MA VIE FAMILIALE

Nous naissons dans une famille avant même de pouvoir choisir la place que nous y occupons.

Nous y recevons nos premiers liens.

Nos premières règles.

Nos premières manières d’aimer, de nous protéger, de communiquer, de nous disputer ou de nous réconcilier.

Puis la famille évolue.

Nous grandissons.

Nous quittons parfois le foyer.

Nous devenons conjoint, parent, beau-parent, grand-parent.

Nos enfants deviennent adultes.

Nos propres parents vieillissent.

Des familles se séparent, se recomposent, s’agrandissent.

Et les places que nous pensions connaître doivent parfois être entièrement réinventées.

La vie familiale n’est donc pas une réalité figée.

C’est un système vivant qui traverse les âges, les générations, les événements et les transformations de chacun.

La question n’est peut-être pas seulement :

« Quelle famille ai-je ? »

Mais aussi :

« Quelle vie familiale ai-je envie de vivre et de construire avec ceux qui comptent pour moi ? »


Qu’est-ce que ma vie familiale ?

Notre vie familiale ne se limite pas à la famille dans laquelle nous sommes nés.

Elle peut comprendre :

nos parents,

nos frères et sœurs,

notre conjoint,

nos enfants,

nos petits-enfants,

nos grands-parents,

nos beaux-parents,

nos gendres et belles-filles,

nos beaux-enfants,

les enfants de notre conjoint,

et parfois d’autres personnes avec lesquelles nous avons construit un lien familial important.

Certaines familles sont très proches.

D’autres sont plus distantes.

Certaines se retrouvent souvent.

D’autres fonctionnent avec peu de contacts.

Certaines offrent beaucoup de sécurité.

D’autres sont traversées par :

des tensions,

des non-dits,

des conflits,

des ruptures,

des attentes,

ou des rôles devenus difficiles à quitter.

Il n’existe pas une seule manière de « faire famille ».

Mais il existe une question essentielle :

« Est-ce que les liens familiaux que je vis aujourd’hui me permettent suffisamment d’aimer, d’appartenir… et d’exister moi-même ? »


Nous appartenons d’abord à une famille d’origine

Avant de construire notre propre vie familiale, nous sommes :

l’enfant de quelqu’un.

Le frère ou la sœur de quelqu’un.

Le petit-enfant d’une histoire qui a commencé avant nous.

Nous recevons alors bien plus qu’un nom.

Nous apprenons progressivement :

ce qui se fait,

ce qui ne se fait pas,

ce que l’on dit,

ce que l’on tait,

ce qui est valorisé,

ce qui fait peur,

ce qui rapproche,

ce qui provoque les conflits.

Nous recevons aussi :

des valeurs,

des croyances,

des modèles relationnels,

des manières de gérer les émotions,

des représentations du couple,

du travail,

de l’éducation,

de la réussite,

de l’argent,

de la famille elle-même.

Ces fondements participent à notre construction.

Ils peuvent devenir :

des ressources importantes,

des repères,

un sentiment d’appartenance.

Mais certains peuvent également continuer à nous influencer longtemps après que nous avons quitté notre famille d’origine.

Pour approfondir cette dimension :

FONDEMENTS : vos racines vous construisent. Trouvez l’équilibre


Trouver sa place dans sa famille

Dans toutes les familles, des places apparaissent.

Parfois explicitement.

Souvent implicitement.

Il peut y avoir :

celui qui rassure,

celle qui s’occupe de tout,

celui qui réussit,

celle qui apaise les conflits,

celui qui ne fait pas de vagues,

celle qui conteste,

celui qui inquiète,

celle sur qui l’on peut toujours compter.

Ces places peuvent nous aider à fonctionner ensemble.

Mais elles peuvent aussi devenir :

des rôles dont il devient difficile de sortir.

L’enfant responsable peut continuer à tout porter à cinquante ans.

Le médiateur peut se sentir obligé de réconcilier tout le monde.

Celui qui a toujours été considéré comme fragile peut avoir du mal à être reconnu comme adulte.

Grandir signifie parfois aussi :

laisser évoluer la place que notre famille nous avait attribuée.


Devenir parent transforme ma propre vie

Devenir parent ne signifie pas seulement :

avoir un enfant.

C’est aussi entrer dans :

une nouvelle étape de sa propre vie.

Nous restons :

un homme,

une femme,

un conjoint,

un professionnel,

un ami,

un fils,

une fille.

Mais une nouvelle dimension apparaît :

nous devenons aussi père ou mère.

Et avec cette nouvelle place arrivent :

de nouvelles responsabilités,

de nouvelles priorités,

de nouvelles inquiétudes,

de nouvelles décisions,

et parfois une nouvelle manière :

de nous regarder nous-mêmes.

Pour certains, devenir père peut représenter une étape importante dans le passage :

du garçon que l’on a été

à

l’homme que l’on devient et au père que l’on choisit d’être.

Pour certaines, devenir mère peut également faire émerger une nouvelle articulation entre :

la fille que l’on a été,

la femme que l’on est

et

la mère que l’on devient.

Mais ces nouvelles identités ne remplacent pas les précédentes.

Elles viennent :

s’y ajouter.

Nous pouvons être simultanément :

parent,

conjoint,

enfant de nos propres parents,

professionnel,

ami,

et personne avec ses propres besoins.

C’est parfois là que commence une difficulté très concrète :

comment assumer de nouvelles responsabilités sans disparaître derrière l’unique rôle de parent ?

Devenir parent demande donc aussi d’apprendre progressivement :

à faire vivre plusieurs dimensions de soi sans que l’une absorbe toutes les autres.


Schéma montrant comment devenir parent transforme la vie personnelle : passage d’homme ou de femme à parent, évolution des rôles, des responsabilités, des priorités et de l’équilibre familial.

Devenir parent transforme toute la famille

L’arrivée d’un enfant ne crée pas seulement :

un bébé.

Elle crée aussi :

un parent.

Et souvent :

une nouvelle famille.

Les places changent.

Les priorités changent.

Le temps disponible change.

Le couple change.

La relation avec nos propres parents peut également évoluer.

Nous pouvons alors nous demander :

Quel parent ai-je envie d’être ?

Mais cette question en réveille souvent une autre :

Qu’ai-je moi-même reçu de mes parents ?

Nous pouvons vouloir reproduire :

certaines valeurs,

certains gestes,

certaines traditions.

Et nous pouvons également vouloir faire autrement.

Devenir parent confronte ainsi parfois :

ce que nous avons reçu

à

ce que nous souhaitons transmettre.


Avec un bébé : créer le lien et trouver un nouvel équilibre

Les premiers mois d’un enfant mobilisent énormément :

de temps,

d’attention,

d’énergie,

d’émotions.

Les rythmes familiaux se réorganisent autour :

du sommeil,

des soins,

de la disponibilité,

de la sécurité.

Cette période peut être profondément heureuse.

Et profondément fatigante.

Les parents doivent souvent apprendre simultanément :

à découvrir leur enfant,

à se découvrir eux-mêmes comme parents,

et à préserver suffisamment :

leur couple,

leur vie personnelle,

leur repos,

leurs autres relations.

Une nouvelle famille se construit rarement en trouvant immédiatement son équilibre.

Elle le cherche :

progressivement.


Avec les jeunes enfants : accompagner sans tout contrôler

En grandissant, l’enfant explore.

Il expérimente.

Il teste.

Il apprend progressivement :

ce qui est possible,

ce qui ne l’est pas,

ce qui lui appartient,

ce qui appartient aux autres.

Pour les parents, une nouvelle tension apparaît souvent :

protéger sans empêcher de grandir.

Mettre des limites…

sans tout contrôler.

Donner de la sécurité…

sans empêcher l’autonomie.

Être disponible…

sans s’oublier entièrement.

La famille devient alors un lieu où se construisent progressivement :

des règles,

des habitudes,

des responsabilités,

et une certaine manière :

de vivre ensemble.


L’école fait entrer la famille dans un nouvel univers

Avec l’école apparaissent :

les apprentissages,

les comparaisons,

les enseignants,

les autres enfants,

les devoirs,

les réussites,

les difficultés.

Les parents peuvent alors se retrouver confrontés :

à leurs propres souvenirs scolaires,

à leurs attentes,

à leurs inquiétudes,

à leur représentation de la réussite.

La question n’est plus seulement :

« Comment va mon enfant ? »

Elle peut devenir :

« Comment l’accompagner sans faire de son parcours le prolongement de mes propres attentes ? »

Car soutenir un enfant signifie parfois également :

accepter qu’il ne réussisse pas, ne choisisse pas ou ne fonctionne pas exactement comme nous.


L’adolescence transforme la relation parent-enfant

L’adolescent cherche progressivement à devenir :

lui-même.

Il remet en question certaines règles.

Il s’éloigne parfois.

Il conteste.

Il expérimente.

Il protège davantage son intimité.

Pour les parents, cette évolution peut être déstabilisante.

L’enfant qui avait besoin d’être accompagné cherche désormais :

davantage d’autonomie.

La relation doit alors progressivement se transformer.

Il ne s’agit plus seulement :

de protéger.

Mais aussi :

de faire confiance,

d’accepter certaines différences,

de poser des limites suffisamment claires,

et de laisser émerger une personne distincte.

L’adolescence est ainsi souvent une transition pour :

l’enfant

mais également pour :

toute la famille.


Quand les enfants deviennent adultes

Un enfant adulte reste :

notre enfant.

Mais il n’est plus :

un enfant.

Cette distinction peut sembler évidente.

Elle ne l’est pas toujours dans les relations familiales.

L’enfant adulte construit :

sa vie,

ses relations,

ses choix,

son travail,

sa famille peut-être,

ses propres valeurs.

Et certains de ces choix peuvent être très différents :

de ceux que ses parents auraient faits.

La relation doit alors évoluer vers quelque chose de nouveau :

une relation entre adultes qui restent liés par une histoire familiale particulière.

Aimer son enfant adulte suppose parfois :

de conseiller moins,

de contrôler moins,

de laisser davantage de place,

et d’accepter :

qu’il vive sa propre vie.


Devenir grand-parent : une nouvelle place à inventer

Avec l’arrivée des petits-enfants, une nouvelle génération apparaît.

Nous devenons parfois :

grand-mère,

grand-père.

Cette place peut être source :

de joie,

de transmission,

de complicité,

de continuité.

Mais elle demande aussi parfois de trouver :

la bonne distance.

Les grands-parents peuvent avoir envie :

d’aider,

de transmettre,

de partager leur expérience.

Les parents, eux, construisent :

leur propre manière d’élever leurs enfants.

Une question devient alors centrale :

Comment être présent sans prendre la place des parents ?

La relation entre générations peut devenir extrêmement riche lorsque chacun peut :

occuper sa place sans devoir prendre celle de l’autre.


La fratrie continue souvent d’évoluer toute la vie

Nos frères et sœurs font partie de nos premières expériences :

de proximité,

de partage,

de compétition,

de comparaison,

de jalousie,

de solidarité.

En devenant adultes, les liens de fratrie peuvent :

se renforcer,

s’apaiser,

s’éloigner,

se transformer.

Mais certains rôles anciens peuvent persister longtemps.

Le « petit dernier ».

La « grande sœur responsable ».

Celui qui réussit.

Celui que l’on protège.

Celui qui dérange.

Certaines situations réactivent particulièrement ces anciennes places :

les fêtes familiales,

les décisions concernant les parents,

les héritages,

la maladie,

le vieillissement.

La fratrie adulte doit parfois apprendre elle aussi :

à se rencontrer autrement.


Les familles recomposées : créer une famille sans effacer celles qui existaient avant

Une famille recomposée ne commence jamais réellement :

de zéro.

Elle rassemble souvent plusieurs histoires.

Des enfants.

Des parents.

Des ex-conjoints.

Des habitudes.

Des règles.

Des manières d’éduquer.

Des blessures parfois.

Des fidélités aussi.

Le beau-parent peut chercher :

sa place.

L’enfant peut craindre :

de trahir l’un de ses parents en s’attachant à l’autre famille.

Le parent peut se sentir partagé :

entre son nouveau couple et ses enfants.

La famille recomposée demande donc souvent :

du temps.

Elle ne consiste pas à recréer immédiatement une famille « comme si elle avait toujours existé ».

Elle consiste plutôt à construire :

un nouvel ensemble dans lequel chacun puisse progressivement trouver une place suffisamment juste.


Les belles-familles : accueillir une autre manière de faire famille

Vivre en couple signifie souvent également entrer :

dans une autre famille.

Avec :

ses habitudes,

ses traditions,

ses règles implicites,

ses fêtes,

ses manières de communiquer,

ses proximités,

ses susceptibilités.

Nous devenons :

gendre,

belle-fille,

beau-fils,

belle-mère,

beau-père.

Et ces nouvelles relations ne sont pas toujours simples.

Quelle place donner à la belle-famille ?

Jusqu’où s’adapter ?

Qui décide des fêtes ?

Comment préserver le couple lorsque les familles respectives prennent beaucoup de place ?

Ces questions touchent souvent :

aux frontières entre les générations,

à la loyauté,

à l’appartenance,

et à l’autonomie du couple.


Prendre soin de ses parents lorsqu’ils vieillissent

Avec le temps, les rôles peuvent progressivement s’inverser.

Les parents qui nous protégeaient peuvent avoir besoin :

d’aide,

de présence,

de décisions,

de soins.

Cette période peut réveiller :

de l’affection,

de la gratitude,

mais aussi :

de la fatigue,

de la culpabilité,

des conflits anciens,

des désaccords dans la fratrie.

Prendre soin ne signifie pas forcément :

tout porter.

La question devient parfois :

« Comment être présent pour mes parents tout en continuant à vivre ma propre vie ? »

Cette recherche d’équilibre peut devenir particulièrement importante lorsque la dépendance augmente.


Aimer sa famille ne signifie pas tout accepter

La famille possède une place particulière.

Nous pouvons nous sentir liés :

par l’histoire,

par l’amour,

par le devoir,

par la gratitude,

par la culpabilité,

par les attentes.

Et parfois :

parce que « c’est la famille ».

Mais aimer quelqu’un ne signifie pas nécessairement :

accepter toutes ses paroles,

tous ses comportements,

toutes ses intrusions.

Il peut être nécessaire :

de poser une limite,

de prendre de la distance,

de refuser certaines demandes,

de protéger son couple,

ses enfants,

ou simplement :

son propre équilibre.

Poser une limite familiale ne signifie pas toujours :

rompre le lien.

Cela peut parfois permettre :

de continuer à être en relation sans devoir se renier.


Les conflits familiaux réveillent parfois des tensions plus anciennes

Certaines disputes familiales semblent commencer à propos :

d’un repas,

d’une invitation,

d’une remarque,

d’une décision,

de l’éducation d’un enfant,

d’un héritage.

Mais l’intensité du conflit peut parfois dépasser largement :

ce qui vient réellement de se passer.

Une parole actuelle peut réveiller :

un ancien sentiment d’injustice,

une rivalité entre frères et sœurs,

un besoin de reconnaissance jamais satisfait,

une ancienne place dans la famille,

une blessure relationnelle,

des frustrations accumulées.

C’est pourquoi certaines situations apparemment banales peuvent provoquer :

des réactions particulièrement fortes.

Nous ne réagissons alors pas seulement :

à la situation présente.

Nous pouvons également réagir :

à tout ce qu’elle vient réactiver dans l’histoire de la relation.

Apaiser certains conflits familiaux suppose donc parfois de distinguer :

ce qui se passe aujourd’hui

de

ce qui appartient à une histoire plus ancienne.


Ce que nous voulons transmettre… et ce que nous voulons arrêter de transmettre

Chaque génération reçoit quelque chose.

Et chaque génération transmet quelque chose.

Nous transmettons :

des valeurs,

des histoires,

des gestes,

des traditions,

des manières d’aimer,

des manières de parler,

des façons de gérer les conflits.

Mais nous pouvons également transmettre :

des peurs,

des silences,

des interdits,

des rôles,

des loyautés.

Grandir peut alors nous permettre de nous demander :

Qu’est-ce que je souhaite continuer à transmettre ?

Et :

qu’est-ce que je veux que cela s’arrête avec moi ?

Il ne s’agit pas de rejeter son histoire.

Il s’agit parfois simplement :

d’en devenir un relais plus conscient.


Construire sa propre manière de faire famille

Nous pouvons aimer notre famille d’origine…

sans devoir reproduire exactement :

son fonctionnement.

Nous pouvons garder :

certaines traditions.

Certaines valeurs.

Certaines habitudes.

Et en transformer :

d’autres.

Construire sa propre vie familiale consiste progressivement à choisir :

comment nous voulons communiquer,

quelle place nous donnons aux enfants,

comment nous gérons les conflits,

comment nous partageons les responsabilités,

quelles relations nous entretenons avec les générations précédentes,

ce que nous voulons transmettre.

Nous ne choisissons pas :

tout ce que nous avons reçu.

Mais nous pouvons progressivement choisir davantage :

ce que nous souhaitons en faire.


Quelle place donner à ma famille dans l’équilibre de ma vie ?

Notre famille constitue un domaine essentiel de notre existence.

Mais elle n’est pas :

toute notre existence.

Notre vie familiale cohabite avec :

notre vie personnelle,

notre couple,

notre travail,

notre vie sociale,

nos besoins de solitude,

nos projets.

Selon les périodes, la famille peut nécessiter énormément :

de temps,

d’attention,

d’énergie.

Un bébé.

Un adolescent en difficulté.

Un enfant qui quitte le foyer.

Des petits-enfants.

Un parent vieillissant.

Une séparation familiale.

L’équilibre ne signifie donc pas :

répartir exactement notre temps entre tous nos domaines de vie.

Il consiste plutôt à pouvoir se demander :

« La place que ma famille occupe aujourd’hui dans mon temps et mon énergie correspond-elle suffisamment à mes responsabilités, à mes besoins et à ce qui compte pour moi ? »


Quelle vie familiale ai-je réellement envie de vivre ?

Nous pouvons nous poser quelques questions.

Quelle place ai-je envie d’occuper dans ma famille ?

Est-ce la place que j’occupe aujourd’hui ?

Ou celle que j’occupe depuis :

toujours ?

Quels liens ai-je envie de préserver ?

Avec qui ai-je envie :

de rester proche,

de renouer,

de faire évoluer la relation ?

Où ai-je besoin de davantage de limites ?

Dans quelles relations familiales ai-je tendance :

à trop accepter,

à trop porter,

à me sentir responsable de tout ?

Qu’ai-je envie de transmettre ?

Quelles valeurs ?

Quels souvenirs ?

Quelle manière d’être ensemble ?

Qu’ai-je envie de faire différemment ?

Quels fonctionnements familiaux ne correspondent plus :

à ce que j’ai envie de vivre aujourd’hui ?

Ces questions permettent progressivement de passer :

de la famille que j’ai reçue

à

la vie familiale que j’ai envie de construire.


Quand ma vie familiale devient une source de souffrance

Certaines situations dépassent la simple recherche :

d’un meilleur équilibre familial.

Nous pouvons nous sentir :

prisonniers d’un rôle,

incapables de poser des limites,

rejetés,

abandonnés,

constamment culpabilisés,

pris dans des conflits répétitifs,

ou profondément marqués par certaines expériences familiales.

Parfois, ce sont aussi :

des loyautés,

des transmissions,

des blessures,

des traumatismes,

ou des stratégies de protection anciennes

qui continuent d’influencer la manière dont nous vivons nos liens familiaux.

La question n’est alors plus seulement :

« Quelle famille voudrais-je vivre ? »

Elle devient également :

« Qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui de prendre une place plus juste dans ma famille ? »

Vous pouvez alors poursuivre votre exploration avec :

MES DIFFICULTÉS : comprendre ce qui vous freine pour mieux agir


Le regard du Coach & Thérapeute

Une famille n’est jamais constituée :

d’individus totalement indépendants.

Lorsqu’une personne change :

sa manière de parler,

de poser ses limites,

de prendre sa place,

de répondre,

le système relationnel peut également être amené à évoluer.

Ce changement n’est pas toujours immédiatement confortable.

Lorsque nous cessons d’occuper une ancienne place, les autres membres de la famille peuvent parfois chercher :

à retrouver l’ancien équilibre.

Le travail ne consiste donc pas nécessairement :

à changer sa famille.

Il peut parfois commencer par :

changer la manière dont nous prenons notre place à l’intérieur de cette famille.

Avec davantage :

de conscience,

de liberté,

de responsabilité,

et de respect :

pour les autres

comme pour soi.


Conclusion

La famille nous accompagne souvent :

bien au-delà de l’enfance.

Elle évolue.

Elle s’agrandit.

Elle se transforme.

Les enfants grandissent.

Les parents vieillissent.

Les couples se forment.

Les familles se recomposent.

De nouvelles générations arrivent.

Et chacun doit régulièrement :

retrouver sa place.

Construire une vie familiale suffisamment juste ne signifie pas :

avoir une famille parfaite.

Cela signifie peut-être plutôt :

pouvoir aimer sans s’effacer,

transmettre sans imposer,

aider sans tout porter,

rester proche sans tout accepter,

et permettre à chacun :

de grandir sans cesser d’appartenir.


Articles à venir

    Cette rubrique sera progressivement enrichie pour accompagner les différentes étapes et transformations de la vie familiale.

    • Devenir parent : comment trouver sa nouvelle place ?
    • L’arrivée d’un bébé : quand toute la famille doit retrouver son équilibre
    • Petite enfance : protéger, poser des limites et laisser grandir
    • Mon enfant entre à l’école : comment l’accompagner sans projeter mes attentes ?
    • Vivre avec un adolescent : comment rester parent lorsque l’enfant réclame son autonomie ?
    • Quand les enfants quittent la maison : retrouver une nouvelle vie familiale
    • Parents et enfants adultes : comment construire une relation d’adulte à adulte ?
    • Devenir grand-parent : transmettre sans prendre la place des parents
    • Frères et sœurs adultes : pourquoi les rôles de l’enfance persistent-ils parfois ?
    • Famille recomposée : comment construire une place pour chacun ?
    • Beau-parent : quelle place prendre auprès des enfants de l’autre ?
    • Belle-famille : comment trouver sa place sans fragiliser son couple ?
    • Prendre soin de ses parents vieillissants sans s’oublier
    • Poser des limites à sa famille sans rompre le lien
    • Quand les fêtes de famille réveillent les anciennes tensions
    • Ce que je veux transmettre à mes enfants… et ce que je veux arrêter de transmettre
    • Peut-on prendre de la distance avec sa famille sans cesser de l’aimer ?
    • Comment trouver l’équilibre entre famille, couple, travail, vie sociale et temps pour soi ?

    Pour poursuivre votre réflexion

    Notre manière de vivre nos relations familiales est étroitement liée à notre histoire, à nos fondements, à notre identité et à notre besoin d’appartenance.

    FONDEMENTS : vos racines vous construisent. Trouvez l’équilibre

    APPARTENANCE : comment être relié aux autres sans cesser d’être moi-même ?

    Vos relations vous influencent. Choisissez-les avec discernement !


    Et si vous preniez le temps de regarder la place que vous occupez dans votre famille ?

    Quels liens souhaitez-vous :

    préserver ?

    faire évoluer ?

    apaiser ?

    Dans quelles relations avez-vous besoin :

    de davantage de proximité ?

    de davantage de liberté ?

    ou simplement :

    d’une place plus juste ?

    Un accompagnement peut vous aider à clarifier ce que vous souhaitez vivre dans votre famille et à faire évoluer la manière dont vous prenez votre place dans vos relations familiales.

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