Le garçon qui voulait que le soleil se couche plus vite
Une métaphore originale de Coaching & Thérapies®.
EXTRAIT DE L’ARTICLE
Le jeune garçon regardait le soleil descendre lentement vers l'horizon. Impatient, il répétait qu'il aimerait que la nuit arrive plus vite. Le vieux sage indien lui répondit simplement que certaines choses ne grandissent, ne mûrissent et ne se révèlent qu'au rythme que la vie leur a donné. Cette soirée allait lui apprendre bien davantage que ce qu'il croyait attendre...
Chaque soir, un vieux chef indien venait s’asseoir sur la plage.
Il choisissait toujours le même endroit, là où le sable était encore tiède et où l’on pouvait voir le soleil descendre lentement vers l’océan.
Un soir, son petit-fils vint le rejoindre.
Le jeune Indien s’assit près de lui, les genoux serrés contre sa poitrine.
Il regarda l’horizon quelques instants.
Puis demanda :
— Grand-père… quand le soleil va-t-il disparaître ?
Le vieux chef observa le ciel.
— Lorsqu’il aura terminé sa course.
Le garçon attendit.
Le soleil semblait pourtant avancer si lentement qu’il aurait pu croire qu’il ne bougeait pas.
Au bout de quelques instants, il demanda de nouveau :
— Et maintenant ?
— Pas encore.
Le jeune Indien prit une poignée de sable et la laissa couler entre ses doigts.
Il regarda encore l’horizon.
— Est-ce qu’il pourrait aller plus vite ?
Le vieux chef tourna doucement la tête vers lui.
— Pourquoi le voudrais-tu ?
Le garçon haussa les épaules.
— Parce que je veux voir le moment où il touche la mer.
Le vieux chef acquiesça.
Puis il reporta son regard vers l’océan.
Le temps passa.
Le jeune Indien changea plusieurs fois de position.
Il traça des lignes dans le sable.
Il se leva.
Puis se rassit.
— Grand-père…
— Oui ?
— Cela prend beaucoup trop de temps.
Le vieux chef ne répondit pas.
Au-dessus d’eux, le ciel commençait pourtant à changer.
Le bleu devenait plus tendre.
Une lumière dorée glissait sur la surface de l’eau.
Les oiseaux qui avaient tournoyé au-dessus de la plage reprenaient doucement la direction des palmiers.
Une barque revenait vers le rivage.
Au loin, la voile blanche d’un bateau se teintait d’orange.
Mais le jeune Indien ne regardait que le soleil.
— Est-ce bientôt fini ?
Le vieux chef posa une main sur le sable.
— Regarde autour de toi.
Le garçon tourna rapidement la tête.
— Je ne vois rien.
— Alors regarde encore.
Le jeune Indien fronça les sourcils.
Cette fois, il observa plus lentement.
Il remarqua les longues ombres des palmiers sur la plage.
Il vit les vagues devenir brillantes, comme si elles transportaient des morceaux de lumière.
Il entendit le cri des oiseaux qui rentraient.
Il aperçut les pêcheurs qui tiraient leur barque sur le sable.
Puis une légère brise se leva.
Le garçon resta silencieux.
Le soleil continuait de descendre.
Sa lumière changea encore.
Le ciel devint orange, puis rouge, puis presque violet.
Le jeune Indien murmura :
— Je n’avais pas vu tout cela.
Le vieux chef sourit.
— Tu regardais seulement le moment où le soleil allait disparaître.
Ils restèrent assis côte à côte.
Cette fois, le garçon ne demanda plus combien de temps il faudrait attendre.
Il regarda les couleurs se transformer.
Il écouta la mer.
Il suivit du regard les derniers oiseaux.
Enfin, le soleil toucha l’horizon.
Le jeune Indien retint son souffle.
Pendant quelques instants, la moitié du disque resta suspendue au-dessus de l’eau.
Puis il disparut lentement.
Le garçon sourit.
— C’était beau.
Le vieux chef acquiesça.
— Oui.
Le jeune Indien demeura encore un moment face à l’océan.
Puis il demanda :
— Grand-père… pourquoi cela ne pouvait-il pas arriver plus vite ?
Le vieux chef regarda la dernière lumière glisser sur les vagues.
— Parce qu’alors…
tu n’aurais vu que le soleil disparaître.
Le garçon baissa les yeux vers les traces laissées dans le sable.
Lorsqu’il releva la tête, le ciel était rempli de couleurs qu’il n’avait jamais vraiment regardées auparavant.
Ils restèrent là jusqu’à l’apparition de la première étoile.
En quoi cette histoire résonne-t-elle en vous ?
Que regardez-vous parfois uniquement à travers le moment où cela sera enfin terminé ou obtenu ?
Reconnaissez-vous des périodes où l’attente vous a empêché de voir ce qui était déjà en train de se transformer ?
Faire le premier pas
Il arrive que nous souhaitions aller plus vite.
Que les réponses viennent immédiatement.
Que les blessures disparaissent rapidement.
Que les changements soient enfin visibles.
Pourtant, certaines transformations ne peuvent être ni accélérées ni forcées.
Elles demandent simplement d'être traversées.
Si vous traversez aujourd'hui une période où tout vous semble trop lent, où vous avez l'impression que rien n'avance malgré vos efforts, un accompagnement peut vous aider à retrouver confiance dans le chemin que vous êtes en train de parcourir.
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Ensemble, prenons le temps d'explorer ce que la vie est peut-être déjà en train de faire grandir en vous.
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