HYPNOTHÉRAPIE : utiliser l’hypnose pour accompagner le changement

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Vous avez peut-être déjà entendu parler d’hypnose et d’hypnothérapie comme s’il s’agissait de deux termes interchangeables.

Ils sont pourtant différents.

L’hypnose désigne avant tout un état particulier de conscience et un ensemble de processus dans lesquels l’attention, l’imagination, les perceptions et la suggestibilité peuvent être mobilisées différemment.

L’hypnothérapie désigne l’utilisation de ces phénomènes hypnotiques dans une intention thérapeutique et au sein d’un accompagnement structuré.

Autrement dit :

l’hypnose est un phénomène et un outil ; l’hypnothérapie est une manière d’utiliser cet outil pour accompagner un changement.

Cette distinction est importante.

L’hypnothérapie n’est ni une formule magique, ni une manière de prendre le contrôle d’une personne. Elle ne consiste pas davantage à « endormir » quelqu’un pour modifier son esprit à son insu.

Elle crée plutôt des conditions particulières permettant d’explorer autrement certaines expériences, de mobiliser des ressources, de travailler certaines représentations et de favoriser l’émergence de nouvelles possibilités.

Pour comprendre préalablement les mécanismes de l’hypnose, ses principales formes et ce que la recherche permet aujourd’hui d’en dire, vous pouvez consulter :


Qu’est-ce que l’hypnothérapie ?

L’hypnothérapie est une démarche thérapeutique utilisant l’hypnose comme l’un des moyens permettant d’accompagner une personne vers un changement.

Le travail ne repose donc pas seulement sur l’entrée dans un état hypnotique.

Il repose également sur :

  • la compréhension de la difficulté rencontrée ;
  • la définition d’un objectif ;
  • la relation thérapeutique ;
  • la mobilisation des ressources ;
  • le choix d’une stratégie adaptée ;
  • le travail réalisé pendant l’expérience hypnotique ;
  • l’intégration de ce qui a été vécu ;
  • l’évolution observée dans la vie quotidienne.

C’est un point essentiel.

Être en hypnose n’est pas, en soi, une thérapie.

Ce qui donne sa dimension thérapeutique à l’accompagnement est la manière dont l’hypnose est utilisée au service d’un objectif pertinent pour la personne.


Quelle différence entre hypnose et hypnothérapie ?

La distinction peut être résumée simplement.

Hypnose Hypnothérapie
État et processus psychologiques particuliers Utilisation thérapeutique de ces processus
Peut exister spontanément S’inscrit dans une démarche d’accompagnement
Peut être utilisée pour l’expérience, le spectacle, le bien-être ou le soin Poursuit un objectif thérapeutique
Ne constitue pas nécessairement une thérapie Utilise l’hypnose comme outil de changement
Peut être pratiquée seule en autohypnose Suppose un cadre, des objectifs et une stratégie d’accompagnement

On peut donc apprendre l’autohypnose pour se détendre ou mieux mobiliser son attention sans suivre pour autant une hypnothérapie.

Inversement, un accompagnement en hypnothérapie peut utiliser différentes formes d’hypnose et les associer à d’autres approches thérapeutiques lorsque cela est pertinent.


Pourquoi utiliser l’hypnose dans une démarche thérapeutique ?

Nous savons parfois parfaitement ce que nous voudrions changer.

Et pourtant, savoir ne suffit pas toujours.

Une réaction émotionnelle peut continuer à apparaître.

Une peur peut se déclencher alors même que nous savons rationnellement qu’elle est disproportionnée.

Un comportement peut se répéter malgré notre volonté de l'arrêter.

Certaines expériences passées peuvent continuer à influencer notre manière de percevoir une situation présente.

C’est précisément l’un des intérêts de l’hypnothérapie : ne pas travailler uniquement avec la compréhension consciente et rationnelle.

L’état hypnotique peut notamment faciliter un travail impliquant :

L’attention

L’attention peut être davantage focalisée sur une sensation, une représentation, un souvenir, une ressource ou une expérience intérieure.

L’imagination

L’imagination permet de créer, modifier ou expérimenter intérieurement certaines situations.

Une nouvelle manière de vivre une situation peut ainsi être explorée avant même qu’elle ne soit rencontrée dans la réalité.

Les représentations internes

Images, sensations, significations et associations peuvent parfois être abordées autrement que par le raisonnement seul.

Les automatismes

Certains comportements ou réactions fonctionnent largement de manière automatique.

L’hypnothérapie peut permettre de travailler avec ces automatismes plutôt que de chercher uniquement à les combattre par la volonté.

Les ressources

L’hypnose peut également faciliter l’accès à des expériences de sécurité, de confiance, de calme, de capacité ou de maîtrise déjà présentes dans l’histoire de la personne.

L’objectif n’est donc pas nécessairement de « supprimer un symptôme ».

Il peut être de comprendre ce qui se joue, mobiliser ce qui manque et permettre à la personne de développer d’autres réponses possibles.


Que peut-on travailler en hypnothérapie ?

Les champs d’utilisation de l’hypnose sont nombreux, mais ils doivent toujours être replacés dans le contexte particulier de la personne.

L’hypnothérapie peut notamment être utilisée pour accompagner certaines problématiques liées :

  • au stress et à certaines manifestations anxieuses ;
  • aux peurs et phobies ;
  • aux habitudes et automatismes comportementaux ;
  • à la confiance en soi ;
  • à certaines difficultés émotionnelles ;
  • à la préparation mentale ;
  • au sommeil lorsque l’indication est appropriée ;
  • à certaines douleurs, notamment dans des cadres médicaux adaptés ;
  • à certaines difficultés relationnelles ;
  • à certains comportements problématiques ;
  • à la mobilisation des ressources ;
  • à certaines expériences difficiles du passé.

Mais une même manifestation peut avoir des origines très différentes.

Deux personnes disant :

« Je veux arrêter ce comportement »

ne rencontrent pas nécessairement le même problème.

Chez l’une, le comportement peut participer à la régulation du stress.

Chez l’autre, il peut être associé à une habitude ancienne.

Chez une troisième, il peut remplir une fonction de protection ou d’apaisement.

L’objectif n’est donc pas seulement de travailler sur ce que la personne fait, mais de comprendre suffisamment ce qui maintient la difficulté pour choisir une intervention pertinente.


Comment se déroule un accompagnement en hypnothérapie ?

Une hypnothérapie ne commence pas nécessairement par une induction hypnotique.

Elle commence d’abord par la rencontre et la compréhension de ce que vous souhaitez changer.

1. Comprendre votre demande

Que se passe-t-il ?

Depuis quand ?

Dans quelles situations ?

Qu’avez-vous déjà essayé ?

Qu’aimeriez-vous vivre différemment ?

Cette première étape permet d’éviter de travailler trop rapidement sur un symptôme sans comprendre suffisamment sa fonction ou son contexte.

2. Clarifier l’objectif

« Ne plus avoir peur », « ne plus être stressé » ou « ne plus penser au passé » indiquent une souffrance, mais ne définissent pas encore nécessairement un objectif.

Le travail consiste également à préciser :

  • qu’aimeriez-vous pouvoir ressentir, faire ou vivre à la place ?

3. Choisir l’approche hypnotique

Toutes les personnes ne répondent pas de la même manière aux mêmes formes d’accompagnement.

Une approche peut donc être plus directe, indirecte, conversationnelle, symbolique, participative ou expérientielle selon les besoins.

4. Entrer dans l’expérience hypnotique

L’attention est progressivement orientée différemment.

Certaines personnes ressentent une détente importante.

D’autres restent très conscientes.

Certaines perçoivent davantage leur corps.

D’autres développent surtout des images ou des sensations.

Il n’existe pas une seule manière correcte de vivre l’hypnose.

5. Réaliser le travail thérapeutique

Selon l’objectif, différentes expériences peuvent être proposées :

mobilisation de ressources, suggestions, travail symbolique, modification de représentations, projection dans une situation future, travail sur certains apprentissages ou exploration d’une expérience passée lorsque cela est pertinent.

6. Revenir et intégrer

La séance ne s’arrête pas au moment où l’expérience hypnotique se termine.

Il est utile d’observer ce qui a changé, ce qui a été compris, ce qui mérite d’être consolidé et ce qui pourra éventuellement être poursuivi lors d’une autre séance.


Une séance d’hypnothérapie suffit-elle ?

Parfois, une séance produit déjà un changement important.

Mais il serait trompeur d’en faire une règle.

La durée d’un accompagnement dépend notamment :

  • de la difficulté rencontrée ;
  • de son ancienneté ;
  • de sa fonction ;
  • de son contexte ;
  • des éventuels facteurs qui la maintiennent ;
  • des ressources disponibles ;
  • des objectifs recherchés.

Un comportement relativement circonscrit ne présente pas nécessairement la même complexité qu’une difficulté ancienne associée à plusieurs dimensions émotionnelles, relationnelles ou traumatiques.

L’hypnothérapie ne devrait donc pas être présentée comme une promesse de transformation systématique « en une séance ».

Le nombre de séances n’est pas un objectif en soi. Le changement recherché l’est.


Quelles formes d’hypnose peuvent être utilisées en hypnothérapie ?

Il n’existe pas une seule manière de pratiquer l’hypnose.

Plusieurs traditions et approches se sont développées, chacune privilégiant certaines manières d’accompagner l’expérience.

L’hypnose ericksonienne

Elle privilégie notamment l’adaptation à la personne, les suggestions indirectes, les métaphores, l’utilisation de ses réactions et la mobilisation de ses ressources.

L’hypnose elmanienne

Elle utilise généralement une démarche plus directe et structurée, avec une attention particulière portée à l’induction, à l’approfondissement et aux phénomènes hypnotiques.

L’hypnose conversationnelle

Les processus hypnotiques sont intégrés à la conversation elle-même, parfois sans induction formelle clairement identifiable.

L’hypnose humaniste

Elle privilégie une participation consciente de la personne, l’élargissement de la conscience, le travail symbolique et la recherche de sens.

L’hypnose symbolique

Elle utilise notamment les images, métaphores, représentations et scénarios intérieurs comme supports du changement.

L’hypnose holistique

Elle cherche à considérer la personne dans plusieurs dimensions de son expérience : corporelle, émotionnelle, cognitive, relationnelle, existentielle et, selon son propre système de représentation, éventuellement spirituelle.

L’hypnose régressive

Elle utilise l’expérience hypnotique pour revisiter certaines expériences du passé lorsque cela présente un intérêt thérapeutique.

Elle demande cependant des précautions particulières : un souvenir retrouvé sous hypnose ne constitue pas automatiquement une reproduction exacte d'un événement historique.

Pour approfondir cette approche :


Les 7 Voiles de l’Hypnose® : plusieurs approches, une navigation sur mesure

Ces différentes formes d’hypnose peuvent être représentées comme les voiles d’un même bateau.

Chacune possède ses caractéristiques.

Aucune n’est nécessairement « meilleure » dans l’absolu.

La question devient plutôt :

  • quelle voile utiliser, à quel moment, pour quelle personne et dans quelle direction ?

C’est le principe des 7 Voiles de l’Hypnose® :

  1. Hypnose Ericksonienne
  2. Hypnose Elmanienne
  3. Hypnose Conversationnelle
  4. Hypnose Humaniste
  5. Hypnose Symbolique
  6. Hypnose Holistique
  7. Hypnose Régressive

Et c’est ici qu’intervient l’approche intégrative.


L’approche intégrative : la navigation plutôt qu’une huitième voile

Dans cette représentation, l’approche intégrative n’est pas simplement une huitième forme d’hypnose venant s’ajouter aux sept précédentes.

Elle représente la navigation.

Selon votre histoire, votre fonctionnement, vos besoins et vos objectifs, les différentes approches peuvent être choisies, réglées et associées pour construire un accompagnement sur mesure.

Une séance peut ainsi utiliser une communication conversationnelle, puis une induction inspirée de l’approche ericksonienne ou elmanienne, intégrer ensuite un travail symbolique et mobiliser d’autres ressources lorsque cela est pertinent.

Cela ne signifie pas mélanger arbitrairement des techniques.

Une démarche intégrative suppose au contraire de conserver un fil conducteur thérapeutique :

  • Qu’essayons-nous de changer ? Pourquoi utilisons-nous cet outil ? Que permet-il ici ? Et comment s’intègre-t-il dans l’ensemble de l’accompagnement ?

C’est cette cohérence qui donne du sens à l’intégration.


Hypnothérapie et travail du passé

Certaines difficultés présentes peuvent être influencées par des expériences antérieures.

Il peut alors être pertinent de travailler sur ce qui reste actif aujourd’hui, plutôt que de chercher simplement à « retrouver le passé ».

Selon la situation, différentes voies peuvent être utilisées :

Ces méthodes ne font pas exactement la même chose et ne reposent pas sur les mêmes modèles.

Le choix dépend notamment de ce qui doit être travaillé : souvenir, émotion, croyance, représentation, réaction corporelle, signification ou stratégie de protection.

À ce sujet :


Hypnothérapie et autres approches thérapeutiques

L’hypnose n’a pas vocation à tout faire.

Dans certaines situations, d’autres approches peuvent être plus pertinentes ou complémentaires.

C’est notamment le cas des :

Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC)  pour travailler certaines pensées, comportements, évitements et apprentissages ;

EMDR pour certains processus liés aux expériences traumatiques ;

La PNL pour travailler notamment certaines représentations, stratégies et ressources ;

L'Analyse Transactionnelle (AT) pour éclairer certaines dynamiques relationnelles et certains modes de fonctionnement ;

La Systémie pour comprendre une difficulté dans le système relationnel auquel elle appartient ;

La Pleine Conscience pour développer une autre relation aux pensées, sensations et expériences internes.

L’intérêt d’une démarche intégrative n’est donc pas de faire entrer toutes les difficultés dans l’hypnose.

Il est de pouvoir se demander :

  • de quoi cette personne a-t-elle besoin maintenant ?

L’hypnothérapie fait-elle perdre le contrôle ?

C’est l’une des inquiétudes les plus fréquentes.

L’image populaire de l’hypnose laisse parfois penser qu’une personne hypnotisée devient passive et obéit automatiquement aux instructions de l’hypnotiseur.

L’expérience thérapeutique est très différente.

La personne peut généralement :

  • entendre ce qui est dit ;
  • réfléchir ;
  • parler ;
  • bouger ;
  • signaler une difficulté ;
  • accepter ou refuser une proposition ;
  • interrompre l’expérience.

Le degré d’absorption peut varier, mais l’objectif thérapeutique n’est pas de retirer le contrôle à la personne.

Au contraire, l’une des finalités de l’accompagnement peut être de lui permettre de retrouver davantage de possibilités de choix face à des réactions devenues trop automatiques.


L’hypnothérapie permet-elle de retrouver des souvenirs oubliés ?

Cette question demande beaucoup de prudence.

L’hypnose peut favoriser l’émergence d’images, de sensations, d’émotions, d’associations ou de scènes qui peuvent être vécues avec une grande intensité subjective.

Mais intensité ne signifie pas exactitude historique.

La mémoire humaine est reconstructive.

Une expérience vécue sous hypnose peut mêler des éléments mémoriels, des associations, des reconstructions et de l’imagination.

L’objectif thérapeutique ne devrait donc pas être de transformer l’hypnose en « détecteur de vérité ».

Lorsqu’un travail sur le passé est entrepris, la question la plus utile est souvent moins :

« Est-ce exactement ce qui s’est produit ? »

que :

« Qu’est-ce que cette expérience représente et qu’est-ce qui reste actif aujourd’hui ? »


Hypnothérapie : quelles limites et quelles précautions ?

L’hypnothérapie ne remplace pas automatiquement un diagnostic, un traitement médical, un suivi psychiatrique ou une prise en charge psychologique lorsqu’ils sont nécessaires.

Certaines situations nécessitent une évaluation ou une coordination avec des professionnels de santé.

La prudence est particulièrement importante lorsque la personne présente des symptômes psychiatriques importants, des troubles dissociatifs complexes, une situation de crise, certaines problématiques neurologiques ou lorsqu’un travail sur des souvenirs potentiellement traumatiques est envisagé.

Un praticien responsable doit pouvoir reconnaître les limites de son champ d’intervention et orienter vers un autre professionnel lorsque cela est nécessaire.


Comment choisir un hypnothérapeute ?

Le titre d’hypnothérapeute ne suffit pas à lui seul à renseigner sur l’ensemble de la formation, de l’expérience ou des compétences d’un praticien.

Au-delà de l’étiquette, plusieurs questions peuvent être utiles :

  • Quelle est sa formation ?
  • Quelle expérience possède-t-il dans votre problématique ?
  • Peut-il expliquer simplement sa manière de travailler ?
  • Clarifie-t-il avec vous les objectifs ?
  • Respecte-t-il votre consentement et votre autonomie ?
  • Présente-t-il honnêtement les limites de l’hypnose ?
  • Évite-t-il les promesses de guérison systématique ?
  • Sait-il vous orienter lorsque votre situation dépasse son champ de compétence ?

La qualité de la relation compte également.

Vous devez pouvoir vous sentir suffisamment en confiance, entendu et respecté pour participer pleinement au travail.


Le regard du Coach & Thérapeute

L’hypnose est un outil remarquable.

Mais un outil ne décide jamais seul de ce qu’il faut construire.

C’est pourquoi je ne cherche pas à faire entrer systématiquement une personne dans une méthode prédéterminée.

Une difficulté peut avoir plusieurs dimensions : émotionnelle, cognitive, comportementale, corporelle, relationnelle, biographique ou existentielle.

L’hypnose peut parfois constituer la voie principale du travail.

À d’autres moments, elle devient une ressource parmi d’autres.

Et parfois, une autre approche sera simplement plus pertinente.

Ma pratique de l’hypnothérapie s’inscrit donc dans une approche intégrative et sur mesure : comprendre suffisamment ce qui se passe, clarifier ce que vous souhaitez transformer, puis choisir les outils et les approches les plus adaptés.

L’objectif n’est pas de vous rendre dépendant d’une technique ou d’un thérapeute.

Il est de vous aider progressivement à retrouver davantage de ressources, de liberté intérieure et de capacité à choisir la manière dont vous souhaitez avancer.


Questions fréquentes sur l’hypnothérapie

Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?

La capacité à entrer dans une expérience hypnotique varie selon les personnes, le contexte et la manière dont l’expérience est proposée. Il n’est pas nécessaire d’atteindre un état spectaculaire ou extrêmement profond pour qu’un travail puisse être réalisé.

Vais-je dormir ?

Non. Malgré son nom historique, l’hypnose n’est pas simplement du sommeil. Certaines personnes sont très détendues ; d’autres restent mentalement actives.

Peut-on rester bloqué sous hypnose ?

L’hypnose thérapeutique n’est pas un état dans lequel une personne serait enfermée. L’expérience évolue et peut être interrompue.

Vais-je me souvenir de la séance ?

Le plus souvent, oui. Certaines parties peuvent néanmoins sembler plus floues, notamment lorsque l’attention a été particulièrement absorbée.

Faut-il croire à l’hypnose pour que cela fonctionne ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir une croyance particulière. En revanche, une participation minimale et l’acceptation d’expérimenter ce qui est proposé facilitent naturellement le travail.

Combien de séances faut-il ?

Il n’existe pas de nombre universel. Cela dépend de la problématique, de son contexte, de l’objectif et de l’évolution de la personne.

Hypnothérapie et psychothérapie sont-elles la même chose ?

Pas nécessairement. L’hypnothérapie décrit l’utilisation thérapeutique de l’hypnose. Le cadre professionnel, les qualifications et le statut réglementaire du praticien peuvent varier. Il convient donc de regarder précisément la formation et le champ de compétence de la personne consultée.


L’hypnothérapie : créer d’autres possibilités

L’un des intérêts majeurs de l’hypnose est peut-être de nous rappeler une chose simple :

notre manière habituelle de fonctionner n’est pas nécessairement notre seule manière possible de fonctionner.

Une réaction peut avoir été utile autrefois et être devenue limitante aujourd’hui.

Une représentation peut évoluer.

Une ressource peut être retrouvée.

Une nouvelle réponse peut être expérimentée.

L’hypnothérapie utilise cet espace particulier pour accompagner le passage entre ce qui se répète aujourd’hui et ce qui pourrait progressivement devenir possible demain.

Elle ne fait pas le chemin à votre place.

Elle peut, en revanche, vous permettre d’explorer d’autres manières de naviguer.


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