Double Dissociation
Changer la relation à une expérience du passé pour se libérer aujourd’hui
Il suffit parfois de penser à une expérience désagréable pour sentir quelque chose se réactiver.
Une image revient.
Une sensation apparaît.
Le corps se tend.
Une émotion remonte.
La personne sait pourtant parfaitement que l’événement est terminé.
Mais intérieurement, elle peut encore avoir l’impression d’être très proche de ce qu’elle a vécu.
La Double Dissociation, issue des premiers développements de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de Richard Bandler et John Grinder , propose une manière particulière de travailler avec certaines représentations émotionnellement chargées : créer suffisamment de distance pour pouvoir observer une expérience sans nécessairement la revivre avec la même intensité.
Dans sa forme historique, elle est notamment associée à la Visual-Kinesthetic Dissociation, ou V/K Dissociation, développée dans le contexte du travail PNL sur les phobies. Des descriptions historiques situent une première forme de cette procédure dans Frogs into Princes, publié par Bandler et Grinder en 1979.
Son principe peut sembler paradoxal :
- parfois, pour pouvoir revenir autrement vers une expérience, il faut d’abord pouvoir suffisamment s’en éloigner.
Qu’est-ce que la Double Dissociation ?
Pour comprendre la Double Dissociation, il faut d’abord comprendre ce que la PNL appelle Association et Dissociation.
Lorsque nous nous représentons une expérience comme si nous étions à nouveau à l’intérieur, en percevant la scène depuis notre propre point de vue, nous pouvons être davantage associés à cette représentation.
À l’inverse, lorsque nous nous imaginons nous-mêmes dans la scène, comme si nous l’observions de l’extérieur, nous introduisons un premier niveau de dissociation.
La Double Dissociation ajoute un niveau supplémentaire.
La personne ne se contente plus de :
regarder la scène.
Elle peut symboliquement :
s’observer elle-même en train de regarder la scène.
Nous obtenons alors trois positions distinctes :
EXPÉRIENCE
Je suis dans la scène.
↓
DISSOCIATION
Je me vois dans la scène.
↓
DOUBLE DISSOCIATION
Je m’observe en train d’observer cette scène.
Ce deuxième éloignement constitue la particularité du modèle.
Pourquoi créer deux niveaux de distance ?
Lorsqu’une représentation est émotionnellement très activante, s’en souvenir peut parfois réactiver une partie de l’expérience.
La personne ne fait alors pas seulement que penser à ce qui s’est passé.
Elle peut retrouver :
la peur,
la tension,
certaines images,
certaines sensations,
une accélération cardiaque,
une impression d’impuissance,
ou l’envie de fuir.
La Double Dissociation cherche à modifier temporairement la position depuis laquelle l’expérience est représentée.
Au lieu de demander :
- « Retournez dans la situation et revivez-la. »
la logique devient davantage :
- « Trouvons une position depuis laquelle vous pouvez regarder ce qui s’est passé sans avoir besoin de vous replonger immédiatement dedans. »
La distance devient ainsi une manière de travailler sur la relation actuelle à la représentation de l’expérience.
Le principe des « deux écrans »
Une métaphore permet de comprendre facilement la Double Dissociation.
Imaginez une salle de cinéma.
Sur l’écran se trouve une scène de votre passé.
Premier niveau
Vous êtes assis dans la salle et vous regardez une représentation de vous-même sur l’écran.
Vous ne voyez donc plus nécessairement la situation uniquement à travers les yeux de la personne que vous étiez.
Vous pouvez également vous voir.
C’est le premier niveau de dissociation.
Deuxième niveau
Imaginez maintenant que vous puissiez vous placer encore ailleurs.
Par exemple dans la cabine de projection.
Depuis cette position, vous pouvez observer :
la personne assise dans la salle
qui regarde
la personne apparaissant sur l’écran.
C’est la Double Dissociation.
La procédure V/K historique utilise précisément cette logique de plusieurs positions d’observation.
La Double Dissociation ne consiste pas à fuir l’expérience
C’est une distinction essentielle.
Dans le langage courant, « se dissocier » peut évoquer :
une coupure,
un évitement,
une absence,
voire certains phénomènes dissociatifs rencontrés en psychopathologie.
Ce n’est pas ainsi que le terme est utilisé ici.
Dans la terminologie PNL, la dissociation désigne principalement une position perceptive dans la représentation mentale.
La personne reste consciente :
de l’endroit où elle se trouve,
de ce qu’elle observe,
du fait qu’il s’agit d’une représentation,
et de la différence entre le passé et le présent.
La distance recherchée n’est donc pas :
« Je ne veux plus rien ressentir. »
Elle est plutôt :
« Je veux pouvoir regarder cette expérience sans être immédiatement submergé par elle. »
Double Dissociation et Association/Dissociation : quelle différence ?
Ces notions sont directement liées, mais elles ne justifient pas un seul et même article.
L’article Association et Dissociation présente le principe général :
être dans l’expérience
versus
observer l’expérience.
La Double Dissociation constitue une configuration particulière dans laquelle un deuxième niveau de recul est ajouté.
Autrement dit :
ASSOCIATION / DISSOCIATION
= modèle général de positionnement par rapport à une représentation.
DOUBLE DISSOCIATION
= utilisation spécifique de deux niveaux successifs de distance.
Cette distinction explique pourquoi la Double Dissociation mérite son propre article.
De l’expérience vécue à l’expérience observée
Prenons un exemple.
Une personne a vécu une prise de parole particulièrement difficile plusieurs années auparavant.
Lorsqu’elle pense aujourd’hui à parler devant un groupe, elle retrouve immédiatement :
le visage de certaines personnes,
une sensation de chaleur,
la gorge serrée,
et cette pensée :
« Je vais encore perdre mes moyens. »
La représentation du passé semble donc participer à l’anticipation actuelle.
Si elle se replonge directement dans cette scène, elle peut retrouver une partie de l’émotion.
La Double Dissociation introduit progressivement une autre possibilité :
je ne suis plus seulement celui qui vivait cette scène ;
je peux devenir celui qui l’observe.
Puis :
je peux même observer celui qui est en train de l’observer.
Ce changement de position ne modifie pas l’événement.
Il modifie la perspective depuis laquelle il est mentalement représenté.
Une expérience du passé n’est pas le présent
Cette distinction paraît évidente intellectuellement.
Elle ne l’est pas toujours émotionnellement.
Une personne peut parfaitement savoir :
« C’était il y a quinze ans. »
et néanmoins ressentir :
« Quelque chose en moi réagit encore comme si cela pouvait recommencer maintenant. »
Le travail de distance peut contribuer à renforcer une distinction fondamentale :
ALORS ≠ MAINTENANT
LÀ-BAS ≠ ICI
CE QUE J’ÉTAIS ALORS ≠ CE QUE JE SUIS AUJOURD’HUI
La personne d’aujourd’hui possède potentiellement :
d’autres ressources,
d’autres capacités,
d’autres possibilités d’action,
d’autres relations,
et une autre compréhension de ce qui s’est passé.
C’est aussi ce qui permet de relier la Double Dissociation au travail sur les États Internes & Ressources internes, sans pour autant confondre les deux sujets.
Les grandes étapes de la Double Dissociation
Il ne s’agit pas ici de fournir un protocole thérapeutique à reproduire seul, mais d’en comprendre l’architecture générale.
1. Identifier ce qui se réactive aujourd’hui
Le point de départ est le présent.
Une peur.
Une réaction.
Une image.
Une sensation.
Une situation particulière.
La question est :
qu’est-ce qui continue à produire un impact aujourd’hui ?
2. Installer suffisamment de sécurité intérieure
Avant de travailler avec une expérience émotionnellement chargée, la personne doit pouvoir conserver suffisamment de stabilité et de contact avec le présent.
Les descriptions historiques de la V/K Dissociation accordent d’ailleurs une place à l’établissement préalable d’un état de sécurité.
3. Créer un premier niveau de distance
La personne peut imaginer l’expérience comme quelque chose qu’elle observe.
Elle n’est plus seulement dans la scène.
Elle peut se voir dans celle-ci.
4. Introduire le deuxième niveau de dissociation
Un nouveau point d’observation est créé.
La personne peut désormais s’imaginer en train de regarder la personne qui observe la scène.
C’est ce second recul qui donne son nom à la technique.
5. Observer l’expérience depuis cette position
La scène peut alors être considérée depuis cette position plus distante.
L’objectif n’est pas de nier l’émotion.
Il est d’éviter autant que possible que l’observation ne devienne une réimmersion incontrôlée.
6. Revenir progressivement vers le présent
La distance n’est pas une destination définitive.
Elle sert à permettre un travail.
L’objectif reste ensuite de retrouver le présent avec une expérience potentiellement moins envahissante et davantage de possibilités de réponse.
Double Dissociation et Submodalités
La Double Dissociation et Les Submodalités concernent toutes deux nos représentations internes.
Mais elles n’agissent pas au même niveau.
Les Submodalités s’intéressent notamment à des caractéristiques telles que :
la taille,
la distance,
la luminosité,
la netteté,
le mouvement,
le volume,
la localisation.
La Double Dissociation concerne avant tout la position depuis laquelle l’expérience est représentée.
Une image peut donc être :
proche ou éloignée,
lumineuse ou sombre,
grande ou petite,
tout en étant observée depuis une position associée ou dissociée.
Ces dimensions peuvent interagir.
Elles restent conceptuellement différentes.
Double Dissociation et Positions de Perception
Même vigilance concernant Les Positions de Perception.
Les Positions de Perception sont particulièrement utilisées pour explorer une situation relationnelle depuis différents points de vue :
ma position,
celle de l’autre,
une position d’observation.
La Double Dissociation poursuit une autre logique.
Elle ne consiste pas principalement à :
« voir la situation depuis le point de vue de l’autre ».
Elle cherche à créer plusieurs niveaux successifs de distance par rapport à sa propre représentation d’une expérience.
Double Dissociation et Reimprinting
Le Reimprinting s’intéresse à une ancienne empreinte et notamment :
aux croyances construites,
aux ressources qui pouvaient manquer,
aux personnes impliquées,
et aux nouvelles ressources pouvant être introduites dans la représentation.
La Double Dissociation poursuit une intention plus spécifique :
- modifier la distance subjective avec laquelle une expérience émotionnellement chargée est observée.
La prise de distance peut éventuellement intervenir dans un travail plus large.
Mais :
- prendre de la distance n’est pas réimprimer.
Double Dissociation et Restructuration de l’Histoire de Vie
La RHV - Restructuration de l'Histoire de Vie explore comment certaines réactions, croyances ou stratégies peuvent s’inscrire et se renforcer au fil de différentes expériences.
La perspective temporelle est donc plus large.
La Double Dissociation peut se concentrer sur la relation à une expérience particulière.
La RHV cherche davantage à comprendre et transformer une continuité dans l’histoire personnelle.
Une technique peut éventuellement être mobilisée à l’intérieur d’un travail plus global.
Elle ne doit pas pour autant être confondue avec celui-ci.
Double Dissociation et EMDR : ce n’est pas la même approche
L’EMDR travaille également avec des souvenirs qui peuvent rester fortement activants.
Mais la comparaison s’arrête rapidement.
L’EMDR possède :
un modèle théorique spécifique,
un protocole structuré en huit phases,
des procédures particulières,
et l’utilisation de stimulations bilatérales pendant certaines phases du retraitement.
La Double Dissociation issue de la PNL utilise essentiellement des changements de perspective et de représentation mentale.
Elle ne constitue donc ni une forme d’EMDR ni une alternative équivalente dont l’efficacité serait établie au même niveau.
Double Dissociation et Imagery Rescripting
L'ImRS - Imagery Rescripting travaille également avec l’imagerie mentale.
Mais son objectif n’est pas simplement d’observer l’expérience à distance.
L’ImRS permet notamment de modifier imaginativement le déroulement ou les réponses apportées dans une représentation afin de travailler sur sa signification émotionnelle actuelle.
Dans la Double Dissociation :
la distance perceptive occupe une place centrale.
Dans l’ImRS :
la transformation de la scène imaginée et de sa signification occupe une place beaucoup plus importante.
Les deux démarches doivent donc rester clairement distinguées.
Double Dissociation et CPT
La CPT - Cognitive Processing Therapy suit encore une autre voie.
Elle s’intéresse notamment aux interprétations et croyances qui peuvent maintenir certaines conséquences post-traumatiques.
Elle travaille notamment sur des Stuck Points, c’est-à-dire des croyances problématiques susceptibles de maintenir la souffrance.
La Double Dissociation intervient davantage au niveau de l’expérience subjective et de la position perceptive.
La CPT travaille beaucoup plus explicitement sur l’évaluation cognitive et les croyances.
Peut-on utiliser la Double Dissociation pour les phobies ?
C’est historiquement l’une de ses applications les plus connues.
La procédure de Visual-Kinesthetic Dissociation est associée à la technique PNL parfois appelée Fast Phobia Cure. Une description de cette histoire fait remonter une première version à Bandler et Grinder en 1979 et décrit explicitement une procédure comportant deux niveaux de dissociation.
Il existe également une littérature ayant discuté l’utilisation de la PNL et de la dissociation visuelle-kinesthésique pour les phobies.
Mais il faut immédiatement ajouter une réserve importante :
- l’existence historique d’une technique et les témoignages concernant son utilisation ne suffisent pas à démontrer son efficacité clinique.
Que dit la science sur la Double Dissociation ?
Cette partie mérite une formulation particulièrement rigoureuse.
La Double Dissociation possède une histoire identifiable dans la PNL, notamment autour de la V/K Dissociation et du travail de Bandler et Grinder sur les phobies.
Mais cela ne signifie pas qu’elle bénéficie aujourd’hui d’un niveau élevé de validation clinique.
Une revue systématique publiée dans le British Journal of General Practice a examiné les études expérimentales disponibles concernant les effets de la PNL sur des résultats de santé. Elle n’a identifié que dix études expérimentales répondant aux critères retenus ; les risques de biais étaient élevés ou incertains et les auteurs concluaient qu’il existait peu de preuves permettant d’établir une amélioration des résultats de santé grâce aux interventions PNL.
Un commentaire scientifique ultérieur résumait également la situation comme une base de preuves limitée concernant les effets de la PNL sur la santé.
Cela impose une distinction importante :
- la Double Dissociation peut être présentée comme un modèle et une technique issus de la PNL ; elle ne doit pas être présentée comme un traitement scientifiquement établi du psychotrauma ou des troubles phobiques.
Cette prudence n’enlève rien à l’intérêt d’expliquer le mécanisme aux visiteurs.
Elle permet simplement de distinguer clairement l’histoire et la logique d’une pratique de son niveau actuel de validation scientifique.
Et lorsqu’il s’agit d’un traumatisme psychique ?
C’est ici que la prudence devient encore plus importante.
Un traumatisme psychique ne se réduit pas à :
une image trop proche
ou
un souvenir auquel une personne serait trop associée.
Les conséquences post-traumatiques peuvent mobiliser simultanément :
la mémoire,
les émotions,
les croyances,
les réactions corporelles,
l’évitement,
l’hyperactivation,
le sentiment de sécurité,
les relations,
et différents processus psychophysiologiques.
La Double Dissociation ne doit donc pas devenir une formule du type :
« Il suffit de prendre de la distance avec son trauma. »
Ce serait à la fois réducteur et potentiellement trompeur.
Lorsqu’un souvenir est très fortement activant ou s’inscrit dans un tableau traumatique complexe, le choix de l’approche et le rythme du travail demandent une attention particulière.
La distance n’est qu’une étape : pouvoir revenir compte tout autant
La Double Dissociation pourrait être mal comprise comme une invitation à devenir spectateur permanent de sa propre vie.
Ce n’est évidemment pas l’objectif.
Pouvoir se dissocier peut être utile lorsqu’une expérience est trop intense.
Mais vivre suppose également de pouvoir :
ressentir,
s’engager,
entrer en relation,
faire des choix,
agir,
et être pleinement présent.
Le mouvement recherché n’est donc pas :
ASSOCIÉ → DISSOCIÉ → TOUJOURS DISSOCIÉ
mais plutôt :
TROP IMMERGÉ
↓
PRENDRE DE LA DISTANCE
↓
OBSERVER AUTREMENT
↓
RETROUVER DES RESSOURCES
↓
REVENIR AU PRÉSENT
↓
POUVOIR CHOISIR
Ce que la Double Dissociation ne fait pas
Elle n’efface pas l’événement
Ce qui s’est passé appartient à l’histoire de la personne.
Elle ne supprime pas nécessairement le souvenir
Le but n’est pas l’amnésie.
Elle ne signifie pas « ne plus rien ressentir »
La distance émotionnelle temporaire n’est pas l’absence définitive d’émotion.
Elle n’est pas la dissociation traumatique
Le même mot est utilisé dans des cadres conceptuels différents. Il est essentiel de ne pas les confondre.
Elle n’est pas l’EMDR
Les mécanismes proposés, les procédures et surtout les niveaux de validation scientifique diffèrent.
Elle ne remplace pas un accompagnement adapté
Une expérience fortement traumatique ou déstabilisante ne doit pas être abordée comme un simple exercice d’imagination à réaliser mécaniquement.
La Double Dissociation dans une approche intégrative
Dans une approche intégrative, la question n’est pas :
« Comment appliquer systématiquement une Double Dissociation ? »
Elle est plutôt :
- « Qu’est-ce qui se passe chez cette personne et de quoi a-t-elle besoin pour pouvoir évoluer ? »
Si elle est constamment submergée lorsqu’une expérience revient, créer davantage de distance peut avoir du sens.
Si le problème réside principalement dans une croyance, un travail cognitif peut être plus pertinent.
Si une empreinte ancienne et des ressources manquantes apparaissent centrales, Le Reimprinting peut offrir une autre lecture.
Si une même réaction traverse plusieurs périodes de vie, la RHV peut permettre de comprendre cette continuité.
Si les conséquences d’un événement traumatique nécessitent un travail spécifique, l’EMDR, l’Imagery Rescripting, la CPT ou d’autres approches disposant d’un cadre clinique spécifique peuvent être envisagées selon la situation.
La méthode doit rester au service de la personne et de ce qui se passe réellement en elle.
Pour poursuivre votre découverte de la PNL
La Double Dissociation s’inscrit dans un ensemble de modèles qui gagnent à être compris séparément avant d’être reliés.
La PNL - PROGRAMMATION NEURO-LINGUISTIQUE— retrouver le MASTER et l’ensemble du menu PNL.
Association et Dissociation — comprendre les deux grandes positions depuis lesquelles une expérience peut être représentée.
Les Submodalités — comprendre les caractéristiques fines de nos représentations internes.
Etats Internes & Ressources internes— comprendre l’état depuis lequel nous percevons, décidons et agissons.
Ancrage : créer et mobiliser un État Ressource — comprendre comment certaines ressources peuvent devenir plus accessibles.
Les Positions de Perception — explorer une situation relationnelle depuis différents points de vue.
Le Reimprinting — revisiter une empreinte ancienne avec les ressources disponibles aujourd’hui.
RHV - Restructuration de l'Histoire de Vie — comprendre comment certaines réactions peuvent se construire et se renforcer au fil de l’histoire personnelle.
Conclusion — Prendre de la distance pour retrouver la possibilité de choisir
Certaines expériences sont terminées depuis longtemps.
Pourtant, leur représentation peut parfois rester suffisamment proche pour que nous continuions à réagir comme si une partie du passé était encore présente.
La Double Dissociation propose alors un mouvement particulier :
ne plus être seulement dans l’expérience,
mais pouvoir la regarder.
Puis prendre encore suffisamment de recul pour observer la manière dont nous sommes en train de la regarder.
Ce déplacement ne change pas les faits.
Il ne supprime pas le passé.
Il ne transforme pas automatiquement une expérience difficile.
Mais il illustre une distinction essentielle :
- ce qui s’est passé et la position depuis laquelle nous continuons à nous le représenter aujourd’hui ne sont pas exactement la même chose.
Et lorsqu’une nouvelle position devient possible, de nouvelles réponses peuvent parfois le devenir également.
Faites le premier pas
Il arrive que nous sachions parfaitement qu’une expérience appartient au passé tout en constatant que notre corps, nos émotions ou certaines de nos réactions continuent à répondre autrement.
Comprendre ce qui reste actif, ce qui déclenche encore la réaction et ce dont vous avez aujourd’hui besoin permet de choisir un accompagnement adapté plutôt que d’appliquer une technique indistinctement.
Faites le premier pas en réservant un moment d’échange gratuit.
Ce premier échange permet de clarifier votre situation et d’identifier les voies d’accompagnement susceptibles d’être les plus pertinentes.
20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement