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Trauma d’abandon : « Je peux être laissé·e à tout moment »


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Quand la peur d’être quitté·e influence vos émotions, vos relations et vos choix, souvent sans que vous en ayez conscience.

Quand la peur d’être abandonné·e ne vous quitte jamais vraiment

Le trauma d’abandon ne se manifeste pas toujours par une peur consciente.
Il agit souvent de manière plus subtile, à travers des pensées comme :

  • « Je vais finir seul·e »

  • « Je m’attache trop »

  • « Si je montre qui je suis vraiment, on va me quitter »

  • « Je dois faire des efforts pour être aimé·e »

Le point commun : une insécurité profonde dans le lien.

Même lorsque la relation est stable,
une part de vous reste en alerte, comme si la séparation pouvait arriver à tout moment.

À RETENIR

Le trauma d’abandon n’est pas un manque d’amour.
C’est une peur ancienne de perdre le lien, réactivée dans le présent.

Qu’est-ce qu’un trauma d’abandon, exactement ?

Le trauma d’abandon se développe lorsqu’une personne a vécu, à un moment clé de sa vie,
une rupture de lien vécue comme insupportable, sans sécurité suffisante pour y faire face.

Cela peut être lié à :

  • une séparation précoce,

  • un parent émotionnellement absent,

  • des ruptures répétées,

  • des promesses non tenues,

  • une instabilité affective.

Ce n’est pas toujours l’abandon réel qui traumatise,
mais le sentiment d’avoir été laissé·e seul·e émotionnellement.

Un abandon peut être invisible

Beaucoup de personnes disent :

  • « On ne m’a jamais abandonné »

  • « J’ai toujours été entouré·e »

Pourtant, on peut se sentir abandonné sans être physiquement seul·e.

L’abandon émotionnel, l’imprévisibilité ou l’indisponibilité affective
peuvent créer la même empreinte traumatique.

ERREUR FRÉQUENTE

Penser que le trauma d’abandon concerne uniquement les ruptures ou les départs physiques.
L’abandon émotionnel est tout aussi impactant.

Comment le trauma d’abandon se manifeste dans la vie adulte

Dans les émotions

On observe souvent :

  • une peur intense de la séparation,

  • une anxiété relationnelle,

  • une tristesse profonde lors des distances,

  • un sentiment de vide quand l’autre s’éloigne.

Dans les relations

Le trauma d’abandon se rejoue fréquemment à travers :

  • l’hyper-attachement,

  • la dépendance affective,

  • la peur d’exprimer ses besoins,

  • des relations instables ou déséquilibrées,

  • l’alternance entre fusion et peur d’être envahi·e.

Le lien devient à la fois vital et menaçant.

Dans les comportements

Certaines stratégies inconscientes apparaissent :

  • faire passer les besoins de l’autre avant les siens,

  • tolérer l’inacceptable par peur de perdre,

  • s’accrocher à des relations insécurisantes,

  • ou au contraire, quitter avant d’être quitté·e.

À RETENIR

Le trauma d’abandon pousse souvent
à choisir la sécurité apparente plutôt que la sécurité réelle.

Pourquoi le trauma d’abandon est si puissant

Le lien est un besoin fondamental.
Lorsque ce lien devient source de danger ou d’insécurité,
le système nerveux apprend que :

  • aimer = risquer de perdre,

  • s’attacher = souffrir,

  • dépendre = danger.

Le trauma d’abandon est avant tout un trauma de survie relationnelle.



Peut-on guérir d’un trauma d’abandon ?

Oui.
Mais pas en se forçant à « ne plus avoir peur ».

La réparation passe par :

  • la reconnaissance de la blessure,

  • la création de sécurité intérieure,

  • l’apprentissage de relations plus stables,

  • la régulation du système nerveux.

Il ne s’agit pas de devenir indépendant·e à tout prix,
mais de se sentir suffisamment en sécurité dans le lien.

CONSEIL DU THÉRAPEUTE

Ne cherchez pas à supprimer votre peur de l’abandon.
Cherchez à sécuriser la part de vous qui a appris qu’aimer était dangereux.

Quand se faire aider face au trauma d’abandon ?

  • si vos relations sont source d’angoisse constante,

  • si vous vous perdez dans le lien,

  • si la peur de perdre l’autre dicte vos choix,

  • si vous alternez entre attachement intense et épuisement émotionnel.

Se faire accompagner permet de réapprendre une sécurité relationnelle progressive.

Conclusion : ce n’est pas l’amour qui fait peur, c’est la perte

Si vous vous reconnaissez dans ce trauma,
cela ne signifie pas que vous êtes « trop dépendant·e » ou « trop sensible ».

Cela signifie que votre système nerveux a appris très tôt que le lien pouvait disparaître.

Ce qui a été appris pour survivre
peut, avec de la sécurité et de la conscience,
être progressivement désappris.

Pour aller plus loin dans le pilier Traumas


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