RELATION TOXIQUE : quand une relation vous abîme et vous fait perdre vos repères
EXTRAIT DE L’ARTICLE
Une relation difficile n’est pas nécessairement une relation toxique. Les désaccords, les tensions et les périodes de distance existent dans de nombreux liens. Mais lorsque vous doutez de plus en plus de votre ressenti, vous sentez responsable de tout, surveillez les réactions de l’autre, vous adaptez pour éviter les tensions ou ne savez plus très bien ce qui est acceptable, quelque chose mérite d’être regardé avec attention.
La difficulté n’est alors plus seulement ce qui se passe entre vous : c’est aussi ce que cette relation commence progressivement à changer en vous.
Une relation difficile n’est pas forcément une relation toxique
Une relation peut traverser :
des désaccords,
des maladresses,
des colères,
des périodes de distance,
des incompréhensions,
des erreurs,
ou même une crise importante.
Cela ne suffit pas à la rendre « toxique ».
Dans une relation qui reste suffisamment saine, il est généralement encore possible de :
parler,
exprimer un désaccord,
entendre l’autre,
reconnaître sa propre part,
réparer,
poser une limite,
dire non,
et faire évoluer la manière d’être ensemble.
La situation devient différente lorsque certaines dynamiques reviennent régulièrement et que, malgré vos efforts :
vos limites sont contestées,
vos émotions sont minimisées,
vous êtes fréquemment culpabilisé(e),
vous devez de plus en plus vous adapter,
vous craignez certaines réactions,
ou :
vous ne vous sentez plus réellement libre d’être vous-même.
Le terme « relation toxique » n’est pas ici un diagnostic posé sur une personne.
Il sert à décrire une relation dont certaines interactions deviennent suffisamment répétitives et nocives pour altérer durablement l’équilibre, la sécurité ou les repères de l’une des personnes impliquées.
Quand vous ne savez plus très bien ce que vous devez penser de la relation
Au début, vos repères étaient peut-être relativement clairs.
Vous saviez :
ce qui vous convenait,
ce qui ne vous convenait pas,
ce que vous souhaitiez,
ce que vous refusiez.
Puis les choses ont pu devenir plus confuses.
Une remarque vous blesse.
Mais vous pensez :
« Est-ce que je suis trop sensible ? »
Un comportement vous dérange.
Puis :
« Peut-être que j’exagère. »
Vous posez une limite.
L’autre vous reproche :
d’être égoïste,
de créer des problèmes,
de tout compliquer,
de ne rien comprendre,
ou d’être responsable de la tension.
À force, une autre question apparaît :
« Est-ce que le problème vient finalement de moi ? »
Lorsque la relation vous conduit régulièrement à douter de :
votre ressenti,
votre jugement,
vos besoins,
vos limites,
ou votre droit même à être dérangé(e),
vous pouvez commencer à perdre vos propres points de repère.
Quels signes peuvent indiquer qu’une relation vous abîme progressivement ?
Toutes les situations ne se présentent pas de la même manière.
Il ne s’agit pas de chercher un signe isolé qui permettrait, à lui seul, de conclure qu’une relation est « toxique ».
Ce qui mérite surtout votre attention, c’est la répétition de certains comportements et leurs effets sur vous au fil du temps.
Plusieurs signes peuvent néanmoins vous aider à repérer que la relation commence à fragiliser vos repères.
Je doute de plus en plus de mon propre ressenti
Vous êtes blessé(e).
Mais l’autre répond :
« Tu exagères. »
« Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. »
« Tu comprends toujours tout de travers. »
« Tu es trop sensible. »
Vous réévaluez alors ce que vous avez vécu.
Vous minimisez.
Vous cherchez une autre explication.
Vous vous demandez si vous avez mal compris.
Et vous finissez parfois par penser :
« Est-ce que je peux encore me fier à ce que je ressens ? »
Lorsque ce doute revient régulièrement, il peut devenir de plus en plus difficile de distinguer ce que vous ressentez réellement de ce que l’autre vous renvoie.
Je surveille les réactions de l’autre
Vous observez :
son visage,
son ton,
son humeur,
ses silences,
ses messages,
sa manière d’entrer dans une pièce.
Vous cherchez à savoir :
« Dans quel état est-il ou elle aujourd’hui ? »
Pour anticiper.
Éviter une tension.
Choisir le bon moment.
Adapter ce que vous allez dire.
Retenir certains mots.
Vous pouvez finir par consacrer une part importante de votre attention à prévoir la réaction de l’autre avant même d’exprimer ce que vous pensez ou ce dont vous avez besoin.
Je m’adapte de plus en plus pour éviter les tensions
Vous commencez à :
parler moins,
éviter certains sujets,
renoncer à certaines demandes,
faire davantage,
dire oui alors que vous pensez non,
modifier vos comportements,
ou retenir ce qui vous dérange.
Non parce que vous avez réellement changé d’avis.
Mais parce que vous cherchez avant tout :
à éviter la réaction de l’autre.
Peu à peu, la question :
« Qu’est-ce que je veux ? »
peut être remplacée par :
« Qu’est-ce que je dois faire pour que cela se passe bien ? »
Je m’isole progressivement
Vous parlez moins de la relation.
Vous voyez moins certaines personnes.
Vous évitez d’expliquer ce qui se passe.
Vous pensez :
« Ils ne comprendraient pas. »
« Je ne veux pas qu’ils jugent. »
« Je vais encore devoir me justifier. »
Parfois, l’autre critique également certaines de vos relations, rend les sorties difficiles, vous reproche votre disponibilité envers d’autres personnes ou vous pousse progressivement à vous éloigner.
Vous pouvez alors perdre peu à peu certains appuis extérieurs.
Et lorsque vous avez moins de regards autour de vous, il devient parfois plus difficile de prendre du recul sur ce que vous vivez.
Je doute de plus en plus de ma valeur
Des remarques répétées peuvent progressivement modifier la manière dont vous vous regardez.
Vous commencez à penser :
« Je ne fais jamais rien correctement. »
« Je demande trop. »
« Je suis compliqué(e). »
« Je ne suis jamais assez bien. »
« Personne d’autre ne me supporterait. »
Ce qui relevait au départ d’une critique venant de l’autre peut finir par devenir une manière de vous parler à vous-même.
J’ai de plus en plus de mal à poser mes limites
Vous savez parfois très clairement ce qui ne vous convient pas.
Mais vous hésitez à le dire.
Parce que vous craignez :
la colère,
les reproches,
le conflit,
le silence,
le rejet,
ou une menace de rupture.
Votre question n’est plus seulement :
« Quelle est ma limite ? »
Elle devient :
« Qu’est-ce qui va se passer si je la pose ? »
Vous pouvez alors finir par accepter certaines situations non parce qu’elles vous conviennent, mais parce que les conséquences d’un refus vous inquiètent davantage.
Je me sens de plus en plus responsable de ce qui ne va pas
Lorsqu’un problème apparaît, vous cherchez rapidement ce que vous avez fait de travers.
Vous vous excusez.
Vous essayez de réparer.
Vous faites davantage.
Vous vous demandez ce que vous auriez dû dire autrement.
Même lorsque la responsabilité ne vous appartient pas entièrement.
Peu à peu, vous pouvez avoir l’impression que :
si la relation va mal, c’est forcément à vous de la réparer.
J’ai peur de partir alors même que cette relation me fait souffrir
Partir peut sembler extrêmement difficile.
Vous pouvez craindre :
d’être seul(e),
de regretter,
de faire souffrir l’autre,
de perdre ce que vous avez construit,
de vous tromper,
d’aggraver la situation,
ou de ne pas réussir à tenir votre décision.
Vous pouvez donc reconnaître qu’une relation vous fait souffrir…
et rester malgré tout profondément hésitant(e).
Cette difficulté ne signifie pas que vous souhaitez nécessairement continuer ainsi.
Elle peut simplement montrer à quel point la situation est devenue difficile à penser avec suffisamment de recul.
Je ne me reconnais plus tout à fait dans cette relation
Vous étiez peut-être auparavant plus spontané(e).
Plus sûr(e) de vos choix.
Plus libre dans vos paroles.
Plus entouré(e).
Plus capable de dire non.
Et aujourd’hui, vous avez parfois l’impression :
de vous retenir davantage,
de vous justifier davantage,
de vous méfier davantage de votre propre jugement,
ou de ne plus savoir très clairement ce qui est acceptable pour vous.
C’est souvent ce changement progressif qui mérite d’être regardé avec attention.
Vous ne vous demandez plus seulement ce qui se passe dans la relation.
Vous commencez aussi à vous demander :
« Qu’est-ce que cette relation est en train de changer en moi ? »
Ce qui se passe réellement dans la relation compte autant que ce que vous ressentez
C’est précisément pour cette raison que cet article appartient désormais à :
MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES
Il ne suffit pas de regarder :
« Pourquoi est-ce que je doute autant ? »
Il devient aussi nécessaire de constater :
« Qu’est-ce qui se passe réellement dans cette relation ? »
L’autre :
vous rabaisse-t-il régulièrement ?
nie-t-il certaines paroles ou certains comportements ?
vous culpabilise-t-il lorsque vous posez une limite ?
vous fait-il porter systématiquement la responsabilité des conflits ?
utilise-t-il le silence comme moyen de pression ?
contrôle-t-il vos relations, vos communications, vos dépenses ou vos déplacements ?
vous menace-t-il de partir pour obtenir quelque chose ?
vous isole-t-il progressivement ?
utilise-t-il certaines de vos fragilités contre vous ?
alterne-t-il régulièrement rapprochement intense et rejet ?
vous fait-il peur ?
Lorsque plusieurs de ces situations se répètent, le problème ne se trouve pas nécessairement uniquement dans votre manière de réagir.
La relation elle-même peut être devenue profondément déséquilibrée ou nocive.
Plusieurs dynamiques interactionnelles peuvent se retrouver dans une relation toxique
Une relation toxique ne prend pas toujours une seule forme.
Vous pouvez y retrouver plusieurs dynamiques simultanément :
CONFLITS RÉPÉTITIFS
CULPABILISATION
RAPPORT DE FORCE
SILENCE PUNITIF
MANIPULATION ÉMOTIONNELLE
CONTRÔLE • RÉSISTANCE
RAPPROCHEMENT • ÉLOIGNEMENT
ACCUSATION • JUSTIFICATION
GASLIGHTING
CHANTAGE AFFECTIF
Certaines peuvent se renforcer entre elles.
Par exemple, un conflit peut être suivi d’un silence prolongé.
Puis d’une réconciliation.
Puis d’une nouvelle tension.
Ou une limite peut déclencher une culpabilisation, suivie d’une justification, puis d’un nouveau rapport de force.
Si vous reconnaissez également la répétition des mêmes disputes :
CONFLITS RÉPÉTITIFS : nous finissons toujours par avoir la même dispute
Les autres articles seront reliés ici progressivement au fur et à mesure de leur publication.
Certaines scènes peuvent aussi prendre la forme de jeux psychologiques
Dans certaines relations, vous pouvez retrouver des échanges tels que :
« Après tout ce que j’ai fait pour toi… »
« Regarde ce que tu m’as fait faire. »
« Si ce n’était pas à cause de toi… »
ou encore des séquences dans lesquelles :
l’un demande,
l’autre aide,
l’aide est rejetée,
les positions changent,
et chacun termine l’échange avec un sentiment déjà connu de frustration, de colère ou d’injustice.
Cela ne signifie pas que toute relation toxique est constituée de jeux psychologiques.
Mais certains jeux peuvent venir se superposer à d’autres difficultés interactionnelles.
D’autres difficultés personnelles peuvent apparaître ou s’intensifier dans une relation toxique
Une relation toxique appartient à MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES parce que nous regardons d’abord ce qui se passe dans la relation : culpabilisation, contrôle, dévalorisation, pression, silences, rapports de force, manipulation, limites contestées…
Mais ce qui se répète dans une relation peut aussi finir par avoir des effets en vous.
Vous pouvez progressivement devenir plus anxieux(se), plus vigilant(e), douter davantage de votre valeur, vous sentir responsable de ce qui arrive ou vous adapter de plus en plus pour préserver le lien.
C’est ici que les deux rubriques se rencontrent :
MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES regarde principalement ce qui se construit dans la relation.
MES DIFFICULTÉS PERSONNELLES regarde principalement ce que cela peut finir par produire, réveiller ou renforcer en vous.
L’un ne remplace donc pas l’autre.
Les deux regards peuvent devenir complémentaires.
SI VOUS VOUS SENTEZ DE PLUS EN PLUS RESPONSABLE DE TOUT
À force d’entendre que vous avez mal compris, mal parlé, mal réagi ou provoqué la situation, vous pouvez commencer à rechercher systématiquement votre propre faute.
Vous vous excusez davantage.
Vous cherchez à réparer.
Vous vous demandez ce que vous auriez dû faire autrement.
Et progressivement, la culpabilité peut dépasser les situations précises de la relation et devenir une difficulté personnelle à part entière.
CULPABILITÉ EXCESSIVE : quand vous vous sentez responsable de tout
SI VOUS VOUS ADAPTEZ DE PLUS EN PLUS POUR ÉVITER LES TENSIONS
Vous choisissez vos mots.
Vous renoncez à certaines demandes.
Vous acceptez ce qui ne vous convient pas.
Vous essayez de prévoir ce qui pourrait déranger l’autre.
Au départ, cette adaptation peut concerner principalement cette relation.
Mais lorsqu’elle devient habituelle, vous pouvez finir par vous effacer pour préserver le lien.
SURADAPTATION : quand vous vous adaptez jusqu’à vous oublier
SI VOUS RESTEZ CONSTAMMENT ATTENTIF(VE) AUX RÉACTIONS DE L’AUTRE
Vous observez son humeur.
Son regard.
Son ton.
Ses silences.
Vous cherchez à anticiper ce qui risque de provoquer une réaction.
Lorsque cet état d’alerte devient fréquent, il peut finir par dépasser le moment du conflit lui-même et vous maintenir dans une vigilance presque permanente.
HYPERVIGILANCE : quand vous restez en alerte même lorsque rien ne semble menaçant
SI VOUS DOUTEZ DE PLUS EN PLUS DE VOTRE PROPRE VALEUR
Des critiques répétées, des comparaisons, des humiliations ou des remarques dévalorisantes peuvent finir par modifier la manière dont vous vous regardez.
Ce qui était au départ :
« Il ou elle me critique beaucoup »
peut progressivement devenir :
« Peut-être que je ne suis vraiment pas à la hauteur. »
La difficulté relationnelle commence alors à fragiliser une dimension plus personnelle : l’estime que vous vous accordez.
MANQUE D’ESTIME DE SOI : quand vous avez du mal à reconnaître votre propre valeur
SI LA PEUR DE PERDRE LA RELATION PREND DE PLUS EN PLUS DE PLACE
Vous pouvez reconnaître que la relation vous fait souffrir et pourtant être extrêmement inquiet(ète) à l’idée qu’elle s’arrête.
Vous cherchez alors à réparer davantage.
À céder.
À rassurer.
À retenir l’autre.
Lorsque cette peur devient centrale, elle peut rencontrer ou renforcer une difficulté personnelle liée à l’abandon.
ABANDON : quand la peur de perdre l’autre prend trop de place
SI VOUS NE SAVEZ PLUS À QUI OU À QUOI FAIRE CONFIANCE
Mensonges, promesses non tenues, contradictions, dissimulations ou ruptures répétées de confiance peuvent laisser une trace qui dépasse l’événement lui-même.
Vous pouvez commencer à surveiller davantage.
Douter.
Vérifier.
Vous demander si vous pouvez encore croire ce que l’on vous dit.
La difficulté vécue dans la relation peut alors rejoindre une difficulté personnelle autour de la confiance et de la trahison.
TRAHISON : quand ce qui s’est passé vous empêche encore de faire confiance
SI VOUS COMMENCEZ À VOUS ÉLOIGNER POUR VOUS PROTÉGER
Lorsque chaque rapprochement risque de conduire à une tension, une critique ou une blessure, prendre de la distance peut devenir une façon de vous protéger.
Vous parlez moins.
Vous partagez moins.
Vous évitez certaines conversations.
Et parfois cette manière de vous protéger peut progressivement s’étendre à d’autres relations.
ÉVITEMENT RELATIONNEL : quand vous prenez vos distances dès que le lien devient important
Ces difficultés personnelles ne signifient pas qu’une relation toxique les provoque automatiquement.
Certaines existaient peut-être auparavant.
D’autres peuvent être réveillées ou renforcées par ce que vous vivez.
Et d’autres encore peuvent apparaître progressivement lorsque la relation dure.
L’important est de ne pas confondre les deux niveaux :
ce qui se passe dans la relation
et
ce que cette relation finit par produire ou renforcer en vous.
C’est précisément pour cela que MES DIFFICULTÉS PERSONNELLES et MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES sont deux portes différentes, mais complémentaires, dans Coaching & Thérapies®.
Une relation toxique peut apparaître dans plusieurs domaines de vie
Une dynamique relationnelle nocive ne concerne pas uniquement le couple.
DANS LE COUPLE
Vous pouvez retrouver :
des critiques répétées,
de la culpabilisation,
des menaces de séparation,
du contrôle,
un silence utilisé comme sanction,
des limites régulièrement contestées,
ou une peur récurrente des réactions de l’autre.
DANS LA FAMILLE
Un parent, un enfant adulte, un frère, une sœur ou un autre proche peut également participer à une relation dans laquelle :
la culpabilité,
la dette,
le contrôle,
l’intrusion,
les reproches,
ou la peur de perdre sa place
prennent progressivement beaucoup d’espace.
DANS UNE AMITIÉ OU LA VIE SOCIALE
Vous pouvez vous sentir :
constamment redevable,
critiqué(e),
mis(e) à l’écart puis réintégré(e),
obligé(e) de justifier vos choix,
ou inquiet(ète) à l’idée de déplaire.
DANS LA VIE PROFESSIONNELLE
Une relation de travail peut également devenir profondément délétère.
Vous pouvez rencontrer :
des humiliations répétées,
des critiques constantes,
une pression relationnelle,
des contradictions permanentes,
de la culpabilisation,
des demandes impossibles,
ou une peur importante des réactions d’un supérieur, d’un collègue ou d’un associé.
Le contexte change.
La perte progressive de liberté et de repères peut rester très reconnaissable.
Quelle place cette relation prend-elle aujourd’hui dans votre vie ?
Lorsque vous pensez à cette relation, demandez-vous simplement :
vous sentez-vous libre de parler ?
Pouvez-vous dire non ?
Pouvez-vous poser une limite ?
Vous sentez-vous souvent coupable ?
Vous justifiez-vous beaucoup ?
Doutez-vous davantage de vous-même ?
Avez-vous peur de certaines réactions ?
Cachez-vous une partie de ce que vous vivez à votre entourage ?
Avez-vous renoncé à certaines relations ou activités ?
Savez-vous encore clairement ce qui vous convient et ce qui ne vous convient pas ?
L’objectif n’est pas d’obtenir un « score ».
Il est de regarder ce que cette relation produit réellement dans votre vie aujourd’hui.
Vous avez peut-être déjà essayé beaucoup de choses
Vous avez peut-être tenté de :
mieux expliquer,
rassurer davantage,
éviter certains sujets,
vous excuser,
faire le premier pas,
être plus patient(e),
poser une limite,
vous taire,
prendre de la distance,
faire encore un effort,
ou attendre que les choses changent.
Et malgré cela :
le doute revient,
la culpabilité revient,
les tensions reviennent,
vous vous adaptez encore,
ou :
la même dynamique recommence.
C’est souvent à ce moment qu’un regard extérieur devient utile.
Non pour décider immédiatement :
« Cette personne est toxique. »
Mais pour clarifier :
« Qu’est-ce qui se passe réellement, qu’est-ce que cela produit sur moi et jusqu’où suis-je encore libre dans cette relation ? »
Certaines situations nécessitent avant tout protection et sécurité
Une difficulté interactionnelle ne signifie jamais que chacun porte automatiquement la même responsabilité.
Lorsqu’une relation comporte :
de la violence,
des menaces,
une forte contrainte,
une surveillance importante,
un contrôle coercitif,
une peur pour votre sécurité,
ou un risque pour vous ou vos enfants,
la priorité n’est pas de mieux communiquer ni d’équilibrer une interaction : elle est de vous protéger.
EN FRANCE, EN CAS DE DANGER IMMÉDIAT, VOUS POUVEZ CONTACTER
En cas de danger immédiat : 17 ou 112.
116 006 — Aide aux Victimes : service et appel gratuits, 7j/7.
3919 — Violences Femmes Info : écoute, information et orientation pour les femmes victimes de violences, leur entourage et les professionnels. Le 3919 n’est pas un numéro d’urgence.
De MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES à COMPRENDRE, AGIR et TRANSFORMER
Cet article appartient à :
Sa première fonction est de vous aider à constater :
« Cette relation commence réellement à m’abîmer ou à me faire perdre mes repères. »
COMPRENDRE
Lorsque vous souhaitez explorer plus profondément les dynamiques qui peuvent être présentes.
AGIR
Lorsque vous cherchez maintenant comment vous protéger, poser des limites, sortir de certaines conversations ou préparer une prise de distance.
Vous pouvez également consulter :
SE LIBÉRER D’UNE RELATION TOXIQUE : se protéger, quitter, se libérer de l’emprise, se reconstruire
TRANSFORMER
Lorsque vous comprenez déjà beaucoup de choses mais que :
le doute,
la culpabilité,
la peur,
l’hypervigilance,
l’attachement,
ou certains schémas relationnels
continuent à rester actifs.
FONDEMENTS SCIENTIFIQUES
Ce sujet pourra progressivement être relié aux articles de FONDEMENTS SCIENTIFIQUES consacrés notamment :
aux dynamiques relationnelles,
au contrôle coercitif,
à l’escalade relationnelle,
à la communication dysfonctionnelle,
au stress chronique dans les relations,
et aux effets psychologiques des relations durablement insécurisantes.
Le regard du Coach & Thérapeute
Lorsqu’une personne me dit
« Je crois que je suis dans une relation toxique. »
je trouve important de ne pas commencer par coller immédiatement une étiquette sur l’autre.
Je préfère regarder :
« Qu’est-ce qui se passe réellement dans cette relation ? »
Quels comportements se répètent ?
Pouvez-vous exprimer un désaccord ?
Pouvez-vous poser une limite ?
Votre parole est-elle entendue ?
Avez-vous peur des réactions de l’autre ?
Vous sentez-vous régulièrement coupable ?
Doutez-vous davantage de vous-même depuis cette relation ?
Vous êtes-vous éloigné(e) de certaines personnes ?
Pouvez-vous encore exprimer librement :
vos besoins,
vos choix,
vos désaccords,
vos limites ?
Deux relations peuvent sembler très conflictuelles de l’extérieur et pourtant fonctionner de manière très différente.
Ce qui me paraît essentiel est donc de regarder :
ce que cette relation vous fait vivre aujourd’hui et ce qu’elle change progressivement dans votre manière d’être.
FAQ — RELATION TOXIQUE
Une relation conflictuelle est-elle forcément toxique ?
Non.
Les conflits existent dans de nombreuses relations.
Ce qui mérite davantage d’attention est leur répétition, la manière dont ils se déroulent, l’absence éventuelle de réparation et surtout les effets durables que la relation produit sur les personnes.
Peut-on aimer quelqu’un et vivre une relation toxique ?
Oui.
L’attachement, l’amour et la souffrance peuvent coexister.
Aimer quelqu’un ne signifie pas que tout ce qui se passe dans la relation vous convient ou vous fait du bien.
Une personne peut-elle avoir des comportements toxiques sans le vouloir ?
Oui.
Le terme « toxique » décrit ici avant tout une dynamique relationnelle et ses effets, et non un diagnostic porté sur la personne.
L’absence d’intention de nuire ne signifie toutefois pas que les conséquences doivent être minimisées.
Si je reste, cela signifie-t-il que je suis dépendant(e) affectivement ?
Pas nécessairement.
Vous pouvez rester pour de nombreuses raisons :
l’attachement,
les enfants,
les contraintes matérielles,
la peur,
la culpabilité,
l’espoir de changement,
la dépendance financière,
ou simplement parce que vous ne savez pas encore clairement quoi faire.
Comment savoir si je dramatise ?
Revenez autant que possible aux faits.
Quels comportements se répètent ?
Que se passe-t-il lorsque vous exprimez un désaccord ?
Pouvez-vous poser une limite ?
Que produit cette relation sur votre confiance, votre sécurité et votre liberté ?
Lorsque vos repères deviennent confus, la répétition des faits et leurs conséquences sont souvent plus utiles à observer que l’étiquette à donner immédiatement à la relation.
Une relation toxique peut-elle exister en dehors du couple ?
Oui.
Elle peut concerner :
une relation familiale,
une amitié,
le travail,
un associé,
un groupe,
ou toute autre relation suffisamment importante.
Une relation toxique signifie-t-elle qu’il y a nécessairement de la violence ?
Non.
Toutes les relations nocives ne comportent pas de violence physique.
Mais lorsqu’il existe de la violence, des menaces, une coercition importante ou une peur pour votre sécurité, la question de la protection devient prioritaire.
Faites le premier pas lorsque vous ne savez plus très bien ce qui est acceptable
Vous pouvez parfaitement percevoir qu’une relation vous fait du mal…
et continuer malgré tout à douter.
Vous avez peut-être essayé :
de mieux comprendre,
de vous expliquer,
de pardonner,
de poser des limites,
de vous adapter,
de faire encore un effort,
de partir,
puis de revenir.
Et aujourd’hui, vous ne savez peut-être plus très bien :
ce qui vous appartient,
ce qui appartient à l’autre,
ce qui peut encore évoluer,
ce que vous supportez depuis trop longtemps,
ou :
ce dont vous avez réellement besoin.
Un premier échange peut permettre de mettre à plat ce que vous vivez, de distinguer vos difficultés personnelles de ce qui se construit réellement dans la relation, et d’identifier la direction la plus pertinente pour la suite.
20 min — Gratuit — Confidentiel — Sans engagement