L'HYPNOSE

4 vues

Comprendre l’hypnose conversationnelle, ericksonienne, humaniste et les différentes approches hypnotiques

Vous entendez peut-être parler d’hypnose ericksonienne, d’hypnose conversationnelle, d’hypnose humaniste, d’hypnose classique, d’hypnose régressive, d’hypnose symbolique, d’hypnose intégrative, de neurohypnose ou encore d’autohypnose.

Face à toutes ces appellations, une question revient souvent :

Existe-t-il plusieurs hypnoses… ou plusieurs manières d’utiliser un même phénomène hypnotique ?

La réponse se situe probablement entre les deux.

L’hypnose désigne à la fois :

  • un ensemble de phénomènes liés à l’attention, à l’absorption, à l’imagination et à la suggestion ;
  • une expérience subjective particulière ;
  • des techniques permettant de favoriser cette expérience ;
  • un outil pouvant être intégré à une démarche médicale, psychologique, thérapeutique, relationnelle ou de coaching ;
  • différentes traditions de pratique, chacune mettant l’accent sur certains aspects du processus.

Toutes les personnes ne vivent pas l’hypnose de la même manière.

Certaines ressentent une détente profonde.
D’autres restent très conscientes de ce qui se passe.
Certaines perçoivent des images, des sensations ou des souvenirs.
D’autres vivent surtout une modification de leur dialogue intérieur, de leur perception corporelle ou de leur relation au problème.

L’hypnose n’impose donc pas une expérience unique.

Elle ouvre un espace dans lequel l’attention peut se réorganiser, l’imagination devenir plus mobilisable et certaines réponses habituelles devenir momentanément plus souples.

À RETENIR​​​​​​​

L’hypnose n’est pas nécessairement un sommeil, une perte de conscience ou un abandon de volonté.

Elle peut être comprise comme une manière particulière de focaliser l’attention, de réduire temporairement l’importance accordée à certains éléments de l’environnement et d’augmenter la disponibilité à certaines expériences, représentations ou suggestions.

 
Qu’est-ce que l’hypnose ?

 
Une expérience de focalisation et d’absorption

L’American Psychological Association reprend une définition de l’hypnose comme un état de conscience comportant une attention focalisée, une diminution de la conscience périphérique et une capacité accrue à répondre à la suggestion.

Cette définition ne signifie pas que la personne devient passive ou incapable de réfléchir.

Elle décrit plutôt une modification de la manière dont l’attention est distribuée.

Dans la vie quotidienne, des phénomènes proches de l’absorption peuvent déjà apparaître lorsque vous êtes :

  • plongé dans un livre ;
  • absorbé par un film ;
  • concentré sur une tâche créative ;
  • perdu dans vos pensées ;
  • captivé par une musique ;
  • tellement habitué à un trajet que vous arrivez presque sans avoir conscience de chaque étape.

Ces expériences ordinaires ne sont pas automatiquement de l’hypnose thérapeutique. Elles montrent cependant que l’attention humaine peut naturellement se réorganiser et privilégier certains éléments au détriment d’autres.

Dans un accompagnement hypnotique, cette capacité est utilisée de manière intentionnelle, avec un objectif défini et dans un cadre relationnel précis.

 
L’hypnose est-elle un état modifié de conscience ?

L’expression état modifié de conscience est fréquemment utilisée.

Elle permet de décrire une expérience différente du fonctionnement ordinaire, sans pour autant signifier que la conscience disparaît.

La recherche scientifique n’est pas organisée autour d’une théorie unique de l’hypnose.

Certaines conceptions insistent sur l’existence d’un état hypnotique spécifique. D’autres mettent davantage l’accent sur les processus cognitifs et relationnels impliqués :

  • focalisation attentionnelle ;
  • attentes ;
  • imagination ;
  • absorption ;
  • motivation ;
  • contexte ;
  • relation avec le praticien ;
  • interprétation donnée à l’expérience ;
  • réponse aux suggestions.

Ces différentes perspectives ne s’excluent pas nécessairement dans la pratique.

L’hypnose peut être envisagée comme une expérience subjective particulière, soutenue par des mécanismes attentionnels, cognitifs, émotionnels, corporels et relationnels.

 
L’hypnose n’est pas du sommeil

Le mot hypnose vient historiquement d’une racine associée au sommeil. Pourtant, la personne hypnotisée n’est généralement pas endormie.

Elle peut :

  • entendre la voix du praticien ;
  • réfléchir ;
  • parler ;
  • bouger ;
  • ouvrir les yeux ;
  • signaler un inconfort ;
  • modifier une proposition ;
  • interrompre l’expérience.

Certaines formes d’hypnose utilisent une relaxation importante. D’autres se pratiquent les yeux ouverts, debout, en mouvement ou au cours d’une conversation apparemment ordinaire.

La profondeur de la détente ne constitue donc pas à elle seule une mesure de l’efficacité de l’hypnose.

 
L’hypnose n’est pas une perte de contrôle

L’une des peurs les plus fréquentes consiste à imaginer que le praticien pourrait prendre le contrôle de l’esprit de la personne.

Cette représentation est largement influencée par l’hypnose de spectacle, la fiction et les mises en scène culturelles.

Dans un accompagnement respectueux, la personne conserve sa capacité à :

  • accepter ou refuser une proposition ;
  • exprimer ses limites ;
  • rester en contact avec ses valeurs ;
  • interrompre la séance ;
  • demander une explication ;
  • reprendre une position plus ordinaire à tout moment.

L’hypnose ne devrait jamais être utilisée pour contourner le consentement.

Elle suppose au contraire un cadre éthique particulièrement clair, car les suggestions, les attentes et la confiance accordée au praticien peuvent influencer l’expérience.

 
Pourquoi utiliser l’hypnose ?

Nous pouvons parfois comprendre rationnellement ce qui nous arrive sans parvenir à modifier immédiatement nos réactions.

Nous savons qu’une peur est disproportionnée, mais le corps continue de réagir.

Nous savons qu’une habitude nous nuit, mais nous la répétons.

Nous voulons nous détendre, mais une partie de nous reste en alerte.

Nous souhaitons changer, mais nous retrouvons les mêmes pensées, les mêmes émotions ou les mêmes comportements.

Cette difficulté ne signifie pas nécessairement que nous manquons de volonté.

Une grande partie du fonctionnement humain s’appuie sur des processus devenus automatiques :

  • habitudes ;
  • associations émotionnelles ;
  • anticipations ;
  • réponses corporelles ;
  • apprentissages implicites ;
  • réflexes de protection ;
  • scénarios relationnels ;
  • représentations mentales ;
  • manières habituelles d’interpréter une situation.

L’hypnose peut aider à travailler avec ces automatismes autrement que par la seule analyse rationnelle.

Elle peut mobiliser :

  • l’imagination ;
  • les sensations corporelles ;
  • la visualisation ;
  • la mémoire ;
  • les métaphores ;
  • les émotions ;
  • les ressources personnelles ;
  • l’apprentissage de nouvelles réponses ;
  • l’expérimentation mentale ;
  • la modification de certaines perceptions.

L’hypnose ne remplace pas nécessairement la réflexion.

Elle permet souvent d’ajouter à la réflexion une expérience vécue, corporelle, émotionnelle, imagée ou symbolique.

 
Comment l’hypnose peut-elle agir ?

 
La focalisation de l’attention

Notre cerveau ne traite pas tous les éléments de la réalité avec la même intensité.

L’attention sélectionne.

Lorsque l’attention se concentre sur une sensation, une image ou une idée, cette expérience peut devenir temporairement plus présente que le reste.

Le praticien peut par exemple inviter la personne à porter son attention sur :

  • sa respiration ;
  • un point précis du corps ;
  • une sensation de chaleur ;
  • un souvenir apaisant ;
  • un mouvement ;
  • une image intérieure ;
  • le son de la voix ;
  • les changements qui apparaissent spontanément.

Cette focalisation ne sert pas seulement à se détendre. Elle peut permettre d’observer plus finement une expérience ou de modifier la place qu’elle occupe.

 
L’absorption

L’absorption désigne la capacité à s’engager profondément dans une expérience intérieure.

Une image imaginée peut alors devenir plus vivante.
Une sensation peut évoluer.
Une métaphore peut prendre une signification personnelle.
Une possibilité nouvelle peut être ressentie plutôt que seulement pensée.

L’imagination n’est pas utilisée pour nier la réalité, mais pour créer un espace d’expérimentation.

Une personne peut, par exemple, répéter mentalement une situation difficile en s’imaginant plus calme, plus stable ou plus libre de choisir sa réponse.

Cette répétition intérieure ne garantit pas à elle seule un changement. Elle peut cependant préparer de nouveaux apprentissages et diminuer le caractère totalement automatique de certaines réactions.

 
La suggestion

Une suggestion est une proposition susceptible d’orienter l’attention, l’imagination, la perception ou la réponse de la personne.

Elle peut être directe :

« Vous pouvez laisser votre respiration devenir plus calme. »

Elle peut être indirecte :

« Certaines personnes remarquent qu’à mesure qu’elles écoutent, leur respiration trouve naturellement son propre rythme. »

Elle peut être ouverte :

« Vous pourrez découvrir la manière qui vous convient pour retrouver davantage de stabilité. »

Elle peut être métaphorique :

« Il arrive qu’une mer agitée retrouve progressivement son mouvement naturel lorsque le vent commence à changer. »

Une suggestion éthique n’est pas un ordre dissimulé.

Elle propose une direction tout en respectant l’expérience, les limites et l’autonomie de la personne.

 
L’attente et le contexte

Les attentes influencent l’expérience hypnotique.

Une personne convaincue qu’elle doit perdre conscience pour « réussir » sa séance risque de croire qu’il ne s’est rien passé simplement parce qu’elle a tout entendu.

À l’inverse, une explication claire peut l’aider à observer des changements plus subtils :

  • modification du temps ressenti ;
  • sensation de légèreté ou de lourdeur ;
  • ralentissement des pensées ;
  • apparition d’images ;
  • distance émotionnelle différente ;
  • attention plus stable ;
  • mouvement spontané ;
  • perception corporelle modifiée.

Le contexte, la sécurité relationnelle et la compréhension du processus participent donc pleinement à l’expérience.

 
L’alliance entre la personne et le praticien

L’hypnose n’est pas seulement une succession de techniques.

La qualité de la relation compte.

Une séance devient plus difficile lorsque la personne ne se sent pas :

  • écoutée ;
  • respectée ;
  • comprise ;
  • libre de dire non ;
  • informée ;
  • en sécurité.

Le praticien doit pouvoir s’adapter à la personne plutôt que lui imposer un scénario standardisé.

Cette adaptation est particulièrement importante dans l’hypnose ericksonienne, conversationnelle et intégrative.

 
Comment se déroule une séance d’hypnose ?

Une séance ne commence pas nécessairement lorsque la personne ferme les yeux.Le travail débute souvent dès le premier échange.

 
1. Clarifier la demande

Le praticien cherche à comprendre :

  • ce que la personne vit ;
  • ce qu’elle souhaite voir évoluer ;
  • dans quelles situations la difficulté apparaît ;
  • ce qu’elle a déjà essayé ;
  • ce qui pourrait constituer un changement utile ;
  • les éventuelles précautions médicales ou psychologiques ;
  • ses attentes et ses appréhensions concernant l’hypnose.

Un objectif comme « je ne veux plus être anxieux » pourra être précisé.

La personne souhaite-t-elle :

  • retrouver plus rapidement son calme ?
  • mieux dormir avant un événement ?
  • diminuer certaines anticipations ?
  • se sentir plus stable dans son corps ?
  • réduire l’évitement ?
  • retrouver une capacité d’action ?

Plus l’objectif devient concret, plus le travail peut être ajusté.

 
2. Expliquer le cadre

Le praticien présente généralement :

  • ce qu’il propose ;
  • la manière dont la séance peut se dérouler ;
  • ce que la personne pourra ressentir ;
  • les limites de son intervention ;
  • la possibilité d’arrêter ou de modifier l’expérience ;
  • les autres prises en charge à maintenir.

Cette étape permet de diminuer les malentendus et les craintes.

 
3. Favoriser l’expérience hypnotique

L’entrée en hypnose est souvent appelée induction.

Elle peut utiliser :

  • la respiration ;
  • la fixation d’un point ;
  • la détente corporelle ;
  • le mouvement ;
  • le décompte ;
  • l’imagination ;
  • la confusion ;
  • la surprise ;
  • la conversation ;
  • l’observation des sensations ;
  • une histoire ou une métaphore.

L’induction n’est pas un passage magique entre deux mondes.

Elle constitue une manière d’aider la personne à changer progressivement de mode d’attention.

 
4. Réaliser le travail hypnotique

Le travail dépend de la demande et de l’approche utilisée.

Il peut inclure :

  • des suggestions ;
  • des métaphores ;
  • une visualisation ;
  • un travail corporel ;
  • une modification symbolique ;
  • une répétition mentale ;
  • la mobilisation d’un souvenir-ressource ;
  • l’exploration de différentes positions intérieures ;
  • une mise à distance ;
  • un rapprochement sécurisant ;
  • un dialogue avec une partie de soi ;
  • la transformation d’une représentation.

 
5. Revenir à une attention ordinaire

Le praticien accompagne ensuite le retour vers une attention plus habituelle.

La personne peut avoir besoin de quelques instants pour :

  • bouger ;
  • reprendre ses repères ;
  • ouvrir les yeux ;
  • décrire son expérience ;
  • boire de l’eau ;
  • identifier ce qui a changé.

 
6. Intégrer l’expérience

La séance ne se résume pas au temps passé sous hypnose.

Il peut être utile de préciser :

  • ce que la personne retient ;
  • ce qu’elle souhaite expérimenter dans son quotidien ;
  • les réactions à observer ;
  • les exercices d’autohypnose éventuels ;
  • les prochaines étapes de l’accompagnement.

 
Existe-t-il plusieurs formes d’hypnose ?

Les différentes appellations ne correspondent pas toutes au même niveau de classification.

Certaines désignent une tradition historique :

  • hypnose classique ;
  • hypnose ericksonienne.

D’autres décrivent une modalité de communication :

  • hypnose conversationnelle ;
  • communication hypnotique.

D’autres correspondent à un contexte d’application :

  • hypnose médicale ;
  • hypnoanalgésie ;
  • hypnose d’accompagnement ;
  • hypnose de spectacle.

D’autres encore désignent une école contemporaine ou une orientation particulière :

  • hypnose humaniste ;
  • nouvelle hypnose ;
  • hypnose intégrative ;
  • hypnose symbolique ;
  • hypnose holistique ;
  • neurohypnose.

Les frontières ne sont donc pas toujours nettes.

Un même praticien peut utiliser une communication ericksonienne, une induction conversationnelle, un travail symbolique et des exercices d’autohypnose dans une seule séance.

 
L’hypnose classique ou directive

L’hypnose classique est souvent associée à des inductions formelles et à des suggestions directes.

Le praticien peut employer des formulations comme :

« Fixez ce point. »
« Vos paupières deviennent lourdes. »
« Fermez les yeux. »
« Votre bras devient léger. »
« À trois, vous entrez plus profondément dans cet état. »

Cette approche recherche parfois des phénomènes hypnotiques observables :

  • fermeture des yeux ;
  • rigidité ou légèreté d’un membre ;
  • anesthésie d’une zone ;
  • modification d’une sensation ;
  • oubli temporaire ;
  • mouvement involontaire apparent.

 
L’hypnose classique est-elle autoritaire ?

Elle peut utiliser un style plus directif, mais directivité ne signifie pas nécessairement domination.

Une suggestion directe peut être parfaitement respectueuse lorsqu’elle est :

  • expliquée ;
  • consentie ;
  • appropriée ;
  • adaptée à la personne ;
  • utilisée dans un cadre clair.

Certaines personnes apprécient des instructions précises. D’autres se sentent davantage en sécurité avec un langage permissif.

La qualité de l’intervention dépend moins de l’étiquette que de l’ajustement du praticien.

 
Dans quelles situations peut-elle être utile ?

Des suggestions directes peuvent notamment être utilisées pour :

  • renforcer une sensation de confort ;
  • préparer un geste médical ;
  • modifier temporairement une perception ;
  • installer un signal de calme ;
  • faciliter un exercice d’autohypnose ;
  • accompagner un objectif précis.

L’hypnose moderne n’a donc pas nécessairement abandonné les suggestions directes. Elle les utilise souvent avec davantage de souplesse et de collaboration.

 
L’hypnose ericksonienne

 
Qui était Milton H. Erickson ?

Milton H. Erickson était un psychiatre américain dont la pratique a profondément influencé l’hypnose contemporaine et plusieurs courants de thérapie brève.

Son approche se distinguait des protocoles identiques appliqués à toutes les personnes.

Il cherchait plutôt à observer :

  • le langage de la personne ;
  • ses réactions ;
  • ses valeurs ;
  • ses résistances ;
  • son imaginaire ;
  • ses apprentissages ;
  • ses ressources ;
  • sa manière singulière d’entrer en relation.

L’une des idées centrales de son travail est celle d’utilisation : plutôt que de lutter contre ce que la personne apporte, le praticien peut s’appuyer sur ses attitudes, ses pensées, ses sensations et son comportement pour construire l’intervention.

 
Une approche individualisée

L’hypnose ericksonienne considère qu’une technique ne peut pas être séparée de la personne à laquelle elle s’adresse.

Une métaphore très efficace pour quelqu’un peut ne rien évoquer pour quelqu’un d’autre.

Une induction fondée sur la détente peut convenir à une personne et inquiéter celle qui redoute de lâcher le contrôle.

Le praticien adapte donc :

  • son rythme ;
  • son vocabulaire ;
  • ses images ;
  • son niveau de directivité ;
  • la durée de l’induction ;
  • les phénomènes recherchés ;
  • la manière d’utiliser les réactions de la personne.

 
Les suggestions indirectes

L’hypnose ericksonienne est souvent associée aux suggestions indirectes et permissives.

Au lieu d’affirmer :

« Vous allez vous détendre maintenant. »

Le praticien peut proposer :

« Vous pourrez peut-être remarquer qu’une partie de vous commence déjà à trouver une manière plus confortable de s’installer. »

Cette formulation laisse davantage d’espace à l’expérience personnelle.

Elle évite également de créer une opposition immédiate chez une personne qui penserait :

« Non, je ne me détends pas. »

 
Les métaphores

Les métaphores occupent une place importante dans la tradition ericksonienne.

Une histoire peut évoquer :

  • un passage ;
  • une réparation ;
  • un apprentissage ;
  • une transformation ;
  • une protection devenue trop rigide ;
  • un chemin à retrouver ;
  • une ressource oubliée ;
  • une nouvelle manière de franchir un obstacle.

La métaphore ne sert pas à imposer une interprétation cachée.

Elle ouvre un espace dans lequel la personne peut construire ses propres associations.

 
Les ressources de la personne

L’hypnose ericksonienne est souvent présentée comme une approche orientée vers les ressources.

Le mot inconscient y est fréquemment utilisé pour désigner les apprentissages, automatismes, capacités et processus qui ne sont pas entièrement accessibles à la réflexion volontaire.

Il est important de ne pas confondre cette notion clinique ou métaphorique avec une structure anatomique précise du cerveau.

L’inconscient, dans ce contexte, peut être compris comme une manière pratique de parler de tout ce qui fonctionne en nous sans être continuellement dirigé par la volonté consciente.

 
Hypnose ericksonienne et hypnose conversationnelle

Les deux approches se recoupent fréquemment, mais elles ne sont pas strictement synonymes.

L’hypnose ericksonienne constitue une tradition thérapeutique plus large.

L’hypnose conversationnelle désigne plus précisément l’utilisation de procédés hypnotiques dans le cours même d’un dialogue.

Un praticien peut donc utiliser l’hypnose conversationnelle dans une approche ericksonienne, médicale, intégrative ou orientée vers la communication.

 
L’hypnose conversationnelle

 
Une hypnose intégrée au dialogue

L’hypnose conversationnelle ne nécessite pas toujours une induction formelle.

La personne n’est pas obligatoirement invitée à :

  • fermer les yeux ;
  • s’allonger ;
  • écouter un décompte ;
  • entrer dans une relaxation profonde.

Le praticien utilise certains éléments de la communication hypnotique au cours d’un échange.

La littérature professionnelle la décrit notamment comme l’utilisation de procédés de langage issus de l’hypnose formelle au sein d’un dialogue poursuivant un objectif défini.

 
Quels procédés peuvent être utilisés ?

L’hypnose conversationnelle peut intégrer :

  • la reformulation ;
  • la focalisation de l’attention ;
  • les présuppositions ;
  • les métaphores ;
  • les questions orientées vers l’expérience ;
  • le langage sensoriel ;
  • les silences ;
  • le rythme de la voix ;
  • les suggestions ouvertes ;
  • les alternatives ;
  • les recadrages ;
  • l’évocation d’exceptions ;
  • l’orientation vers les ressources.

Une question telle que :

« À quel moment remarquez-vous que cette peur commence déjà à diminuer, même légèrement ? »

ne demande pas uniquement si la peur diminue.

Elle oriente aussi l’attention vers :

  • les variations ;
  • les exceptions ;
  • les premiers signes de changement ;
  • la possibilité d’une évolution.

 
La communication hypnotique dans le soin

L’hypnose conversationnelle est notamment utilisée dans certains contextes médicaux et soignants pour :

  • améliorer le confort ;
  • diminuer l’anticipation anxieuse ;
  • orienter l’attention ailleurs que vers un geste ;
  • éviter certaines formulations anxiogènes ;
  • soutenir la coopération ;
  • aider la personne à mobiliser ses propres repères de sécurité.

Par exemple, dire à quelqu’un :

« Attention, je vais vous faire très mal »

peut renforcer l’anticipation de la douleur.

Une communication plus ajustée ne consiste pas à mentir, mais à informer sans amplifier inutilement la menace.

 
Hypnose conversationnelle et influence

Toute communication influence en partie l’attention et la perception.

Cela ne signifie pas que toute conversation est de l’hypnose.

L’appellation devient problématique lorsqu’elle est utilisée pour promouvoir une prétendue capacité à manipuler une personne à son insu.

Dans un cadre thérapeutique ou d’accompagnement, l’utilisation intentionnelle de procédés hypnotiques doit respecter :

  • le consentement ;
  • l’objectif annoncé ;
  • l’autonomie ;
  • la confidentialité ;
  • la liberté de choix ;
  • l’absence d’emprise.

Une communication hypnotique éthique vise à renforcer les possibilités de la personne, non à prendre le pouvoir sur elle.

 
L’hypnose humaniste

 
Une approche contemporaine centrée sur la conscience

L’hypnose humaniste est une approche contemporaine développée en France et structurée notamment par Olivier Lockert et Patricia d’Angeli.

Ses fondateurs la présentent comme une forme d’hypnose visant une ouverture ou une augmentation de la conscience, plutôt qu’une diminution du contrôle conscient. La personne est invitée à participer activement au travail et à décrire ce qu’elle perçoit.

Cette manière de la décrire appartient au cadre théorique propre à cette école. L’« ouverture de conscience » ou la « conscience augmentée » ne constitue pas, en tant que telle, une catégorie scientifique standardisée de l’hypnose.

 
Une personne active pendant l’expérience

Dans cette approche, la personne peut :

  • parler ;
  • décrire ses images ;
  • identifier des symboles ;
  • agir mentalement sur une représentation ;
  • transformer un élément de son paysage intérieur ;
  • dialoguer avec certaines parties d’elle-même ;
  • rester activement associée au processus.

Le praticien guide, mais la personne effectue elle-même une partie importante du travail symbolique.

 
Les inductions dites en ouverture

Alors que de nombreuses inductions proposent de réduire progressivement le champ de l’attention, l’hypnose humaniste utilise souvent des formulations invitant à :

  • prendre conscience du corps ;
  • élargir l’attention ;
  • percevoir l’environnement ;
  • intégrer simultanément plusieurs dimensions de l’expérience ;
  • renforcer la sensation d’unité ou de présence.

L’objectif recherché est moins celui d’une absorption étroite que celui d’une conscience vécue comme plus globale.

 
Le travail symbolique

Le langage symbolique occupe une place majeure.

Une difficulté peut apparaître intérieurement sous la forme :

  • d’un mur ;
  • d’un poids ;
  • d’une blessure ;
  • d’une ombre ;
  • d’une armure ;
  • d’une corde ;
  • d’un enfant intérieur ;
  • d’un paysage ;
  • d’un personnage ;
  • d’un objet à transformer.

Ces images ne doivent pas être considérées comme des preuves littérales concernant la réalité ou l’histoire de la personne.

Elles constituent des représentations subjectives pouvant faciliter l’expression, la compréhension ou la transformation d’une expérience.

 
À qui cette approche peut-elle convenir ?

L’hypnose humaniste peut intéresser les personnes qui souhaitent :

  • rester très actives pendant la séance ;
  • comprendre ce qu’elles vivent ;
  • travailler avec des images ou des symboles ;
  • explorer leurs différentes dimensions intérieures ;
  • participer consciemment aux transformations proposées ;
  • associer travail émotionnel, imaginaire et recherche de sens.

Elle peut être moins adaptée aux personnes qui préfèrent un accompagnement très concret, comportemental ou centré sur un symptôme précis.

 
La nouvelle hypnose

La nouvelle hypnose désigne généralement une évolution participative et collaborative de l’hypnose ericksonienne.

Elle intègre souvent des influences provenant :

  • des thérapies brèves ;
  • de la communication ;
  • de la psychologie humaniste ;
  • de l’approche orientée solutions ;
  • du développement personnel ;
  • de l’autohypnose.

La personne est davantage invitée à :

  • définir clairement son objectif ;
  • comprendre le processus ;
  • participer aux suggestions ;
  • exprimer ses préférences ;
  • construire ses propres images ;
  • développer son autonomie.

Les frontières entre nouvelle hypnose, hypnose ericksonienne contemporaine et hypnose intégrative sont souvent variables selon les écoles.

 
L’hypnose médicale et l’hypnose clinique

 
Une hypnose intégrée à un cadre de soin

L’hypnose médicale correspond à l’utilisation de techniques hypnotiques par des professionnels intervenant dans un cadre médical ou paramédical, dans les limites de leurs compétences.

Elle peut être mobilisée pour :

  • accompagner certains gestes ;
  • diminuer l’anxiété procédurale ;
  • soutenir la gestion de la douleur ;
  • améliorer le confort ;
  • préparer une intervention ;
  • accompagner certaines situations chroniques ;
  • renforcer l’autonomie par l’autohypnose.

En France, le ministère de la Santé classe l’hypnose parmi les pratiques de soins non conventionnelles. Elle ne doit donc pas être présentée comme une solution universelle ni comme un remplacement automatique des soins conventionnels.

 
L’hypnoanalgésie

L’hypnoanalgésie vise à modifier l’expérience douloureuse.

La douleur n’est pas seulement un signal sensoriel. Elle comporte également des dimensions :

  • émotionnelles ;
  • attentionnelles ;
  • cognitives ;
  • contextuelles ;
  • relationnelles.

L’hypnose peut aider certaines personnes à modifier :

  • l’intensité perçue ;
  • le caractère désagréable ;
  • la localisation imaginaire ;
  • la forme ;
  • la température ;
  • le mouvement ;
  • la distance par rapport à la sensation.

Un nombre croissant de travaux soutient un intérêt de l’hypnose dans certaines situations douloureuses, même si les résultats varient selon les troubles, les protocoles et les personnes.

 
L’hypnosédation

L’hypnosédation désigne l’utilisation de l’hypnose dans certains contextes interventionnels, généralement en complément de procédures médicales et de moyens pharmacologiques adaptés.

Elle relève exclusivement d’équipes médicales compétentes.

L’hypnose ne doit jamais conduire un praticien non médical à recommander l’arrêt d’un traitement, d’une anesthésie ou d’un suivi prescrit.

 
L’autohypnose

 
Apprendre à utiliser ses propres capacités attentionnelles

L’autohypnose désigne la pratique de l’hypnose par soi-même.

Elle ne signifie pas nécessairement entrer seul dans une transe spectaculaire.

Elle peut consister à apprendre à :

  • ralentir ;
  • orienter son attention ;
  • observer ses sensations ;
  • utiliser sa respiration ;
  • créer une image-ressource ;
  • modifier une représentation ;
  • répéter mentalement une situation ;
  • installer un signal de calme ;
  • renforcer une intention ;
  • retrouver plus facilement un état déjà expérimenté en séance.

 
Pourquoi apprendre l’autohypnose ?

L’objectif est de ne pas dépendre indéfiniment du praticien pour retrouver une capacité de régulation.

L’autohypnose peut devenir un outil utilisable :

  • avant une situation stressante ;
  • pendant une période d’inconfort ;
  • au moment du coucher ;
  • pour préparer une prise de parole ;
  • pour retrouver une sensation de sécurité ;
  • pour prolonger un apprentissage réalisé en séance.

Elle demande généralement de la pratique.

Comme pour toute compétence, la répétition permet souvent de retrouver plus rapidement le chemin vers l’expérience recherchée.

 
L’hypnose régressive

 
Que signifie « régression » ?

Le terme régression peut recouvrir plusieurs pratiques très différentes.

Il peut désigner :

  • le retour imaginaire vers une période de vie ;
  • l’évocation d’un souvenir ;
  • la recherche de l’origine supposée d’une émotion ;
  • une expérience symbolique de l’enfance ;
  • une sensation d’âge différent ;
  • une reconstruction imaginaire ;
  • certaines pratiques se présentant comme des explorations de vies antérieures.

Ces situations doivent être clairement distinguées.

 
L’hypnose permet-elle de retrouver la vérité exacte d’un souvenir ?

Non.

La mémoire humaine n’est pas un enregistrement vidéo fidèle que l’hypnose permettrait de consulter intact.

Un souvenir est reconstructif. Il peut être influencé par :

  • les attentes ;
  • les questions posées ;
  • les informations reçues ultérieurement ;
  • l’imagination ;
  • l’état émotionnel ;
  • les croyances ;
  • les suggestions du praticien.

Une image vive ou une émotion intense ne prouve pas qu’un événement s’est produit exactement de la manière représentée.

Les travaux sur la mémoire recommandent une grande prudence avec la régression hypnotique et l’imagerie guidée lorsqu’elles sont utilisées pour rechercher des souvenirs oubliés, car elles peuvent participer involontairement à la construction de faux souvenirs.

 
Comment utiliser prudemment un contenu qui apparaît ?

Une posture rigoureuse consiste à considérer ce qui émerge comme :

  • une expérience subjective ;
  • une image ;
  • une association ;
  • une représentation actuelle ;
  • un contenu symbolique ;
  • une hypothèse à ne pas transformer en certitude historique.

Le praticien devrait éviter les questions suggestives comme :

« Qui vous a fait cela ? »
« Quel traumatisme avez-vous oublié ? »
« Que s’est-il forcément passé dans votre enfance ? »

Une approche plus prudente serait :

« Qu’est-ce que cette image évoque pour vous aujourd’hui ? »
« De quoi auriez-vous besoin face à cette expérience ? »
« Comment souhaitez-vous prendre soin de ce qui apparaît ? »

 
Les « vies antérieures »

Les expériences présentées comme des vies antérieures ne peuvent pas être validées comme des souvenirs historiques par le seul fait qu’elles apparaissent sous hypnose.

Elles peuvent être abordées, lorsqu’elles le sont, comme :

  • des récits symboliques ;
  • des productions imaginaires ;
  • des métaphores ;
  • des scénarios porteurs de sens pour la personne.

Elles ne devraient pas être présentées comme des faits établis.

 
L’hypnose symbolique

L’hypnose symbolique utilise les images, les métaphores et les représentations intérieures comme supports de travail.

Elle repose sur l’idée qu’une personne ne vit pas seulement ses difficultés sous la forme de pensées rationnelles.

Elle peut également les ressentir comme :

  • un poids sur les épaules ;
  • une boule dans le ventre ;
  • une porte fermée ;
  • une armure ;
  • un brouillard ;
  • une mer agitée ;
  • un chemin bloqué ;
  • une part intérieure mise à l’écart.

Le travail ne consiste pas à interpréter automatiquement le symbole à la place de la personne.

Il peut plutôt inviter à observer :

  • sa forme ;
  • sa fonction ;
  • son histoire ressentie ;
  • ce qu’il cherche à protéger ;
  • ce dont il aurait besoin ;
  • la manière dont il pourrait évoluer.

Le symbole permet parfois de rendre visible ce qui était difficile à formuler.

Il peut créer un pont entre :

  • le corps ;
  • les émotions ;
  • les pensées ;
  • l’imaginaire ;
  • les apprentissages ;
  • l’histoire personnelle.

 
L’hypnose intégrative

 
Ne pas réduire la personne à une seule méthode

L’hypnose intégrative cherche à adapter les outils à la personne plutôt qu’à faire entrer toutes les personnes dans un protocole identique.

Elle peut associer des éléments issus de :

  • l’hypnose ericksonienne ;
  • l’hypnose conversationnelle ;
  • l’hypnose humaniste ;
  • l’hypnose classique ;
  • l’autohypnose ;
  • la thérapie cognitivo-comportementale ;
  • la PNL ;
  • l’analyse transactionnelle ;
  • l’approche systémique ;
  • la pleine conscience ;
  • la régulation émotionnelle ;
  • le travail corporel ;
  • les thérapies brèves.

Le mot intégratif ne garantit cependant pas à lui seul la qualité d’un accompagnement.

Une intégration rigoureuse demande de savoir :

  • pourquoi une technique est utilisée ;
  • à quel objectif elle répond ;
  • quelles sont ses limites ;
  • comment elle s’articule avec les autres interventions ;
  • quand il faut orienter vers un autre professionnel.

 
Une séance peut-elle associer plusieurs formes d’hypnose ?

Oui.

Une séance peut commencer par une conversation utilisant certains procédés hypnotiques, se poursuivre par une induction ericksonienne, intégrer un travail symbolique participatif et se terminer par un exercice d’autohypnose.

Cette souplesse peut être pertinente à condition de conserver un fil conducteur clair.

 
L’hypnose holistique

Le terme holistique vient d’une conception globale de la personne.

Une approche holistique peut chercher à prendre en compte les interactions entre :

  • le corps ;
  • les émotions ;
  • les pensées ;
  • les comportements ;
  • les relations ;
  • l’histoire personnelle ;
  • l’environnement ;
  • les valeurs ;
  • le sens donné à l’expérience.

L’hypnose holistique ne constitue pas une catégorie scientifique homogène ou universellement définie.

Elle désigne davantage une orientation de pratique.

Cette orientation peut être utile lorsqu’elle évite de réduire une difficulté à un symptôme isolé.

Elle devient problématique lorsqu’elle prétend tout expliquer, tout soigner ou remplacer les évaluations médicales et psychologiques nécessaires.

Une vision globale n’est rigoureuse que lorsqu’elle respecte également :

  • les limites de compétence ;
  • les diagnostics médicaux ;
  • les traitements prescrits ;
  • la pluralité des causes possibles ;
  • la nécessité de travailler en complémentarité.

 
La neurohypnose

 
Une appellation reliant hypnose et neurosciences

Le terme neurohypnose est utilisé par certaines écoles ou certains praticiens pour désigner une pratique cherchant à relier l’hypnose aux connaissances issues des neurosciences.

Il peut notamment faire référence à :

  • l’attention ;
  • la perception ;
  • la plasticité cérébrale ;
  • les apprentissages ;
  • la mémoire ;
  • la régulation du système nerveux autonome ;
  • les automatismes ;
  • les processus prédictifs du cerveau.

Le terme ne correspond toutefois pas, à ce jour, à une méthode clinique unique et scientifiquement standardisée.

Différents praticiens peuvent employer la même appellation pour désigner des contenus très différents.

 
Les neurosciences prouvent-elles toutes les explications données sur l’hypnose ?

Non.

Les techniques d’imagerie et les recherches expérimentales montrent que l’expérience hypnotique est associée à des modifications de l’activité et de la connectivité de certains réseaux cérébraux.

Cela confirme que l’hypnose correspond à des phénomènes neurocognitifs réels.

Mais observer une activation cérébrale ne permet pas de valider automatiquement :

  • toutes les théories de l’inconscient ;
  • toutes les techniques proposées ;
  • toutes les promesses commerciales ;
  • toutes les indications thérapeutiques ;
  • toutes les explications simplifiées sur le cerveau.

Les neurosciences peuvent éclairer l’hypnose. Elles ne doivent pas devenir un décor scientifique ajouté à des affirmations non démontrées.

 
L’hypnose de spectacle

L’hypnose de spectacle poursuit un objectif de divertissement.

Elle repose notamment sur :

  • la sélection de participants réactifs ;
  • les attentes du public ;
  • le contexte social ;
  • la mise en scène ;
  • la suggestibilité ;
  • la motivation à participer ;
  • l’effet de groupe ;
  • l’autorité attribuée à l’hypnotiseur.

Les personnes les plus réceptives sont souvent repérées grâce à des tests préalables.

La succession rapide de phénomènes spectaculaires peut donner l’impression que l’hypnotiseur possède un pouvoir absolu.

Ce contexte ne représente pas le déroulement habituel d’un accompagnement thérapeutique.

L’hypnose de spectacle et l’hypnose d’accompagnement utilisent certains phénomènes communs, mais leurs objectifs, leur cadre et leur responsabilité ne sont pas les mêmes.

 
L’hypnose rapide ou instantanée

L’hypnose rapide utilise des inductions brèves fondées par exemple sur :

  • la focalisation ;
  • la surprise ;
  • la rupture d’un automatisme ;
  • une instruction précise ;
  • un mouvement ;
  • une attente forte ;
  • une succession rapide de suggestions.

Une induction rapide ne signifie pas qu’un changement thérapeutique profond sera lui-même instantané.

Il faut distinguer :

  • la rapidité avec laquelle une expérience hypnotique apparaît ;
  • la durée nécessaire pour comprendre une difficulté ;
  • le temps nécessaire à l’apprentissage de nouvelles réponses ;
  • la stabilité du changement dans la vie quotidienne.

La promesse de tout transformer définitivement en quelques minutes doit être considérée avec prudence.

Les 7 Voiles de l’Hypnose®

 
Quelle est la différence entre l’hypnose ericksonienne, conversationnelle, humaniste, symbolique, intégrative, holistique et régressive ?

Toutes ces approches utilisent l’état hypnotique, mais elles ne poursuivent pas exactement les mêmes objectifs et ne mobilisent pas les mêmes modes d’intervention.

En pratique, elles sont souvent complémentaires et un praticien peut les associer en fonction de la personne, de sa demande et du contexte thérapeutique.

 
L’hypnose ericksonienne

    Elle privilégie généralement :

    • l’adaptation à la personne ;
    • l’utilisation de ses réactions et de ses ressources ;
    • les suggestions indirectes ;
    • les métaphores thérapeutiques ;
    • la mobilisation des ressources inconscientes ;
    • un langage souple, permissif et respectueux du rythme de chacun.

     
    L’hypnose conversationnelle

    Elle privilégie généralement :

    • l’utilisation de procédés hypnotiques au cœur du dialogue ;
    • la focalisation de l’attention sans induction nécessairement formelle ;
    • les reformulations stratégiques ;
    • les suggestions intégrées naturellement dans la conversation ;
    • la communication thérapeutique ;
    • les changements progressifs qui émergent au fil de l’échange.

     
    L’hypnose humaniste

      Elle privilégie généralement :

      • la participation consciente de la personne ;
      • les inductions dites « en ouverture » ;
      • l’élargissement de la conscience plutôt que sa focalisation ;
      • le travail avec les symboles et les archétypes ;
      • la recherche de sens ;
      • une personne pleinement actrice de la transformation de ses représentations.

       
      L’hypnose symbolique

      Elle privilégie généralement :

      • le langage des images et des symboles ;
      • les métaphores personnelles ;
      • les paysages intérieurs, objets et personnages symboliques ;
      • le dialogue avec les représentations inconscientes ;
      • la transformation par l’expérience symbolique plutôt que par l’analyse ;
      • l’émergence de nouvelles significations adaptées à la personne.

       
      L’hypnose intégrative

      Elle privilégie généralement :

      • l’association de plusieurs approches hypnotiques selon les besoins ;
      • l’intégration d’outils issus d’autres disciplines (PNL, TCC, thérapies brèves, approches systémiques, etc.) ;
      • une adaptation permanente à la problématique rencontrée ;
      • la souplesse thérapeutique ;
      • une vision globale de la personne ;
      • une personnalisation du processus d’accompagnement.

       
      L’hypnose holistique

      Elle privilégie généralement :

      • une compréhension globale de la personne ;
      • les interactions entre le corps, les émotions, les pensées, les comportements et le sens de l’expérience vécue ;
      • la recherche d’un équilibre durable plutôt que la seule disparition d’un symptôme ;
      • la mobilisation des ressources physiques, psychologiques, relationnelles et existentielles ;
      • une approche centrée sur l’unité de la personne ;
      • une transformation respectueuse du rythme de chacun.

       
      L’hypnose régressive

      Elle privilégie généralement :

      • l’exploration d’expériences passées significatives ;
      • la revisite d’événements marquants dans un cadre thérapeutique sécurisé ;
      • l’identification de l’origine de certains fonctionnements actuels ;
      • la mise à jour de ressources qui n’étaient plus accessibles ;
      • la transformation de la manière dont ces expériences sont représentées aujourd’hui ;
      • l’intégration émotionnelle des apprentissages réalisés.

      Chaque approche possède ses spécificités.

      En pratique, elles ne s’opposent pas : elles constituent différentes façons d’accompagner le changement.

      Le choix de l’approche dépend avant tout de la personne, de son objectif, de sa manière de fonctionner et de ce qui sera le plus pertinent à un moment donné de son parcours.

       
      Tableau comparatif des principales approches de l’hypnose

      Approche Philosophie Position de la personne Outils privilégiés Applications fréquentes
      Hypnose Ericksonienne S’appuyer sur les ressources déjà présentes chez la personne pour favoriser le changement. Plutôt réceptive et impliquée dans le processus. Suggestions indirectes, métaphores, recadrages, langage permissif, utilisation des réactions spontanées. Anxiété, confiance en soi, gestion des émotions, habitudes, douleurs, accompagnement thérapeutique global.
      Hypnose Conversationnelle Utiliser les mécanismes naturels de l’hypnose au cœur de la communication quotidienne. Souvent sans percevoir une rupture entre la conversation et le travail thérapeutique. Questions, reformulations, synchronisation, focalisation de l’attention, suggestions conversationnelles. Entretiens thérapeutiques, coaching, relation d’aide, accompagnement du changement, communication.
      Hypnose Humaniste Développer la conscience afin que la personne transforme elle-même ses représentations profondes. Très active et pleinement participante. Inductions en ouverture, travail symbolique, archétypes, conscience élargie, dialogue intérieur. Développement personnel, quête de sens, estime de soi, blessures émotionnelles, transformation existentielle.
      Hypnose Symbolique Utiliser le langage des symboles pour favoriser des transformations profondes. Active dans l’exploration de son univers intérieur. Symboles, paysages intérieurs, objets symboliques, métaphores vivantes, imagination guidée. Blocages émotionnels, conflits intérieurs, transitions de vie, développement personnel, travail identitaire.
      Hypnose Intégrative Adapter les outils aux besoins spécifiques de chaque personne plutôt que suivre une méthode unique. Variable selon la situation et les objectifs. Association de plusieurs approches hypnotiques et d’autres méthodes (PNL, TCC, thérapies brèves, etc.). Accompagnements complexes, problématiques multiples, personnalisation des interventions.
      Hypnose Holistique Considérer la personne dans sa globalité : corps, émotions, pensées, comportements, relations et sens de l’expérience. Actrice de son équilibre global. Travail sur les interactions entre les différentes dimensions de la personne, ressources corporelles, émotionnelles et symboliques. Recherche d’équilibre durable, mieux-être global, accompagnement intégratif, transformation personnelle.
      Hypnose Régressive Explorer certaines expériences passées afin d’en transformer l’impact dans le présent. Active dans l’exploration et l’intégration de son vécu. Régression en âge, reviviscence sécurisée, restructuration émotionnelle, intégration de nouvelles ressources. Blessures émotionnelles, répétitions de vie, traumatismes (selon indication), schémas anciens, libérations émotionnelles.

       
      Faut-il choisir une seule approche ?

      Pas nécessairement.

      Chaque forme d’hypnose possède ses spécificités, mais elles poursuivent toutes un objectif commun : faciliter un changement durable en mobilisant les capacités d’évolution de la personne.

      Dans ma pratique, je privilégie une approche intégrative. Selon votre situation, votre personnalité, vos objectifs et votre manière de fonctionner, je peux associer différents courants de l’hypnose — ericksonienne, conversationnelle, humaniste, symbolique, holistique ou régressive — lorsque cela est pertinent.

      L’objectif n’est pas d’appliquer une méthode de manière systématique, mais de choisir les outils les plus adaptés à votre accompagnement, dans le respect de votre rythme, de vos besoins et de votre singularité.

       
      Sont-elles incompatibles ?

        Non.

        Ces approches peuvent se croiser.

        Un praticien peut adopter l’individualisation ericksonienne, utiliser une communication conversationnelle et proposer ensuite un travail symbolique participatif proche de l’hypnose humaniste.

        L’essentiel n’est pas seulement de savoir quelle étiquette est utilisée.

        Il est surtout important de comprendre :

        • comment le praticien travaille ;
        • avec quel objectif ;
        • dans quelles limites ;
        • avec quelle formation ;
        • avec quel respect du consentement ;
        • comment il évalue l’évolution de la personne.

         
        Dans quelles situations l’hypnose peut-elle être utilisée ?

        Stress et anxiété

        L’hypnose peut aider certaines personnes à :

        • diminuer l’activation corporelle ;
        • déplacer leur attention ;
        • modifier des anticipations ;
        • développer un sentiment de sécurité ;
        • préparer une situation anxiogène ;
        • apprendre à retrouver plus rapidement un état de calme.

        Les résultats de la recherche sont encourageants dans certaines situations, notamment autour de l’anxiété liée aux procédures médicales ou dentaires, mais ils ne permettent pas de conclure que l’hypnose constitue à elle seule un traitement universel de tous les troubles anxieux.

        Peurs et phobies

        L’hypnose peut être intégrée à un accompagnement comprenant :

        • psychoéducation ;
        • régulation corporelle ;
        • travail sur les anticipations ;
        • modification des représentations ;
        • exposition progressive ;
        • répétition mentale ;
        • consolidation des expériences réussies.

        Une phobie ne devrait pas être traitée uniquement par l’évitement imaginaire de ce qui fait peur.

        L’objectif consiste généralement à retrouver progressivement une liberté d’action.

        Douleurs

        L’hypnose peut intervenir comme approche complémentaire dans certaines douleurs aiguës ou chroniques.

        Elle peut aider à modifier :

        • l’attention portée à la douleur ;
        • son caractère désagréable ;
        • la tension associée ;
        • l’anticipation ;
        • la peur de la douleur ;
        • le sentiment d’impuissance.

        Toute douleur nouvelle, intense, persistante ou inexpliquée nécessite une évaluation médicale.

        L’hypnose ne doit pas servir à masquer un signal nécessitant un diagnostic.

        Syndrome de l’intestin irritable

        L’hypnose orientée vers le fonctionnement digestif fait partie des applications ayant fait l’objet de recherches spécifiques.

        Certaines données suggèrent un bénéfice possible sur les symptômes et la qualité de vie, mais les recommandations disponibles restent prudentes en raison de la qualité variable des preuves.

        Sommeil

        L’hypnose et l’autohypnose peuvent soutenir :

        • le ralentissement avant le coucher ;
        • la diminution de certaines ruminations ;
        • la création d’un rituel ;
        • l’attention aux sensations de repos ;
        • la réduction de la pression à « devoir dormir ».

        Les troubles persistants du sommeil peuvent cependant avoir des causes médicales, respiratoires, neurologiques, psychologiques ou comportementales nécessitant une évaluation adaptée.

        Habitudes et comportements répétitifs

        L’hypnose peut aider à mieux comprendre et modifier certains automatismes :

        • grignotage ;
        • procrastination ;
        • gestes répétitifs ;
        • comportements de compensation ;
        • habitudes associées au stress ;
        • consommation de tabac.

        Elle ne supprime pas mécaniquement une habitude.

        Il reste nécessaire d’explorer :

        • les déclencheurs ;
        • la fonction du comportement ;
        • les bénéfices immédiats recherchés ;
        • les situations à risque ;
        • les alternatives possibles ;
        • l’environnement ;
        • la motivation.

        Concernant l’arrêt du tabac, les études donnent des résultats contradictoires. L’hypnose ne devrait donc pas être présentée comme une méthode garantie ou systématiquement supérieure aux autres accompagnements validés.

        Confiance en soi et préparation mentale

        Dans un cadre de coaching, l’hypnose peut être utilisée pour :

        • préparer une prise de parole ;
        • répéter mentalement un comportement ;
        • mobiliser une expérience de réussite ;
        • diminuer certaines anticipations négatives ;
        • renforcer la présence corporelle ;
        • explorer une posture plus ajustée ;
        • clarifier un objectif.

        Elle ne remplace ni l’acquisition de compétences ni l’action réelle.

        Visualiser une prise de parole peut aider. Il reste également nécessaire de préparer son contenu et de s’exercer.

        Émotions et réactions corporelles

        L’hypnose peut favoriser :

        • l’observation d’une émotion ;
        • sa mise à distance temporaire ;
        • le retour au corps ;
        • l’identification d’un besoin ;
        • la modulation de l’intensité ;
        • la création d’une ressource intérieure ;
        • une autre manière de traverser l’expérience.

        L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer toute émotion désagréable.

        Une émotion peut contenir une information utile.

        Le travail consiste souvent à éviter qu’elle devienne tellement intense, durable ou automatique qu’elle retire à la personne toute possibilité de choix.

        Traumatismes

        L’hypnose peut être intégrée par des professionnels compétents à certains accompagnements du traumatisme.

        Elle demande alors une prudence particulière.

        Un travail prématuré ou trop intense peut augmenter :

        • la détresse ;
        • la dissociation ;
        • les flashbacks ;
        • la confusion ;
        • la sensation de perte de contrôle.

        La priorité est souvent de construire suffisamment de :

        • sécurité ;
        • stabilité ;
        • régulation ;
        • orientation dans le présent ;
        • ressources ;
        • capacité à revenir à un niveau d’activation tolérable.

        L’hypnose ne devrait pas être utilisée pour rechercher à tout prix un souvenir traumatique supposément enfoui.

         
        Tout le monde est-il hypnotisable ?

        La réceptivité hypnotique varie selon les personnes, les situations et les types de suggestions.

        Certaines personnes vivent rapidement des phénomènes très marqués.

        D’autres ont une expérience plus progressive ou plus discrète.

        La réponse peut également varier en fonction :

        • de la confiance ;
        • de la fatigue ;
        • de la motivation ;
        • de l’anxiété ;
        • du type d’induction ;
        • du langage utilisé ;
        • de la relation avec le praticien ;
        • de la capacité d’absorption ;
        • de l’objectif poursuivi.

        Ne pas vivre une lourdeur des paupières ou une sensation spectaculaire ne signifie pas que l’hypnose est impossible.

        Il peut être nécessaire de trouver une autre porte d’entrée :

        • mouvement plutôt que relaxation ;
        • conversation plutôt que silence ;
        • sensations plutôt qu’images ;
        • activité plutôt que passivité ;
        • suggestions directes plutôt qu’indirectes ;
        • yeux ouverts plutôt que fermés.

         
        Peut-on résister à l’hypnose ?

        Oui.

        Une personne peut :

        • ne pas suivre une suggestion ;
        • garder les yeux ouverts ;
        • parler ;
        • bouger ;
        • interrompre l’expérience ;
        • signaler qu’une proposition ne lui convient pas ;
        • ne pas entrer dans l’expérience souhaitée.

        Mais la notion de résistance mérite d’être nuancée.

        Ce qui est interprété comme une résistance peut parfois être :

        • une peur ;
        • un besoin de comprendre ;
        • une vigilance protectrice ;
        • une difficulté à faire confiance ;
        • une induction mal adaptée ;
        • une proposition contraire aux besoins ;
        • une expérience précédente désagréable.

        Dans une approche ericksonienne ou intégrative, la protection n’est pas nécessairement combattue.

        Elle peut être reconnue et utilisée pour construire un accompagnement plus sécurisant.

         
        L’hypnose peut-elle faire révéler des secrets ?

        L’hypnose n’est pas un sérum de vérité.

        Une personne sous hypnose peut :

        • se souvenir ;
        • oublier ;
        • imaginer ;
        • interpréter ;
        • se tromper ;
        • mélanger des éléments réels et imaginaires ;
        • choisir de ne pas répondre.

        L’intensité d’un récit ne garantit pas son exactitude.

        L’hypnose ne doit donc pas être utilisée comme un outil supposé infaillible d’interrogatoire, de témoignage ou de récupération de mémoire.

         
        L’hypnose est-elle dangereuse ?

        Les données disponibles sont globalement rassurantes lorsqu’elle est pratiquée dans un cadre adapté, mais aucune pratique impliquant la santé psychologique ne doit être considérée comme totalement dépourvue de risques.

        L’Inserm soulignait des données plutôt rassurantes concernant la sécurité, tout en appelant à une vigilance éthique autour de l’utilisation des suggestions et des possibles dérives.

        Certaines personnes peuvent ponctuellement ressentir :

        • fatigue ;
        • inconfort émotionnel ;
        • anxiété ;
        • désorientation transitoire ;
        • retour de souvenirs difficiles ;
        • déception liée à des attentes irréalistes.

        Les risques augmentent lorsque le praticien :

        • dépasse son champ de compétence ;
        • promet une guérison ;
        • affirme détenir une vérité cachée sur la personne ;
        • induit des souvenirs ;
        • encourage l’arrêt de traitements ;
        • entretient une dépendance ;
        • utilise la peur ou la culpabilité ;
        • impose ses croyances ;
        • se présente comme l’unique personne capable d’aider.

        La Miviludes alerte plus largement sur les risques d’emprise et d’abandon de soins pouvant accompagner certaines pratiques non conventionnelles lorsqu’elles sont présentées comme des solutions exclusives.

         
        Quand demander un avis médical ou psychologique spécialisé ?

        Une orientation ou une collaboration avec un professionnel de santé est particulièrement importante en présence de :

        • symptômes physiques inexpliqués ;
        • douleur persistante ;
        • trouble psychiatrique diagnostiqué ;
        • idées suicidaires ;
        • hallucinations ;
        • épisodes maniaques ;
        • addictions sévères ;
        • trouble du comportement alimentaire ;
        • traumatisme complexe ;
        • dissociation importante ;
        • modification récente d’un traitement ;
        • aggravation rapide de l’état général.

        L’hypnose peut éventuellement être utilisée en complément, mais elle ne doit pas retarder une évaluation indispensable.

         
        Comment choisir un praticien en hypnose ?

        Les mots inscrits sur une carte de visite ne suffisent pas.

        Un praticien sérieux doit pouvoir expliquer clairement :

        • sa formation ;
        • son métier d’origine ;
        • son cadre d’intervention ;
        • les méthodes utilisées ;
        • les limites de sa pratique ;
        • les précautions prises ;
        • la confidentialité ;
        • les tarifs ;
        • les modalités d’arrêt de l’accompagnement ;
        • les situations nécessitant une orientation.

         
        Les questions utiles à poser

        Vous pouvez demander :

        • Quelle est votre formation ?
        • Depuis combien de temps pratiquez-vous ?
        • Comment travaillez-vous avec cette difficulté ?
        • Combien de séances envisagez-vous généralement ?
        • Comment évaluez-vous l’évolution ?
        • Que se passe-t-il si l’hypnose ne me convient pas ?
        • Travaillez-vous avec d’autres professionnels lorsque cela est nécessaire ?
        • Quelle différence faites-vous entre accompagnement, coaching, psychothérapie et soin médical ?

         
        Les signaux d’alerte

        La prudence est recommandée face à un praticien qui :

        • garantit un résultat ;
        • promet de tout régler en une séance ;
        • prétend retrouver des souvenirs exacts ;
        • annonce une cause unique sans évaluation ;
        • déconseille les médecins ou psychologues ;
        • demande d’arrêter un traitement ;
        • entretient une relation de dépendance ;
        • utilise des tarifs ou engagements opaques ;
        • refuse de reconnaître ses limites ;
        • impose des croyances spirituelles comme des vérités ;
        • attribue tout problème à un traumatisme caché.

         
        L’hypnose chez Coaching & Thérapies®

        Dans une approche intégrative, l’hypnose ne constitue pas une technique isolée appliquée de manière automatique.

        Elle peut être articulée avec :

        • le coaching ;
        • les thérapies brèves ;
        • la PNL ;
        • les TCC ;
        • l’analyse transactionnelle ;
        • la pleine conscience ;
        • l’approche systémique ;
        • le travail sur le corps ;
        • la régulation émotionnelle ;
        • l’exploration des répétitions ;
        • la construction de la Sécurité Intérieure®.

        Selon la personne et l’objectif, l’accompagnement peut mobiliser :

        • l’hypnose conversationnelle ;
        • l’hypnose ericksonienne ;
        • l’hypnose humaniste ;
        • l’hypnose symbolique ;
        • l’hypnose intégrative ;
        • certains outils d’autohypnose ;
        • un travail plus concret sur les comportements et les situations quotidiennes.

        L’objectif n’est pas de vous faire entrer de force dans un état particulier.

        Il s’agit de trouver la manière de travailler la plus adaptée à :

        • votre fonctionnement ;
        • votre sensibilité ;
        • votre besoin de comprendre ;
        • votre rapport au contrôle ;
        • votre imaginaire ;
        • votre corps ;
        • votre rythme ;
        • votre demande.

        Certaines personnes ont besoin de fermer les yeux et de se laisser guider.

        D’autres ont besoin de rester actives, de comprendre et de parler.

        D’autres encore entrent plus facilement dans le processus à travers une métaphore, une sensation corporelle, un mouvement ou un échange conversationnel.

        Il n’existe pas une seule bonne manière de vivre l’hypnose.

        Il existe surtout une manière plus ou moins adaptée à chaque personne, à chaque moment et à chaque objectif.

         
        Questions fréquentes sur l’hypnose

        Vais-je dormir pendant une séance ?

        Pas nécessairement.

        Vous pouvez ressentir une détente profonde, mais vous restez généralement capable d’entendre, de réfléchir et de communiquer.

        Vais-je perdre le contrôle ?

        Non.

        Vous restez libre de suivre, modifier ou refuser une proposition.

        Puis-je rester bloqué sous hypnose ?

        L’hypnose n’est pas un lieu dans lequel une personne resterait enfermée.

        En l’absence de stimulation, l’expérience évolue généralement vers un retour spontané à une attention ordinaire ou vers le sommeil naturel.

        Dois-je croire à l’hypnose pour que cela fonctionne ?

        Il n’est pas nécessaire d’adopter une croyance particulière.

        Une curiosité minimale et une volonté de participer facilitent cependant l’expérience.

        Et si je n’arrive pas à visualiser ?

        L’hypnose ne repose pas uniquement sur les images.

        Vous pouvez travailler avec :

        • des sensations ;
        • des mots ;
        • des sons ;
        • des mouvements ;
        • des impressions ;
        • des idées ;
        • des souvenirs ;
        • des perceptions corporelles.

        Faut-il fermer les yeux ?

        Non.

        Certaines personnes préfèrent les garder ouverts, notamment en hypnose conversationnelle ou lorsque la fermeture des yeux augmente leur inconfort.

        Est-ce que je me souviendrai de la séance ?

        Le plus souvent, oui.

        Certaines parties peuvent sembler moins précises, comme après une période de forte absorption, mais l’amnésie n’est ni systématique ni nécessaire.

        Une séance suffit-elle ?

        Parfois, une évolution significative peut apparaître rapidement.

        Dans d’autres situations, plusieurs séances sont nécessaires.

        Cela dépend notamment :

        • de l’objectif ;
        • de l’ancienneté de la difficulté ;
        • de sa complexité ;
        • de l’environnement ;
        • des ressources disponibles ;
        • des actions réalisées entre les séances ;
        • des éventuels troubles associés.

        L’hypnose peut-elle effacer un souvenir ?

        L’objectif ne devrait pas être d’effacer artificiellement une partie de l’histoire.

        Il peut plutôt être de modifier :

        • l’intensité émotionnelle ;
        • la manière dont le souvenir est vécu ;
        • sa place dans le présent ;
        • les réactions automatiques qu’il déclenche.

        L’hypnose peut-elle changer ma personnalité ?

        L’hypnose ne devrait pas être utilisée pour fabriquer une autre personnalité.

        Elle peut aider à assouplir certains fonctionnements et à développer des ressources déjà possibles chez la personne.

        Peut-on pratiquer l’hypnose à distance ?

        Certaines formes d’hypnose et d’autohypnose peuvent être accompagnées en visioconférence lorsque le contexte s’y prête.

        Le cadre doit être préparé :

        • lieu calme ;
        • connexion stable ;
        • absence de conduite ou d’activité dangereuse ;
        • possibilité de revenir facilement à une attention ordinaire ;
        • coordonnées permettant de réagir en cas de difficulté.

        L’hypnose remplace-t-elle une psychothérapie ?

        L’hypnose est avant tout un outil ou un ensemble de processus.

        Elle peut être intégrée à une psychothérapie par un professionnel disposant des compétences nécessaires, mais le fait de maîtriser une induction hypnotique ne donne pas automatiquement les compétences permettant de prendre en charge tous les troubles psychologiques.

        L’hypnose remplace-t-elle un traitement médical ?

        Non.

        Elle peut parfois être utilisée en complément, mais toute modification d’un traitement doit être discutée avec le professionnel de santé qui le prescrit.

         
        Ce que l’hypnose peut réellement apporter

        L’hypnose n’est ni un pouvoir magique ni une simple relaxation.

        Elle constitue une manière particulière de travailler avec :

        • l’attention ;
        • la perception ;
        • le corps ;
        • l’imagination ;
        • les émotions ;
        • les apprentissages ;
        • les automatismes ;
        • les ressources ;
        • les significations personnelles.

        Elle peut aider une personne à vivre une expérience différente de celle qu’elle répète habituellement.

        Mais l’expérience hypnotique n’est pas toujours le changement lui-même.

        Le changement se consolide lorsque ce qui a été vécu en séance peut progressivement devenir :

        • une nouvelle réponse ;
        • une compétence ;
        • une décision ;
        • un comportement ;
        • une capacité de régulation ;
        • une autre manière de se percevoir ;
        • une plus grande liberté dans la vie réelle.

        L’hypnose ne fait pas le chemin à votre place.

        Elle peut vous aider à découvrir que certains chemins intérieurs, certaines ressources et certaines possibilités étaient déjà présents, mais difficiles à mobiliser dans votre fonctionnement habituel.

         
        Et si l’hypnose devenait un outil au service de votre propre changement ?

        Vous n’avez pas besoin de savoir à l’avance quelle forme d’hypnose vous conviendra.

        Le premier travail consiste à comprendre :

        • ce que vous vivez ;
        • ce que vous souhaitez transformer ;
        • ce qui vous maintient dans la difficulté ;
        • les ressources déjà présentes ;
        • la manière d’avancer qui respecte votre rythme.

        L’hypnose peut alors devenir l’un des outils d’un accompagnement plus global.

        Non pour vous retirer le contrôle.

        Mais pour vous aider à retrouver davantage de choix là où certaines réactions semblaient jusqu’ici automatiques.

         
        Faire le point sur votre situation

        Un premier échange permet de clarifier votre demande, de répondre à vos questions et de déterminer si l’hypnose ou une autre approche peut être adaptée à votre situation.

        Coaching & Thérapies®
        Coaching – Hypnose – PNL – TCC – Pleine Conscience – Thérapies brèves

        20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement

        L’hypnose et les autres méthodes d’accompagnement présentées sur ce site ne remplacent pas une consultation médicale, un diagnostic, une prise en charge psychiatrique ou un traitement prescrit. Aucun traitement ne doit être interrompu ou modifié sans l’avis du professionnel de santé compétent


        Lire les commentaires (0)

        Articles similaires


        Soyez le premier à réagir

        Ne sera pas publié

        Envoyé !