciennes de suradaptation,

ou :

la crainte de perdre une forme de sécurité.

Dans ce cas, vous n’avez peut-être pas besoin :

d’une nouvelle explication sur ce que signifie :

prendre votre place.

Vous avez besoin de comprendre :

ce qui vous empêche personnellement de le faire.


Le regard du Coach & Thérapeute


Lorsqu’une personne me dit :

« Je n’arrive pas à prendre ma place »

je cherche d’abord à comprendre :

« Quelle place ? »

Parce que cette phrase peut recouvrir :

des réalités très différentes.

La personne peut vouloir :

être davantage entendue,

faire reconnaître son travail,

prendre plus de responsabilités,

oser une évolution,

exprimer davantage ses besoins,

quitter une position qui ne lui correspond plus,

ou :

simplement arrêter de se sentir constamment moins légitime que les autres.

Je cherche ensuite avec elle :

ce qu’elle souhaite réellement,

ce qu’elle n’ose pas encore exprimer,

ce qu’elle craint de perdre si elle change de position,

la manière dont son environnement réagit lorsqu’elle s’affirme,

et :

quelle première action pourrait permettre :

de faire évoluer sa place.

L’objectif n’est pas :

de lui apprendre à s’imposer.

Il est de l’aider à construire :

une position professionnelle dans laquelle elle puisse davantage exister sans avoir besoin d’effacer les autres… ni de s’effacer elle-même.


Conclusion

Prendre votre place professionnellement ne consiste pas nécessairement :

à devenir :

plus visible,

plus puissant,

plus ambitieux,

ou :

plus important.

Cela consiste à construire une relation au travail dans laquelle :

vos besoins existent,

vos limites comptent,

vos idées peuvent être exprimées,

vos aspirations peuvent être entendues,

votre contribution peut être reconnue,

et :

vos décisions peuvent davantage vous appartenir.

Vous pouvez continuer :

à coopérer,

à tenir compte des autres,

à faire des compromis,

et :

à respecter un cadre.

Mais vous n’avez pas besoin :

de disparaître à l’intérieur de ce cadre.

Après avoir clarifié :

vos repères,

votre projet,

et :

votre confiance,

prendre votre place consiste progressivement à transformer :

ce que vous savez de vous

en :

une manière plus consciente d’habiter votre vie professionnelle.


Pour poursuivre votre réflexion

Cet article prolonge directement :

Votre confiance professionnelle se construit. Appuyez-vous sur vos expériences pour agir malgré le doute.

Vous pouvez également retrouver le parcours :

CONSTRUIRE MA VIE PROFESSIONNELLE

Et si votre difficulté porte principalement sur :

dire ce que vous pensez,

exprimer vos besoins,

refuser,

ou :

poser vos limites,

vous pouvez poursuivre avec :

Comment vous affirmer et poser vos limites avec calme et assurance. 


Et si vous commenciez à prendre un peu plus votre place ?

Vous n’avez peut-être pas besoin :

de devenir :

plus dur,

plus affirmatif,

plus visible,

ou :

plus ambitieux.

Vous pouvez commencer par regarder :

où vous vous mettez encore en retrait,

ce que vous n’exprimez pas,

ce que vous acceptez alors que cela ne vous convient plus,

ce que vous aimeriez demander,

et :

la place que vous souhaitez réellement occuper aujourd’hui.

Un premier échange peut vous aider à clarifier :

ce que vous voulez,

ce qui vous retient,

ce qui appartient à votre propre fonctionnement,

ce qui appartient à votre environnement,

et :

le premier changement de position qui pourrait devenir possible.

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