Votre confiance professionnelle se construit. Appuyez-vous sur vos expériences pour agir malgré le doute.
Vous pouvez avoir :
des compétences,
de l’expérience,
un projet qui commence à devenir plus clair,
et pourtant hésiter au moment :
de vous lancer,
de prendre une décision,
de proposer une idée,
de demander une évolution,
de changer de poste,
ou :
de vous engager dans une nouvelle direction.
Parce que savoir :
ce que vous voulez
ne signifie pas encore :
vous sentir suffisamment capable d’agir.
Dans la vie professionnelle, ce que nous appelons couramment :
la confiance
recouvre plusieurs dimensions.
Elle peut concerner :
la manière dont vous vous percevez,
la valeur que vous accordez à vos capacités,
votre aisance dans certaines situations,
mais aussi :
le sentiment que vous pouvez agir, apprendre ou faire face dans une situation précise.
Cette dernière dimension se rapproche de ce que le psychologue Albert Bandura appelle :
le sentiment d’efficacité personnelle.
Il ne s’agit pas d’une confiance générale en soi.
Il s’agit davantage de la conviction :
« Dans cette situation, je pense pouvoir mobiliser suffisamment de ressources pour essayer, apprendre et avancer. »
Si votre projet professionnel commence seulement à prendre forme, vous pouvez d’abord revenir à :
Votre projet professionnel prend forme. Transformez vos repères en une direction concrète.
La confiance professionnelle n’est pas la certitude que vous allez réussir
Vous pouvez parfois imaginer qu’avoir confiance signifie :
être sûr de vous,
ne plus avoir peur,
ne plus hésiter,
savoir exactement quoi faire,
ou :
être certain de réussir.
Mais vous pouvez :
être très à l’aise dans votre métier
et beaucoup moins confiant :
pour prendre la parole,
vous rendre visible,
diriger une équipe,
vous présenter à un entretien,
changer d’entreprise,
ou :
commencer une activité nouvelle.
Votre confiance peut donc varier :
selon les situations,
les enjeux,
votre expérience,
et :
ce que vous pensez pouvoir faire à ce moment-là.
C’est précisément l’intérêt de distinguer :
UNE CONFIANCE GÉNÉRALE
de :
VOTRE SENTIMENT DE POUVOIR AGIR DANS UNE SITUATION DONNÉE.
La question devient alors moins :
« Est-ce que j’ai confiance en moi ? »
que :
« Est-ce que je me sens suffisamment capable d’agir dans cette situation précise ? »
Vos compétences et votre sentiment de pouvoir agir ne progressent pas toujours ensemble
Vous pouvez être :
compétent
sans :
vous sentir suffisamment capable.
Et vous pouvez également :
vous sentir assez confiant
dans un domaine où vous avez encore :
beaucoup à apprendre.
Compétence et sentiment de capacité sont donc :
liés,
mais :
ils ne sont pas identiques.
Vous pouvez par exemple avoir :
dix années d’expérience
et néanmoins penser :
« Je ne suis pas prêt. »
Ou réussir régulièrement :
sans attribuer vos réussites :
à vos capacités.
Vous pouvez les expliquer par :
la chance,
les circonstances,
l’aide des autres,
ou :
le fait que :
« ce n’était pas si difficile. »
Votre expérience existe alors :
mais elle ne devient pas nécessairement :
une ressource intérieure sur laquelle vous appuyer.
Vos expériences peuvent renforcer votre sentiment de capacité
Vous avez probablement déjà :
appris quelque chose que vous ne saviez pas faire,
résolu un problème difficile,
traversé une période professionnelle complexe,
pris une décision malgré le doute,
développé une compétence,
réussi une mission qui vous inquiétait,
ou :
vous êtes adapté à une situation nouvelle.
Ces expériences constituent :
des informations.
Elles peuvent vous permettre de constater :
« J’ai déjà appris. »
« J’ai déjà progressé. »
« J’ai déjà fait face. »
« J’ai déjà réussi à m’adapter. »
Une réussite que vous minimisez nourrit peu votre perception de vos capacités
Vous pouvez réussir :
et immédiatement penser :
« N’importe qui aurait pu le faire. »
Vous pouvez recevoir :
un retour positif
et penser :
« Ils sont simplement gentils. »
Vous pouvez progresser
et regarder uniquement :
ce qui vous manque encore.
Dans ce cas :
l’expérience existe,
mais :
vous l’utilisez peu pour réévaluer ce dont vous êtes capable.
Vous pouvez alors vous demander :
« Qu’est-ce que cette expérience montre concrètement de ce que je sais aujourd’hui faire ? »
La question n’est pas :
de vous attribuer artificiellement tous les mérites.
Elle est :
de regarder suffisamment objectivement :
ce que vous avez réellement mobilisé pour parvenir au résultat.
Vous pouvez construire davantage de confiance en créant de nouvelles expériences
Vous pouvez attendre :
de vous sentir prêt,
d’être certain,
de ne plus avoir peur,
d’avoir toutes les compétences,
ou :
de vous sentir pleinement légitime.
Mais attendre d’avoir confiance avant toute action peut parfois :
vous maintenir dans l’attente.
Dans certaines situations, l’action permet justement :
d’acquérir de l’expérience,
de tester vos capacités,
d’ajuster vos compétences,
et :
de construire progressivement davantage de sentiment d’efficacité.
Vous n’avez pas nécessairement besoin :
d’un grand changement.
Vous pouvez commencer par :
des expériences suffisamment accessibles.
Prendre la parole :
une fois.
Présenter :
une idée.
Poser :
une question.
Demander :
un retour.
Prendre en charge :
une mission légèrement plus exigeante.
Contacter :
une personne.
Explorer :
une nouvelle possibilité.
Faire :
un premier pas vers votre projet.
Chaque action ne prouve pas :
que vous réussirez toujours.
Elle peut en revanche vous apporter :
une nouvelle information sur ce que vous êtes capable de faire aujourd’hui.
Progressez par étapes suffisamment exigeantes… mais accessibles
Une expérience trop facile :
ne vous apprend pas nécessairement beaucoup.
Une expérience beaucoup trop difficile :
peut au contraire :
vous mettre en échec
sans vous permettre réellement d’apprendre.
L’enjeu consiste donc à trouver :
une prochaine marche.
Pas :
le sommet de l’escalier.
Vous pouvez vous demander :
« Quel défi serait suffisamment nouveau pour me faire progresser, mais suffisamment accessible pour que je puisse réellement l’essayer ? »
Par exemple :
si prendre la parole devant cinquante personnes vous semble aujourd’hui inaccessible,
la première étape peut être :
exprimer votre point de vue :
dans une petite réunion.
Si changer complètement de métier vous semble trop important,
la première étape peut être :
rencontrer une personne qui exerce ce métier.
Si créer votre entreprise vous paraît trop incertain,
la première étape peut être :
tester :
une première offre,
une première mission,
ou :
une première activité parallèle.
Cette progression permet :
de développer vos compétences
et :
de recueillir progressivement des expériences sur lesquelles vous appuyer.
Vos erreurs n’annulent pas vos capacités
Vous pouvez parfois considérer :
une erreur
comme :
une preuve que vous n’êtes pas capable.
Pourtant :
une erreur peut également vous apprendre :
ce qui n’a pas fonctionné,
ce que vous n’aviez pas anticipé,
ce qu’il vous reste à apprendre,
ou :
ce que vous ferez autrement la prochaine fois.
Une confiance très fragile peut conduire à penser :
« J’ai échoué, donc je ne suis pas capable. »
Une lecture plus nuancée peut devenir :
« Cette tentative n’a pas fonctionné comme je le souhaitais. Qu’est-ce qu’elle m’apprend sur la situation et sur ce que je dois encore développer ? »
Cela ne signifie pas :
minimiser vos erreurs.
Cela signifie :
ne pas transformer :
un résultat particulier
en :
jugement définitif sur vos capacités.
Le regard des autres peut soutenir votre confiance… sans devenir son unique fondation
Les retours extérieurs comptent.
Un responsable peut :
reconnaître votre travail.
Un collègue peut :
vous faire remarquer une capacité que vous sous-estimez.
Un client peut :
vous montrer la valeur de ce que vous apportez.
Un mentor peut :
vous encourager à essayer quelque chose que vous n’auriez pas envisagé seul.
Bandura identifie notamment :
l’observation d’autres personnes
et :
les encouragements crédibles
parmi les sources susceptibles d’influencer le sentiment d’efficacité personnelle.
Mais ces éléments ne remplacent pas :
vos propres expériences.
Si votre confiance dépend exclusivement :
de l’approbation,
des compliments,
de la reconnaissance,
ou :
de la validation d’autrui,
elle peut devenir :
très instable.
Parce que vous ne contrôlez pas :
le regard des autres.
Une confiance plus durable demande progressivement de pouvoir intégrer également :
ce que vous observez vous-même de vos capacités et de vos progrès.
Votre état intérieur peut modifier la perception que vous avez de vos capacités
Vous pouvez connaître votre métier
et pourtant perdre une partie de vos moyens :
lorsque vous êtes :
très stressé,
épuisé,
sous pression,
dans un environnement conflictuel,
ou :
constamment évalué.
Dans ces situations, vous pouvez conclure :
« Je ne suis plus capable. »
Alors qu’une autre question peut être nécessaire :
« Est-ce réellement ma capacité qui a diminué… ou les conditions dans lesquelles je dois actuellement l’utiliser ? »
Cela ne signifie pas :
que tout manque de confiance vient du stress.
Mais cela invite à distinguer :
ce que vous savez faire
de :
la manière dont votre état actuel influence la perception de vos capacités.
La confiance professionnelle n’est pas l’estime de soi
Les deux peuvent s’influencer.
Mais elles ne répondent pas exactement :
à la même question.
L’ESTIME DE SOI
concerne davantage :
la valeur que vous vous accordez.
LE SENTIMENT D’EFFICACITÉ
concerne davantage :
ce que vous pensez pouvoir faire dans une situation ou face à une tâche donnée.
Et ce que nous appelons plus largement :
LA CONFIANCE EN SOI
peut recouvrir plusieurs dimensions de votre rapport :
à vos capacités,
à l’action,
aux autres,
et :
à l’incertitude.
Vous pouvez donc :
vous respecter profondément
et néanmoins vous sentir peu capable :
dans une situation nouvelle.
Ou être :
très performant professionnellement
tout en restant :
très dépendant de la validation extérieure.
Si vous souhaitez approfondir ces différences, vous pouvez poursuivre avec :
Estime de soi, confiance en soi & limites : pourquoi tout est lié
Votre confiance peut se construire en même temps que votre projet
Vous venez peut-être de clarifier :
une direction professionnelle.
Mais vous pouvez penser :
« Lorsque j’aurai davantage confiance, je pourrai commencer. »
Vous pouvez également vous demander :
« Quelle action suffisamment accessible puis-je réaliser maintenant pour acquérir davantage d’expérience dans cette direction ? »
Votre projet peut ainsi devenir :
un terrain d’apprentissage.
Vous avancez dans votre projet
et :
vous recueillez progressivement de nouvelles informations sur :
vos capacités,
vos limites actuelles,
ce qu’il vous reste à apprendre,
et :
la manière dont vous réagissez face à la nouveauté.
Vous ne construisez donc pas nécessairement :
d’un côté :
un projet,
et de l’autre :
une confiance.
Les deux peuvent :
se développer ensemble.
Quelques questions pour construire une confiance professionnelle plus solide
Sur quelles expériences puis-je déjà m’appuyer ?
Qu’ai-je déjà :
appris ?
réussi ?
traversé ?
résolu ?
développé ?
Quelles capacités ai-je tendance à minimiser ?
Qu’est-ce qui me paraît :
normal,
facile,
évident,
mais que les autres :
reconnaissent régulièrement chez moi ?
Dans quelles situations ma confiance diminue-t-elle ?
Lorsque :
je suis observé ?
je dois décider ?
je prends la parole ?
je ne maîtrise pas tout ?
je rencontre une personne plus expérimentée ?
je dois me rendre visible ?
Quelle prochaine expérience pourrait me permettre de progresser ?
Quelle action est :
un peu inconfortable,
mais :
réaliste aujourd’hui ?
De quoi ai-je réellement besoin pour essayer ?
Davantage :
d’informations ?
de préparation ?
de compétences ?
de soutien ?
de temps ?
ou simplement :
de commencer ?
À MÉDITER
Avoir confiance ne signifie pas savoir que tout se passera bien.
C’est pouvoir avancer avec une perception suffisamment réaliste de vos ressources, de ce que vous savez faire et de ce que vous pouvez encore apprendre.
Quand le manque de confiance continue à vous retenir
Vous pouvez connaître :
vos compétences,
vos réussites,
vos qualités,
et pourtant continuer :
à vous empêcher d’agir.
Vous pouvez alors ressentir :
la peur de ne pas être à la hauteur,
la peur d’échouer,
la peur d’être jugé,
la peur d’être visible,
ou :
le sentiment de ne jamais être suffisamment légitime.
Dans ce cas :
le problème ne se résume peut-être plus à :
« Comment avoir davantage confiance ? »
Il peut être utile de comprendre :
ce qui fragilise cette confiance précisément dans votre situation.
Vous pouvez alors poursuivre avec :
Comment retrouver confiance en vous et oser prendre votre place
Le regard du Coach & Thérapeute
Lorsqu’une personne me dit :
« Je manque de confiance en moi »
je cherche souvent à préciser :
« Dans quelle situation exactement ? »
Parce que :
« manquer de confiance »
peut recouvrir :
des réalités très différentes.
La personne peut :
manquer d’expérience,
minimiser ses réussites,
craindre le jugement,
se comparer constamment,
ne pas disposer encore de certaines compétences,
être fragilisée par un environnement professionnel,
ou :
attendre d’elle-même un niveau de certitude impossible.
Je cherche alors avec elle :
ce qu’elle sait déjà faire,
ce qu’elle a déjà traversé,
ce qu’elle doit encore apprendre,
ce qui relève réellement d’une limite actuelle,
ce qui relève davantage de la perception qu’elle a de ses capacités,
et :
quelle expérience concrète pourrait constituer :
la prochaine marche.
L’objectif n’est pas :
de fabriquer artificiellement :
un sentiment de confiance.
Il est de construire progressivement :
une perception suffisamment réaliste de ses ressources pour pouvoir agir, apprendre et ajuster.
Conclusion
Votre confiance professionnelle ne se construit pas :
en essayant de vous convaincre :
que vous êtes capable de tout.
Elle peut se développer :
en reconnaissant :
ce que vous savez déjà faire,
en regardant :
ce que vos expériences vous ont appris,
en acceptant :
ce qu’il vous reste à développer,
et :
en créant progressivement de nouvelles expériences d’action.
Vous n’avez pas besoin :
de devenir parfaitement sûr de vous.
Vous avez besoin :
de pouvoir avancer :
sans attendre que tout doute ait disparu.
Votre projet professionnel peut alors devenir :
plus qu’une idée.
Il devient :
un espace dans lequel vous apprenez progressivement :
à mieux connaître vos capacités,
à développer celles qui vous manquent,
à ajuster vos décisions,
et :
à construire davantage de confiance à partir :
de ce que vous expérimentez réellement.
Pour poursuivre votre réflexion
Cet article prolonge directement :
Votre projet professionnel prend forme. Transformez vos repères en une direction concrète.
Vous pouvez également retrouver le parcours :
CONSTRUIRE MA VIE PROFESSIONNELLE
Et pour travailler plus directement sur la confiance :
Comment retrouver confiance en vous et oser prendre votre place
Et si vous commenciez à construire votre confiance à partir de ce que vous vivez réellement ?
Vous n’avez peut-être pas besoin :
de vous sentir soudainement :
plus fort,
plus sûr,
ou :
plus confiant.
Vous pouvez commencer par identifier :
ce que vous savez déjà faire,
ce que vous sous-estimez,
les situations dans lesquelles votre confiance diminue,
et :
la prochaine expérience qui pourrait vous permettre de progresser.
Un premier échange peut vous aider à distinguer :
ce qui relève :
d’un manque d’expérience,
d’un besoin de développer certaines compétences,
de la perception que vous avez de vos capacités,
d’une peur du regard des autres,
ou :
d’un environnement professionnel qui fragilise votre confiance.
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