RELATION DÉSÉQUILIBRÉE : l’un donne, porte ou décide beaucoup plus que l’autre
EXTRAIT DE L’ARTICLE
Dans une relation, tout n’est pas toujours partagé exactement à parts égales.
Il arrive que l’un traverse une période difficile et que l’autre porte davantage pendant un temps.
La difficulté apparaît surtout lorsque le déséquilibre devient durable : l’un organise, anticipe, décide, relance, répare ou s’adapte beaucoup plus que l’autre.
Peu à peu, ce qui ressemblait à une simple différence de fonctionnement peut devenir une manière habituelle d’être ensemble.
Vous prenez l’initiative.
Vous pensez à ce qu’il faut faire.
Vous organisez.
Vous relancez.
Vous essayez de maintenir le dialogue.
Vous faites le premier pas après les tensions.
Vous cherchez des solutions.
Et parfois vous vous demandez :
« Si je ne m’en occupe pas, est-ce que quelque chose se passera ? »
La relation continue.
Mais vous avez de plus en plus l’impression qu’elle repose principalement sur vous.
Une relation équilibrée ne signifie pas que tout est toujours partagé à 50/50
Une relation n’est pas un tableau comptable.
Il existe des périodes où l’un donne davantage.
Une maladie.
Une naissance.
Une difficulté professionnelle.
Un deuil.
Une période de fatigue.
Une transition importante.
Dans ces moments, l’autre peut naturellement prendre davantage en charge.
Et quelques semaines ou quelques mois plus tard, les places peuvent évoluer.
L’équilibre ne signifie donc pas :
« Nous devons toujours faire exactement la même chose. »
Il signifie davantage que chacun peut, d’une manière ou d’une autre :
prendre sa part,
contribuer,
s’impliquer,
exprimer ses besoins,
entendre ceux de l’autre,
et ajuster sa place lorsque la situation change.
La difficulté commence davantage lorsque le même déséquilibre s’installe durablement et semble devenir la manière habituelle de fonctionner.
Quand le déséquilibre devient une organisation de la relation
Au départ, cela peut sembler presque anodin.
Vous êtes peut-être simplement :
plus organisé(e),
plus prévoyant(e),
plus à l’aise pour décider,
plus attentif(ve) aux besoins,
ou plus rapide pour prendre les choses en charge.
Alors vous faites.
Puis vous refaites.
L’autre s’habitue.
Et progressivement, une répartition implicite peut s’installer :
l'un porte beaucoup, l’autre beaucoup moins.
Ce déséquilibre peut concerner les tâches visibles.
Mais aussi tout ce qui l’est beaucoup moins :
penser à ce qu’il faudra faire,
anticiper,
maintenir le lien,
prendre des nouvelles,
relancer une conversation,
chercher une solution,
apaiser une tension,
ou remettre la relation en mouvement lorsqu’elle s’est arrêtée.
C’est précisément ce qui peut rendre le déséquilibre difficile à identifier.
Vous ne pouvez pas toujours montrer une tâche précise.
Vous avez simplement cette sensation :
« C’est souvent moi qui fais tenir l’ensemble. »
Quels signes peuvent montrer qu’une relation devient déséquilibrée ?
Un signe isolé ne suffit pas.
Ce qui mérite surtout votre attention est la répétition et la manière dont les places finissent par se figer.
C’est presque toujours moi qui organise
Vous pensez :
aux rendez-vous,
aux tâches,
aux décisions à prendre,
aux personnes à prévenir,
aux choses à acheter,
aux problèmes à anticiper.
L’autre participe parfois.
Mais souvent lorsque vous lui demandez.
Vous pouvez alors avoir l’impression de ne pas seulement faire davantage.
Vous devez aussi :
penser à ce qu’il faudra faire.
C’est une différence importante.
Car une partie du déséquilibre peut être invisible : l’un réalise certaines tâches, tandis que l’autre porte aussi l’anticipation, la coordination et la responsabilité de penser à l’ensemble.
C’est presque toujours moi qui prends l’initiative
Vous proposez :
les sorties,
les discussions,
les projets,
les moments à deux,
les vacances,
les changements,
ou les solutions.
Lorsque vous arrêtez de proposer, il se passe peu de choses.
Et vous commencez parfois à vous demander :
« Est-ce que cette relation avancerait encore si j’arrêtais de la pousser ? »
C’est moi qui relance lorsque quelque chose reste en suspens
Une discussion s’arrête.
Un sujet n’est pas réglé.
Une tension demeure.
Vous attendez.
Puis vous revenez.
Vous demandez :
« On peut en reparler ? »
« Où en sommes-nous ? »
« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »
Vous pouvez progressivement devenir la personne qui remet systématiquement la relation en mouvement.
C’est presque toujours moi qui répare après les conflits
Après une dispute, vous faites le premier pas.
Vous envoyez le message.
Vous cherchez à comprendre.
Vous proposez de reparler.
Vous vous excusez parfois rapidement pour que la tension s’arrête.
Vous essayez de recréer du lien.
À force, vous pouvez avoir l’impression que la réparation de la relation dépend principalement de vous.
Je prends beaucoup de décisions parce que sinon rien n’avance
Au début, vous vouliez peut-être simplement aider.
Puis vous avez commencé à décider davantage :
où aller,
quoi faire,
quand partir,
comment organiser,
quelle solution choisir.
L’autre peut alors vous reprocher :
« Tu décides toujours de tout. »
Et vous pouvez répondre intérieurement :
« Oui… mais si je ne décide pas, personne ne décide. »
Le déséquilibre devient alors particulièrement intéressant à observer.« Ce que l’un ressent comme du contrôle peut être vécu par l’autre comme une prise en charge devenue nécessaire : “Si je ne décide pas, rien n’avance.” »
Je m’adapte beaucoup plus que l’autre
Vous modifiez :
vos horaires,
vos projets,
vos habitudes,
vos besoins,
vos façons de parler,
ou certaines de vos attentes.
Parfois parce que cela vous semble plus simple.
Parfois pour éviter un conflit.
Parfois parce que vous pensez que l’autre changera difficilement.
Mais à force, une question peut apparaître :
« Pourquoi est-ce presque toujours moi qui m’ajuste ? »
Je donne beaucoup mais j’ai du mal à recevoir
Vous êtes présent(e).
Vous écoutez.
Vous soutenez.
Vous rendez service.
Vous répondez lorsque l’autre a besoin de vous.
Mais lorsque vous avez vous-même besoin :
d’écoute,
de disponibilité,
de soutien,
d’attention,
ou d’un effort particulier,
vous avez parfois l’impression que la réciprocité disparaît.
Ce n’est pas nécessairement une question de quantité.
C’est davantage cette impression :
« Lorsque l’autre a besoin de moi, je suis là. Lorsque j’ai besoin de lui ou d’elle, je ne sais jamais vraiment. »
Je finis par me sentir seul(e) alors que nous sommes deux
Vous partagez une relation.
Mais vous avez parfois le sentiment de :
penser seul(e),
porter seul(e),
décider seul(e),
réparer seul(e),
ou vous inquiéter seul(e) de ce qui arrive au lien.
Cette forme de solitude peut être particulièrement difficile parce qu’elle apparaît à l’intérieur même d’une relation.
Plus l’un prend en charge, moins l’autre peut finir par prendre sa place
Certaines relations déséquilibrées fonctionnent progressivement comme une boucle.
L’un constate que quelque chose n’est pas fait.
Il prend en charge.
L’autre a alors moins besoin d’intervenir.
Le premier constate que l’autre s’implique peu.
Il prend encore davantage en charge.
L’autre se repose davantage sur lui.
Puis le premier finit par penser :
« Je dois vraiment tout faire ici. »
Pendant que l’autre peut parfois penser :
« De toute façon, il ou elle préfère tout gérer. »
Une dynamique peut alors s’installer :
plus l’un fait, plus l’autre fait moins ; plus l’autre fait moins, plus le premier se sent obligé de faire.
La difficulté ne se trouve donc plus uniquement dans les qualités ou défauts de chacun.
Elle devient visible dans la manière dont les deux places finissent par se renforcer mutuellement.
C’est précisément pourquoi cet article appartient à :
Une relation peut être déséquilibrée de plusieurs manières
Le déséquilibre ne concerne pas uniquement les tâches ménagères ou l’argent.
LE DÉSÉQUILIBRE ORGANISATIONNEL
L’un pense, prévoit, organise et coordonne beaucoup plus.
LE DÉSÉQUILIBRE ÉMOTIONNEL
L’un écoute, rassure, soutient et accueille régulièrement ce que vit l’autre.
Mais bénéficie beaucoup moins du même espace lorsqu’il en a besoin.
LE DÉSÉQUILIBRE DANS LES DÉCISIONS
L’un prend presque toutes les décisions.
Ou, à l’inverse, l’un doit prendre toutes les décisions parce que l’autre se positionne rarement.
LE DÉSÉQUILIBRE DANS L’INITIATIVE
L’un propose, relance et crée du mouvement.
L’autre suit davantage qu’il ne participe à l’impulsion de la relation.
LE DÉSÉQUILIBRE DANS LES EFFORTS D’ADAPTATION
L’un modifie régulièrement ses besoins ou ses habitudes.
L’autre beaucoup moins.
LE DÉSÉQUILIBRE DANS LA RÉPARATION
Après une tension ou un conflit, l’un revient presque toujours vers l’autre.
Il relance le dialogue.
Il cherche une solution.
Il fait le premier pas.
LE DÉSÉQUILIBRE MATÉRIEL OU FINANCIER
L’un assume durablement une part beaucoup plus importante des dépenses ou des responsabilités matérielles.
Ce déséquilibre n’est pas nécessairement problématique lorsqu’il est choisi, connu et accepté.
Il le devient davantage lorsqu’il produit :
du ressentiment,
un sentiment d’injustice,
une dépendance non choisie,
ou une impossibilité d’en parler.
Plusieurs déséquilibres peuvent se cumuler dans une même relation
Une même relation peut être relativement équilibrée sur certains aspects…
et très déséquilibrée sur d’autres.
Par exemple :
l’un peut contribuer davantage financièrement tandis que l’autre prend davantage en charge l’organisation familiale.
Cela ne signifie donc pas automatiquement que l’un « donne plus » globalement.
En revanche, certains déséquilibres peuvent s’additionner.
Une même personne peut :
organiser,
anticiper,
prendre les décisions,
s’adapter,
relancer,
et réparer après les conflits.
C’est souvent lorsque plusieurs dimensions se superposent que l’impression de porter la relation devient particulièrement forte.
D’autres difficultés interactionnelles peuvent apparaître avec une relation déséquilibrée
Un déséquilibre durable peut progressivement modifier la manière dont les personnes interagissent.
DES PROBLÈMES DE COMMUNICATION
L’un dit :
« J’ai l’impression de tout faire. »
L’autre entend :
« Tu ne fais jamais rien correctement. »
Le dialogue peut rapidement basculer vers la justification ou la défense.
PROBLÈMES DE COMMUNICATION : nous n’arrivons plus à nous comprendre
DES CONFLITS RÉPÉTITIFS
Le partage des tâches, les décisions ou le manque d’implication deviennent régulièrement les sujets des mêmes disputes.
CONFLITS RÉPÉTITIFS : nous finissons toujours par avoir la même dispute
UN RAPPORT DE FORCE
Lorsque chacun cherche à défendre sa place, le problème peut progressivement devenir :
« Qui décide ? »
« Qui cède ? »
« Qui impose ? »
DU CONTRÔLE ET DE LA RÉSISTANCE
Plus l’un essaie de reprendre les choses en main, plus l’autre peut résister.
Et plus l’autre résiste, plus le premier contrôle.
DE LA DISTANCE
Celui ou celle qui porte beaucoup peut progressivement se fatiguer.
Faire moins.
Demander moins.
Partager moins.
Et parfois commencer à se retirer émotionnellement de la relation.
Des difficultés personnelles peuvent également apparaître ou s’intensifier
Une relation déséquilibrée appartient à MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES parce que nous observons d’abord la répartition des places entre les personnes.
Mais vivre longtemps dans cette organisation peut aussi avoir des effets plus personnels.
Celui ou celle qui porte beaucoup peut développer ou renforcer :
une tendance à la suradaptation,
un sentiment de responsabilité excessive,
de la fatigue,
du contrôle,
ou l’impression de devoir toujours rester vigilant(e).
À l’inverse, celui ou celle qui prend moins de place peut parfois devenir de plus en plus dépendant de l’organisation de l’autre ou douter de sa capacité à prendre certaines responsabilités.
L’important est donc de distinguer :
ce qui appartient au fonctionnement personnel de chacun
et :
ce que la manière d’être ensemble finit progressivement par renforcer.
Une relation déséquilibrée peut apparaître dans plusieurs domaines de vie
DANS LE COUPLE
L’un peut porter davantage :
le quotidien,
les enfants,
les projets,
la relation,
les discussions,
ou les décisions.
DANS LA FAMILLE
Une personne peut devenir celle qui :
organise les rencontres,
prend des nouvelles,
gère les problèmes,
aide les autres,
ou maintient les liens familiaux.
Si elle cesse, une grande partie du fonctionnement peut s’arrêter avec elle.
DANS UNE AMITIÉ
Vous êtes peut-être toujours celui ou celle qui :
écrit,
propose,
écoute,
organise,
ou prend des nouvelles.
Puis un jour vous cessez de relancer.
Et vous découvrez parfois combien la relation dépendait de vos initiatives.
DANS LA VIE PROFESSIONNELLE
Un collègue peut régulièrement récupérer les tâches que les autres ne prennent pas.
Un associé peut porter beaucoup plus :
les décisions,
les problèmes,
les clients,
l’organisation,
ou les responsabilités.
Un manager peut également compenser constamment ce que ses collaborateurs ne prennent pas en charge.
Le contexte change.
La sensation de porter beaucoup plus que les autres peut rester très reconnaissable.
Quelle place ce déséquilibre prend-il aujourd’hui dans votre relation ?
Vous pouvez vous demander :
Si vous arrêtiez d’organiser, que se passerait-il ?
Si vous ne faisiez pas le premier pas après un conflit, qui reviendrait vers l’autre ?
Qui pense aux choses importantes ?
Qui propose ?
Qui décide ?
Qui s’adapte le plus souvent ?
Qui écoute le plus ?
Qui répare ?
Qui s’inquiète lorsque la relation va mal ?
Pouvez-vous demander davantage de participation sans vous sentir coupable ?
Et surtout :
avez-vous encore l’impression d’être deux à faire vivre cette relation ?
Il ne s’agit pas de compter chaque geste.
Il s’agit de regarder la place que chacun occupe réellement aujourd’hui.
Vous avez peut-être déjà essayé beaucoup de choses
Vous avez peut-être essayé de :
demander davantage d’aide,
expliquer votre fatigue,
faire des listes,
laisser davantage de place à l’autre,
cesser de tout anticiper,
ne plus relancer,
vous mettre en retrait,
demander à l’autre de décider,
ou simplement attendre qu’il ou elle prenne spontanément l’initiative.
Vous avez peut-être également entendu :
« Il suffisait de demander. »
« Tu veux toujours tout contrôler. »
« Tu fais les choses avant que j’aie le temps. »
« Je ne savais pas que c’était important pour toi. »
Et malgré vos tentatives :
vous reprenez les choses en charge,
la même répartition revient,
et votre fatigue augmente.
C’est souvent à ce moment qu’un regard extérieur peut devenir utile.
Non pour déterminer immédiatement :
« Qui en fait le plus ? »
Mais pour observer :
« Comment avons-nous fini par organiser la relation de cette manière ? »
Une relation déséquilibrée n’est pas forcément une relation toxique
C’est une distinction essentielle.
Une relation peut être déséquilibrée parce que :
les habitudes se sont installées,
les compétences sont différentes,
l’un a pris davantage de place,
l’autre s’est progressivement reposé sur lui,
ou personne n’a réellement remis en question cette organisation.
Cela ne signifie pas automatiquement qu’il existe :
manipulation,
emprise,
dévalorisation,
violence,
ou volonté de domination.
Le déséquilibre peut parfois être reconnu, discuté et réajusté.
En revanche, si ce déséquilibre s’accompagne régulièrement de :
culpabilisation,
humiliations,
menaces,
peur,
contrôle important,
limites systématiquement contestées,
ou impossibilité réelle de dire non,
la situation mérite d’être regardée autrement.
Vous pouvez alors consulter :
RELATION TOXIQUE : quand une relation vous abîme et vous fait perdre vos repères
Une approche interactionnelle ne signifie jamais que les responsabilités sont automatiquement réparties à parts égales.
De MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES à COMPRENDRE, AGIR et TRANSFORMER
Cet article appartient à :
Sa première fonction est de vous aider à constater :
« Dans cette relation, l’un de nous semble porter beaucoup plus que l’autre. »
COMPRENDRE
Lorsque vous souhaitez explorer ce qui peut contribuer à maintenir cette répartition des places.
AGIR
Lorsque vous souhaitez commencer à modifier concrètement :
la répartition,
les responsabilités,
les initiatives,
les décisions,
ou certaines limites dans la relation.
TRANSFORMER
Lorsque vous voyez déjà clairement le déséquilibre mais constatez que chacun reprend rapidement sa place habituelle malgré les efforts engagés.
FONDEMENTS SCIENTIFIQUES
Ce sujet pourra progressivement être relié aux contenus de FONDEMENTS SCIENTIFIQUES consacrés notamment :
aux dynamiques relationnelles,
à la réciprocité,
à la répartition des rôles,
aux interactions complémentaires,
et à la charge relationnelle.
Le regard du Coach & Thérapeute
Lorsqu’une personne me dit
« J’ai l’impression de tout porter dans cette relation. »
je trouve utile de ne pas commencer immédiatement par compter :
qui fait quoi,
combien de fois,
ou qui en fait objectivement le plus.
Je regarde d’abord :
Qui anticipe ?
Qui décide ?
Qui relance ?
Qui demande ?
Qui répare ?
Que se passe-t-il lorsque celui ou celle qui porte habituellement cesse de le faire ?
L’autre prend-il spontanément sa place ?
Attend-il ?
Résiste-t-il ?
Se sent-il contrôlé ?
Et surtout :
comment cette répartition s’est-elle progressivement installée entre les deux personnes ?
Car il arrive que l’un soit épuisé de tout porter…
pendant que l’autre ait progressivement appris qu’il n’avait plus réellement besoin de prendre certaines choses en charge.
Le déséquilibre devient alors moins :
« le problème de l’un »
que :
une organisation relationnelle devenue difficile pour les deux.
FAQ — RELATION DÉSÉQUILIBRÉE
Une relation équilibrée doit-elle être exactement à 50/50 ?
Non.
Les contributions peuvent être différentes et varier selon les périodes.
Ce qui importe davantage est que la répartition reste suffisamment reconnue, choisie et ajustable pour ne pas laisser durablement l’un des deux dans une position d’épuisement, d’injustice ou d’impuissance.
Si je fais davantage, cela signifie-t-il forcément que l’autre profite de moi ?
Non.
L’autre peut ne pas mesurer tout ce que vous prenez en charge.
La répartition peut également s’être installée progressivement sans décision consciente de l’un ou de l’autre.
Pourquoi ai-je l’impression que lorsque je lâche quelque chose, rien ne se passe ?
C’est justement un indice intéressant à observer.
Lorsque l’un prend depuis longtemps certaines responsabilités, l’autre peut avoir progressivement cessé de les investir.
L’objectif ici n’est pas encore d’en expliquer les causes, mais de constater la manière dont les places se sont réparties.
Peut-on aimer quelqu’un et être épuisé(e) par le déséquilibre de la relation ?
Oui.
L’attachement et la fatigue relationnelle peuvent parfaitement coexister.
Reconnaître un déséquilibre ne signifie pas remettre en question tout ce qui existe dans la relation.
Le fait que l’un décide davantage signifie-t-il qu’il contrôle l’autre ?
Pas nécessairement.
La question est notamment de savoir :
si l’autre peut réellement participer aux décisions,
exprimer un désaccord,
prendre des initiatives,
et occuper une place différente.
Une relation déséquilibrée peut-elle devenir toxique ?
Parfois.
Un déséquilibre peut devenir particulièrement préoccupant lorsqu’il s’accompagne durablement de peur, culpabilisation, dévalorisation, contrôle, contrainte ou impossibilité de poser ses limites.
Mais les deux notions ne doivent pas être confondues.
Quand devient-il utile de se faire accompagner ?
Lorsque :
vous avez l’impression de porter la relation depuis longtemps,
les demandes de rééquilibrage n’aboutissent pas,
les mêmes tensions reviennent,
l’un est épuisé tandis que l’autre se sent constamment critiqué,
ou vous ne savez plus comment modifier vos places respectives,
un accompagnement peut permettre de regarder plus clairement la dynamique installée.
Faites le premier pas lorsque vous avez l’impression de porter la relation presque seul(e)
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être complètement épuisé(e).
Vous avez peut-être déjà essayé :
de demander,
d’expliquer,
de déléguer,
de faire moins,
de lâcher prise,
de laisser l’autre décider,
ou d’attendre qu’il ou elle prenne davantage d’initiatives.
Et malgré cela, vous avez encore cette sensation
« Si je ne porte pas la relation, elle risque de ne plus avancer. »
Un premier échange peut permettre de mettre à plat la manière dont les places se sont réparties, de distinguer ce qui appartient au fonctionnement personnel de chacun de ce qui s’est installé dans l’interaction, et d’identifier la direction d’accompagnement la plus pertinente.
20 min — Gratuit — Confidentiel — Sans engagement