Lorsque l’idée de se faire accompagner devient présente,
une nouvelle question apparaît rapidement :
« Comment savoir si cet accompagnement est le bon pour moi ? »
Ce questionnement est sain.
Il montre que vous ne cherchez pas une solution magique,
mais un cadre juste, respectueux et réellement aidant.
Il n’existe pas “le bon accompagnement” universel
Un accompagnement ajusté n’est pas celui qui fonctionne pour tout le monde.
C’est celui qui correspond à votre état intérieur, à votre rythme et à votre moment de vie.
Un accompagnement peut être pertinent pour une personne
et inadapté pour une autre,
sans que l’un ou l’autre ait tort.
CONSEIL DU THÉRAPEUTE
Un accompagnement n’est pas bon en soi.
Il est bon s’il est ajusté à vous, ici et maintenant.
Ce qu’un accompagnement ajusté ne fait pas
Un accompagnement respectueux ne cherche pas à :
-
vous pousser à aller plus vite
-
vous convaincre que vous êtes “bloqué(e)”
-
vous donner des réponses toutes faites
-
vous faire entrer dans un cadre rigide
-
vous imposer une lecture de vous-même
Si vous vous sentez :
-
pressé(e)
-
jugé(e)
-
comparé(e)
-
disqualifié(e)
quelque chose n’est probablement pas ajusté.
Les signaux d’un accompagnement respectueux
Un accompagnement ajusté se reconnaît souvent à ce qu’il ne force pas,
mais autorise.
Vous vous sentez plus en sécurité, pas plus performant(e)
Dans un accompagnement ajusté :
-
vous pouvez ralentir
-
vous pouvez douter
-
vous pouvez ne pas savoir
-
vous pouvez dire non
La relation n’augmente pas la pression.
Elle la diminue.
CONSEIL DU COACH
Un bon accompagnement ne vous demande pas d’aller mieux.
Il vous permet de ne plus lutter pour aller mieux.
Le rôle central du rythme
Un accompagnement ajusté respecte votre rythme réel,
pas celui que vous pensez devoir tenir.
Il sait que :
-
forcer ralentit
-
comprendre ne suffit pas
-
le corps a son propre tempo
-
la sécurité précède le changement
Si vous vous sentez régulièrement en retard,
inadéquat(e) ou “pas assez”,
ce n’est pas un bon signe.
Vous restez sujet de votre processus
Dans un accompagnement respectueux :
-
vous gardez votre capacité de choix
-
vos ressentis sont pris au sérieux
-
vos résistances sont comprises, pas combattues
-
vous n’êtes jamais réduit(e) à un diagnostic ou une étiquette
Vous ne devenez pas un “cas”.
Vous restez une personne en chemin.
CONSEIL DU THÉRAPEUTE
Un accompagnement ajusté
ne prend pas le pouvoir sur votre histoire.
Il vous aide à vous le réapproprier.
La relation compte autant que la méthode
La qualité de la relation est souvent plus déterminante
que la technique utilisée.
Un bon indicateur est la question suivante :
« Est-ce que je me sens plus moi-même dans cet espace ? »
Si la réponse est oui,
même avec de l’inconfort,
c’est un signal important.
Un accompagnement ajusté vise l’autonomie, pas la dépendance
Un accompagnement respectueux :
-
renforce votre sécurité intérieure
-
élargit vos ressources
-
rend progressivement sa présence moins indispensable
Il ne cherche pas à vous garder,
mais à vous rendre plus libre.
CONSEIL DU COACH
Si un accompagnement vous rend dépendant(e),
ce n’est pas vous qui avez un problème,
c’est le cadre.
Vous avez le droit de ressentir, d’hésiter, de partir
Reconnaître un accompagnement ajusté,
c’est aussi vous autoriser à :
-
écouter vos ressentis
-
changer d’avis
-
poser des questions
-
arrêter si ce n’est plus juste
Vous ne devez rien à un accompagnement.
Il est au service de votre chemin, pas l’inverse.
Quand le bon accompagnement apparaît
Souvent, un accompagnement ajusté se reconnaît moins à l’enthousiasme
qu’à une sensation plus discrète :
« Je peux être là, comme je suis, sans me forcer. »
C’est rarement spectaculaire.
Mais c’est profondément transformateur.
Pour conclure cette série
Tout au long de ces articles, un fil s’est dessiné :
-
la sécurité précède le changement
-
la lutte empêche la transformation
-
le respect ouvre les possibles
-
la relation est un levier essentiel
-
le rythme est une clé
Un accompagnement ajusté ne fait pas le travail à votre place.
Il crée l’espace où le travail devient possible sans violence.
Mot de clôture
Rien à forcer.
Rien à réparer de toute urgence.
Quand le cadre est juste,
le changement n’a plus besoin d’être arraché.
Pour aller plus loin
Pour approfondir :
Pour découvrir l’approche globale :