Quand la communication cesse d’être une performance pour devenir un acte
Introduction — Le vrai n’est pas ce qui s’expose
Dire quelque chose de vrai face à un groupe
ne signifie pas :
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tout dire,
-
se dévoiler,
-
s’exprimer sans filtre.
Et pourtant, c’est souvent ainsi que la “vérité” est comprise.
Le vrai, en communication publique, n’est pas une confession.
C’est une cohérence.
Cohérence entre :
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l’intention,
-
la posture,
-
la place occupée,
-
et les effets produits.
Pourquoi le “vrai” fait peur en public
Communiquer face à un groupe expose toujours :
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une position,
-
une orientation,
-
une responsabilité.
Dire quelque chose de vrai engage.
Cela engage :
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la crédibilité,
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la légitimité,
-
parfois la contradiction.
Lucidité essentielle
Ce qui fait peur n’est pas le public.
C’est ce que nous risquons symboliquement
en tenant une position claire.
Le faux dilemme : plaire ou être vrai
Beaucoup de communications publiques oscillent entre deux pôles :
-
chercher l’approbation,
-
ou provoquer pour exister.
Dans les deux cas, la communication se décentre de sa fonction.
Le vrai n’est ni consensuel,
ni transgressif par principe.
Repère central
Dire quelque chose de vrai,
c’est communiquer depuis une intention claire,
pas depuis un besoin de validation.
Le vrai comme acte relationnel
Dire quelque chose de vrai n’est jamais solitaire.
C’est un acte relationnel situé.
Cela implique :
-
un contexte,
-
un public,
-
un moment,
-
un cadre.
Le vrai n’est pas absolu.
Il est ajusté.
Quand la communication cesse d’éviter
Dire quelque chose de vrai implique souvent :
-
de renoncer à l’évitement,
-
d’accepter une tension,
-
de ne pas tout lisser.
Point clé
Une communication qui évite toute tension
évite aussi toute portée.
Le vrai introduit un léger inconfort.
Pas une violence.
Une densité.
Le vrai n’est pas une émotion brute
Dire quelque chose de vrai ne consiste pas à :
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déverser une émotion,
-
régler un compte,
-
se soulager.
Le vrai est une émotion intégrée,
pas une émotion projetée.
Il suppose :
-
une régulation intérieure,
-
une conscience des impacts,
-
une responsabilité assumée.
Dire quelque chose de vrai, c’est tenir une place
Le vrai devient possible lorsque :
-
la place est assumée,
-
la posture est stable,
-
l’autorité est incarnée.
Ce n’est pas le contenu qui crée la force.
C’est la position tenue.
Sans surplomb.
Sans effacement.
Une communication vraie ne garantit pas l’accord
Dire quelque chose de vrai ne garantit ni :
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l’adhésion,
-
ni l’approbation,
-
ni le confort du public.
Repère de maturité
Une communication consciente
accepte de ne pas être validée.
Elle vise :
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la clarté,
-
la justesse,
-
la responsabilité.
Quand le vrai devient audible
Paradoxalement,
c’est lorsque la communication cesse de chercher l’effet
qu’elle devient audible.
Le public perçoit :
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la cohérence,
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la présence,
-
l’absence de manipulation.
Le vrai ne force pas.
Il s’impose par sa tenue.
Conclusion — Le vrai comme point d’aboutissement
Dire quelque chose de vrai face à un groupe
n’est pas une technique à acquérir.
C’est un aboutissement relationnel.
Il devient possible lorsque :
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la peur du jugement est reconnue,
-
la suradaptation est abandonnée,
-
la place est assumée,
-
la posture est adulte.
Dans le chapitre Communication dysfonctionnelle en public,
cet article marque la sortie :
La communication cesse d’être une performance
lorsqu’elle devient un acte conscient,
situé et responsable.
C’est à cet endroit précis
que la communication retrouve sa puissance.
Communication dysfonctionnelle en public
Pour approfondir les mécanismes de la communication dysfonctionnelle en situation publique :
Pour aller plus loin dans la Communication dysfonctionnelle :
Ces mécanismes s’expriment différemment selon les contextes relationnels :
PILIER : La COMMUNICATION DYSFONCTIONNELLE
Chapitre : La Communication dysfonctionnelle dans le Couple
Chapitre : La Communication dysfonctionnelle dans le Travail
Chapitre : La Communication dysfonctionnelle en Public