MA PRISE DE CONSCIENCE : reconnaître ce que je vis pour commencer à changer
Il y a des moments où quelque chose commence à ne plus nous convenir.
Ce n’est pas forcément spectaculaire.
Ce n’est pas forcément une crise.
Ce n’est pas nécessairement une situation que nous saurions immédiatement expliquer.
Cela peut simplement être une fatigue qui s’installe, une tension qui revient, une relation qui devient plus difficile, une perte de confiance, un sentiment de ne plus être vraiment à sa place, une situation professionnelle qui pèse davantage, une même difficulté qui se répète ou cette impression plus diffuse que quelque chose devrait changer.
Et pourtant, nous continuons souvent.
Nous nous adaptons.
Nous relativisons.
Nous attendons.
Nous essayons parfois de nous convaincre que cela finira par passer.
Jusqu’au moment où une pensée apparaît :
« Ce que je vis mérite peut-être que je m’y intéresse vraiment. »
Cette pensée peut sembler simple.
Elle constitue pourtant souvent le début d’un changement important.
Car avant de transformer une situation, il faut généralement pouvoir la regarder.
Avant de chercher des solutions, il faut parfois accepter de reconnaître que quelque chose ne nous convient plus.
Avant même de décider quoi faire, il peut être essentiel de nous autoriser à penser :
« Je peux m’occuper de moi et de ce que je vis. »
C’est cela que j’appelle ici MA PRISE DE CONSCIENCE.
La prise de conscience : le moment où quelque chose change déjà
Une prise de conscience n’est pas encore une solution.
Elle ne fait pas disparaître instantanément une difficulté.
Elle ne signifie pas non plus que nous avons compris son origine ou que nous savons déjà quelle direction prendre.
Mais elle modifie quelque chose d’essentiel :
notre manière de regarder ce que nous vivons.
Tant qu’une situation nous paraît normale, inévitable ou simplement passagère, nous avons peu de raisons de la questionner.
Nous pouvons continuer pendant des semaines, des mois ou parfois des années à fonctionner de la même manière.
Puis quelque chose devient plus visible.
Nous remarquons que :
certaines situations se répètent ;
notre énergie n’est plus la même ;
nous faisons de plus en plus d’efforts pour maintenir un équilibre ;
une relation occupe beaucoup de place dans notre esprit ;
notre travail nous atteint davantage qu’avant ;
nous doutons plus souvent de nous ;
nous avons l’impression de subir certaines situations ;
nous évitons des décisions importantes ;
nous nous sentons bloqués alors même que nous voudrions avancer ;
nous savons que quelque chose ne nous correspond plus.
La situation n’est peut-être pas nouvelle.
Mais notre regard sur elle commence à changer.
Et cette évolution est importante.
Parce qu’à partir du moment où je vois davantage ce qui se passe dans ma vie, je peux progressivement retrouver une capacité essentielle :
celle de choisir ce que je veux en faire.
Je peux commencer par reconnaître ce que je vis
Nous avons parfois appris à minimiser nos difficultés.
Nous pouvons nous dire :
« Il y a pire. »
« Je devrais être capable de gérer. »
« Ce n’est pas si grave. »
« Tout le monde traverse ça. »
« Je vais attendre encore un peu. »
« Cela finira bien par passer. »
Ces pensées peuvent avoir leur utilité.
Elles nous permettent parfois de traverser une période compliquée sans nous laisser envahir.
Mais elles peuvent aussi nous éloigner progressivement d’une question plus simple :
Comment est-ce que je vis réellement cette situation ?
Car il n’est pas nécessaire qu’une difficulté soit exceptionnelle pour avoir un impact réel sur notre vie.
Une tension répétée peut épuiser.
Une relation insatisfaisante peut occuper une place considérable.
Une perte de confiance peut limiter progressivement nos choix.
Une frustration professionnelle peut contaminer notre vie personnelle.
Une peur peut nous faire renoncer à des possibilités importantes.
Un comportement que nous reproduisons peut maintenir une situation que nous voudrions pourtant voir évoluer.
Nous pouvons alors commencer non pas par juger ce qui nous arrive, mais simplement par l’observer.
Qu’est-ce que je vis ?
Depuis combien de temps ?
Quelle place cela prend-il dans ma vie ?
Qu’est-ce que cela m’empêche peut-être de vivre, de choisir ou de construire ?
C’est souvent ici que commence véritablement la prise de conscience.
1. « Ce que je vis n’est pas anodin »
La première prise de conscience consiste souvent à reconnaître que ce que nous vivons produit réellement des effets.
Pas nécessairement des effets spectaculaires.
Mais suffisamment importants pour mériter notre attention.
Quand quelque chose revient régulièrement
Une difficulté isolée fait partie de la vie.
Nous pouvons avoir une mauvaise journée.
Traverser un désaccord.
Douter avant une décision.
Être fatigué après une période intense.
Mais lorsqu’une même expérience revient régulièrement, la situation devient différente.
Je peux commencer à remarquer que :
- les mêmes tensions apparaissent dans plusieurs relations ;
- je retrouve les mêmes difficultés dans différents environnements professionnels ;
- je fais régulièrement passer les besoins des autres avant les miens ;
- j’hésite devant les mêmes types de décisions ;
- je me retrouve souvent dans des situations qui me ressemblent étrangement ;
- je repousse certaines actions importantes ;
- je ressens régulièrement la même peur, la même culpabilité ou la même frustration ;
- je finis par reproduire quelque chose que j’avais pourtant décidé de changer.
La répétition constitue parfois une information précieuse.
Elle ne signifie pas nécessairement qu’il existe un problème grave.
Elle peut simplement nous montrer qu’un mode de fonctionnement mérite d’être regardé autrement.
Quand quelque chose commence à prendre trop de place
Nous pouvons également nous demander non pas seulement si une difficulté existe, mais quelle place elle occupe.
Combien de temps est-ce que j’y pense ?
Combien d’énergie dois-je consacrer à gérer cette situation ?
Est-ce que je modifie mes comportements pour l’éviter ?
Est-ce que cela influence mes décisions ?
Mon sommeil ?
Mes relations ?
Mon travail ?
Ma confiance ?
Ma disponibilité pour autre chose ?
Une difficulté peut sembler petite lorsqu’on l’observe isolément et devenir beaucoup plus importante lorsqu’on considère tout ce qu’elle mobilise autour d’elle.
Reconnaître cela n’est pas dramatiser.
C’est simplement commencer à regarder notre vie telle qu’elle est vécue.
2. « Attendre ne suffit pas toujours »
Certaines difficultés passent naturellement.
Le temps permet parfois de prendre du recul.
Une situation extérieure se modifie.
Une émotion s’apaise.
Un problème finit par se résoudre.
Mais le temps, à lui seul, ne transforme pas nécessairement ce qui se répète.
Lorsque nous retrouvons régulièrement les mêmes situations, les mêmes réactions ou les mêmes blocages, attendre peut simplement prolonger un fonctionnement déjà installé.
Quand « laisser passer » devient « laisser durer »
Il existe une différence importante entre :
laisser du temps à une situation
et
laisser une situation s’installer.
Au début, nous pouvons penser :
« Je vais voir comment cela évolue. »
Puis :
« Ce n’est sans doute qu’une période. »
Et quelques mois plus tard :
« Cela fait longtemps que je me dis qu’il faudrait que quelque chose change. »
La prise de conscience apparaît parfois précisément à cet instant.
Lorsque nous constatons que le temps n’a pas véritablement modifié ce qui nous gêne.
Nous pouvons alors nous demander :
Qu’est-ce qui changera si je continue exactement de la même manière ?
Cette question n’a rien de culpabilisant.
Elle nous permet simplement de remettre du mouvement là où l’attente est devenue une habitude.
Certaines difficultés se déplacent
Une difficulté peut également commencer dans un domaine et progressivement en toucher d’autres.
Une situation professionnelle difficile peut réduire notre disponibilité familiale.
Une relation compliquée peut affecter notre confiance.
Une inquiétude persistante peut nous rendre plus irritable.
Une perte d’énergie peut nous conduire à abandonner certaines activités qui nous faisaient du bien.
Une difficulté à poser nos limites peut se retrouver dans notre couple, notre famille et notre travail.
Ce n’est donc pas uniquement la difficulté initiale qui compte.
C’est aussi la manière dont elle commence éventuellement à influencer notre équilibre global.
S’en occuper peut alors devenir une manière de protéger ce qui fonctionne encore bien.
3. « Je n’ai pas besoin d’aller très mal pour être accompagné »
C’est probablement l’une des prises de conscience les plus importantes.
Nous associons encore parfois l’accompagnement psychologique, thérapeutique ou le coaching à l’idée qu’il faudrait être arrivé à un point particulièrement difficile pour demander de l’aide.
Comme s’il fallait attendre :
- d’être épuisé ;
- de ne plus réussir à fonctionner ;
- qu’une relation soit profondément détériorée ;
- qu’une situation professionnelle devienne insupportable ;
- de perdre totalement confiance ;
- ou de ne plus savoir quoi faire.
Pourtant, il est parfaitement légitime de se faire accompagner bien avant d’en arriver là.
Je peux vouloir aller mieux sans aller très mal
Il existe un espace immense entre :
« tout va parfaitement bien »
et
« je ne peux plus continuer comme cela ».
C’est précisément dans cet espace que beaucoup de changements peuvent commencer.
Je peux souhaiter être accompagné parce que :
- une situation m’interroge ;
- je veux prendre une décision importante ;
- je sens que je répète quelque chose ;
- je voudrais améliorer ma relation de couple ;
- je souhaite retrouver davantage de confiance ;
- mon travail ne me convient plus complètement ;
- j’ai besoin de clarifier ce que je veux ;
- je traverse une transition ;
- je souhaite mieux comprendre ma manière de fonctionner ;
- je voudrais simplement vivre certaines situations autrement.
L’accompagnement n’est donc pas uniquement une réponse à la souffrance.
Il peut également être un choix de développement, de clarification et de transformation.
Demander un regard extérieur peut être une ressource
Nous pouvons être très compétents dans de nombreux domaines de notre vie et rencontrer pourtant des situations dans lesquelles nous tournons en rond.
Cela n’a rien d’étonnant.
Nous regardons notre propre vie depuis l’intérieur.
Nous avons nos habitudes.
Nos interprétations.
Nos automatismes.
Nos expériences.
Nos peurs.
Nos stratégies habituelles.
Un accompagnement permet parfois simplement de créer un espace différent.
Un espace où nous pouvons :
- mettre des mots sur ce que nous vivons ;
- prendre du recul ;
- identifier ce qui se répète ;
- distinguer ce que nous voulons de ce que nous continuons à subir ;
- découvrir d’autres possibilités ;
- expérimenter de nouvelles manières de penser, de ressentir ou d’agir.
Il ne s’agit pas nécessairement de chercher quelqu’un qui nous dise quoi faire.
Il s’agit souvent de retrouver davantage de liberté dans nos propres choix.
4. « Plus je m’en occupe tôt, plus je peux profiter longtemps du changement »
Nous raisonnons souvent en termes de réparation.
Nous attendons qu’un problème soit suffisamment important pour décider de nous en occuper.
Mais il existe une autre manière d’envisager le changement.
Non plus seulement :
« Comment sortir de cette difficulté ? »
mais aussi :
« Combien de temps ai-je envie de continuer à vivre de cette manière ? »
Le changement ne concerne pas uniquement aujourd’hui
Imaginons qu’une difficulté puisse évoluer.
Une relation.
Une manière de nous positionner.
Une peur.
Une perte de confiance.
Une difficulté à choisir.
Une situation professionnelle.
Une tendance à répéter certains comportements.
Si nous commençons à la transformer aujourd’hui, les effets ne concernent pas uniquement les prochaines semaines.
Ils peuvent influencer les mois et les années qui suivent.
C’est probablement l’une des dimensions les moins visibles d’un accompagnement.
Nous pensons au problème actuel.
Mais ce que nous transformons aujourd’hui peut modifier une partie beaucoup plus longue de notre trajectoire.
Une limite que j’apprends à poser maintenant peut modifier mes futures relations.
Une confiance que je développe peut influencer les décisions que je prendrai pendant plusieurs années.
Une relation que j’apprends à vivre autrement peut transformer une partie de ma vie familiale.
Une orientation professionnelle plus juste peut changer profondément mon quotidien futur.
Une prise de conscience peut donc avoir une valeur qui dépasse largement le moment où elle apparaît.
Il n’est jamais trop tard, mais il n’est pas nécessaire d’attendre
Il est toujours possible de changer quelque chose.
À trente ans.
À quarante ans.
À cinquante ans.
À soixante ans.
Et au-delà.
Mais cela ne signifie pas qu’il soit nécessaire d’attendre.
Lorsque nous savons qu’une situation ne nous convient plus, il peut être utile de nous poser une question très simple :
Si cette difficulté pouvait évoluer, pourquoi attendre plusieurs années avant de commencer à m’en occuper ?
La réponse appartient évidemment à chacun.
Mais la question mérite parfois d’être posée.
La prise de conscience n’est pas un jugement sur moi-même
Prendre conscience d’une difficulté ne consiste pas à dresser la liste de tout ce qui ne va pas chez nous.
Bien au contraire.
Une prise de conscience utile devrait nous permettre de sortir progressivement du jugement.
Il ne s’agit pas de penser :
« Je suis comme cela. »
« J’ai encore échoué. »
« Il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. »
Mais plutôt :
« Voilà ce que je vis aujourd’hui. »
« Voilà ce qui se répète peut-être. »
« Voilà ce que j’aimerais voir évoluer. »
Cette différence est fondamentale.
Lorsque nous nous jugeons, nous réduisons souvent notre identité à notre difficulté.
Lorsque nous observons, nous créons une distance.
Je ne suis pas ma peur.
Je ne suis pas mon manque de confiance.
Je ne suis pas mes difficultés relationnelles.
Je ne suis pas mon stress professionnel.
Je ne suis pas les comportements que j’ai appris ou répétés jusqu’ici.
Je suis une personne qui vit actuellement certaines expériences et qui peut apprendre à les vivre autrement.
Une difficulté peut devenir une information
Nous cherchons souvent à faire disparaître rapidement ce qui nous dérange.
Pourtant, certaines difficultés peuvent aussi nous renseigner.
Une fatigue peut nous inviter à regarder notre rythme.
Une frustration peut nous montrer qu’un besoin important n’est plus suffisamment respecté.
Une colère répétée peut attirer notre attention sur certaines limites.
Une perte de motivation peut questionner le sens de ce que nous faisons.
Une difficulté relationnelle peut révéler une manière habituelle de nous positionner.
Une procrastination peut indiquer qu’une décision, une peur ou un conflit intérieur mérite d’être exploré.
Une période de doute peut parfois annoncer qu’une ancienne manière de vivre ne correspond plus totalement à la personne que nous devenons.
La prise de conscience ne consiste donc pas uniquement à constater :
« quelque chose ne va pas ».
Elle peut devenir :
« quelque chose essaie peut-être de m’indiquer qu’un changement devient nécessaire ».
Je peux observer plusieurs domaines de ma vie
Une prise de conscience peut apparaître dans des domaines très différents.
Dans ma relation à moi-même
Je peux remarquer :
- que je doute beaucoup de moi ;
- que je me juge sévèrement ;
- que je manque de confiance dans certaines situations ;
- que je me mets régulièrement en retrait ;
- que je me mets beaucoup de pression ;
- que je cherche constamment à contrôler ;
- que certaines peurs orientent mes décisions ;
- que je ne sais plus très bien ce que je veux.
Dans mes relations
Je peux constater :
- que les mêmes conflits reviennent ;
- que je n’arrive pas à poser certaines limites ;
- que je donne beaucoup sans savoir demander ;
- que je me sens régulièrement incompris ;
- que certaines relations m’épuisent ;
- que je me retrouve souvent dans les mêmes rôles ;
- que je n’ose pas dire ce que je pense ;
- que je répète certaines dynamiques malgré moi.
Dans mon couple
Je peux sentir :
- que la communication est devenue plus difficile ;
- que nous nous éloignons ;
- que certaines blessures reviennent régulièrement ;
- que nous ne savons plus comment sortir de certains conflits ;
- que chacun défend sa position sans parvenir à retrouver le lien ;
- que notre couple fonctionne encore mais ne nous satisfait plus autant ;
- que nous aimerions construire une autre manière d’être ensemble.
Dans ma vie professionnelle
Je peux observer :
- une perte de motivation ;
- une fatigue persistante ;
- un sentiment de ne plus être à ma place ;
- une difficulté à faire reconnaître ma valeur ;
- des relations professionnelles devenues pesantes ;
- une incapacité à poser certaines limites ;
- un projet que je repousse depuis longtemps ;
- l’envie de changer sans savoir encore dans quelle direction.
Dans chacune de ces situations, il n’est pas nécessaire de connaître immédiatement la solution.
Reconnaître honnêtement ce que je vis constitue déjà une première étape.
Entre constater et comprendre
Prendre conscience ne signifie pas nécessairement comprendre immédiatement.
Je peux constater que je répète certaines situations sans encore savoir pourquoi.
Je peux sentir qu’une relation ne me convient plus sans savoir comment la transformer.
Je peux savoir que mon travail ne me correspond plus sans avoir encore identifié mon prochain projet.
Je peux constater une perte de confiance sans connaître précisément ce qui l’a construite.
C’est normal.
Il existe plusieurs étapes dans un processus de changement.
Je peux d’abord :
CONSTATER.
Puis chercher à :
COMPRENDRE.
Ensuite apprendre à :
AGIR autrement.
Et progressivement :
CONSTRUIRE une manière de vivre plus juste pour moi.
Vouloir tout comprendre immédiatement peut parfois retarder le premier mouvement.
La première étape peut simplement être :
« Je reconnais que cette situation existe et que j’aimerais qu’elle évolue. »
De la prise de conscience au choix
Une prise de conscience ouvre une possibilité.
Mais elle ne nous oblige à rien.
Je peux reconnaître une difficulté et décider de continuer ainsi.
Je peux choisir d’attendre.
Je peux essayer seul.
Je peux parler à quelqu’un.
Je peux chercher des informations.
Je peux commencer un accompagnement.
L’essentiel est que la situation ne soit plus uniquement vécue de manière automatique.
Je retrouve progressivement une position différente :
je peux choisir.
Et parfois, le premier choix n’est même pas encore de changer.
C’est simplement de ne plus détourner le regard de ce que je sais déjà.
Quatre prises de conscience pour commencer
Cette rubrique MA PRISE DE CONSCIENCE s’organise autour de quatre étapes simples.
1. Ce que je vis n’est pas anodin
Reconnaître ce qui revient, ce qui pèse, ce qui me freine ou ce qui prend progressivement trop de place.
Article associé : « Ce que je vis n’est pas anodin. »
2. Attendre ne suffit pas toujours
Observer si le temps améliore réellement la situation ou s’il permet simplement à certaines difficultés de s’installer.
Article associé : « Cela ne disparaîtra peut-être pas simplement en attendant. »
3. Je n’ai pas besoin d’aller très mal pour être accompagné
Sortir de l’idée selon laquelle il faudrait attendre une situation grave pour demander un regard extérieur ou commencer un travail sur soi.
Article associé : « Je n’ai pas besoin d’aller très mal pour être accompagné. »
4. Plus je m’en occupe tôt, plus je peux profiter longtemps du changement
Ne plus voir uniquement l’accompagnement comme une manière de résoudre un problème actuel, mais comme un investissement dans les années qui suivent.
Article associé : « Plus je m’en occupe tôt, plus je peux profiter longtemps du changement. »
Ces quatre prises de conscience ne constituent pas un diagnostic.
Elles constituent une invitation.
Regarder.
Reconnaître.
Choisir.
Puis, lorsque cela devient juste pour soi :
commencer à transformer.
Comment savoir si cela mérite que je m’en occupe ?
Il n’existe pas nécessairement de seuil précis.
Mais certaines questions peuvent nous aider.
Je peux me demander :
- Est-ce que cette situation revient régulièrement ?
- Est-ce qu’elle dure depuis longtemps ?
- Est-ce qu’elle me demande beaucoup d’énergie ?
- Est-ce qu’elle influence d’autres domaines de ma vie ?
- Est-ce que j’ai déjà essayé de la modifier sans obtenir le changement souhaité ?
- Est-ce que je me surprends régulièrement à penser qu’il faudrait que je fasse quelque chose ?
- Est-ce que je renonce à certaines choses à cause de cette difficulté ?
- Est-ce que je voudrais sincèrement que ma vie soit différente sur ce point ?
- Si rien ne change pendant les prochaines années, est-ce que cela me convient ?
La dernière question peut être particulièrement éclairante.
Car il est parfois difficile d’évaluer une situation uniquement à partir de notre inconfort actuel.
Il peut être plus facile de nous demander :
« Ai-je envie de vivre encore longtemps de cette manière ? »
Et si je ne sais pas exactement ce dont j’ai besoin ?
C’est fréquent.
Nous pouvons sentir qu’une situation doit évoluer sans savoir :
- s’il nous faut du coaching ;
- un travail thérapeutique ;
- une réflexion personnelle ;
- un accompagnement de couple ;
- un travail sur une difficulté professionnelle ;
- ou simplement un premier échange permettant de clarifier ce qui se passe.
Il n’est pas nécessaire d’arriver avec un diagnostic.
Il n’est pas nécessaire non plus de connaître la méthode qui conviendra.
Vous pouvez simplement partir de ce que vous vivez aujourd’hui.
Qu’est-ce qui vous amène ?
Qu’est-ce qui ne vous convient plus ?
Qu’aimeriez-vous voir évoluer ?
À partir de là, il devient possible de clarifier la situation et d’identifier la forme d’accompagnement la plus adaptée.
Mon approche : partir de la personne dans sa globalité
Une difficulté apparaît rarement dans une seule dimension de notre vie.
Une pensée influence parfois une émotion.
Une émotion influence notre corps.
Une expérience ancienne peut orienter certaines réactions actuelles.
Nos comportements influencent nos relations.
Nos relations peuvent renforcer certaines croyances.
Notre environnement professionnel ou familial agit également sur notre équilibre.
C’est pourquoi mon approche ne consiste pas à regarder uniquement un symptôme ou une difficulté isolée.
Je m’intéresse à la personne dans sa globalité :
ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent, ce qu’elle vit dans son corps, ce qu’elle répète, ce qu’elle construit dans ses relations et ce qu’elle souhaite profondément faire évoluer.
Selon les situations, mon accompagnement peut mobiliser différentes approches issues notamment du coaching, de l’hypnose, de la Programmation Neuro-Linguistique, de l’Analyse Transactionnelle, des approches comportementales et cognitives, systémiques ou encore du travail symbolique et intégratif.
La méthode n’est cependant jamais le point de départ.
Le point de départ, c’est vous et ce que vous vivez.
Une prise de conscience peut suffire à ouvrir un nouveau chemin
Nous imaginons parfois que les grands changements commencent par de grandes décisions.
Ce n’est pas toujours le cas.
Ils commencent parfois par une phrase intérieure presque silencieuse :
« Je ne veux plus continuer exactement comme cela. »
Ou :
« J’aimerais comprendre ce qui se passe. »
Ou encore :
« Je crois que j’ai envie de changer quelque chose. »
Ce sont de petites phrases.
Mais elles marquent parfois une rupture importante.
Parce qu’à cet instant, ce que nous vivions jusque-là comme une fatalité commence à devenir une situation sur laquelle nous pouvons agir.
Nous ne connaissons peut-être pas encore le chemin.
Mais nous avons commencé à reconnaître qu’un chemin différent pourrait exister.
CONCLUSION — Prendre conscience, c’est déjà reprendre une part de liberté
Vous n’avez pas besoin d’attendre que tout aille mal.
Vous n’avez pas besoin d’être certain de ce qui se passe.
Vous n’avez pas besoin de savoir exactement ce qu’il faudrait changer.
Vous n’avez même pas besoin d’être déjà prêt à entreprendre un accompagnement.
Vous pouvez commencer beaucoup plus simplement.
En observant.
En reconnaissant.
En vous demandant :
« Qu’est-ce qui, dans ma vie aujourd’hui, ne me convient plus vraiment ? »
Puis :
« Est-ce que j’ai envie que cela soit encore identique dans quelques mois ou dans quelques années ? »
La prise de conscience ne résout pas tout.
Mais elle change une chose essentielle :
ce qui était simplement subi peut commencer à devenir choisi.
Et c’est souvent là que commence la transformation.
Vous souhaitez simplement faire le point ?
Vous n’avez pas besoin de savoir à l’avance quel accompagnement vous conviendrait.
Vous pouvez commencer par un échange découverte de 20 à 30 minutes, afin de me présenter ce que vous vivez, ce que vous aimeriez voir évoluer et les questions que vous vous posez.
Nous pourrons regarder ensemble votre situation et déterminer si un accompagnement peut être pertinent pour vous.
Parce qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’aller mal pour commencer à vivre mieux.
20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement



