MA VIE PARENTALE : faire évoluer mon rôle, trouver ma place et construire ma posture de parent

EXTRAIT DE L'ARTICLE

Nous devenons parents, mais nous ne savons pas nécessairement immédiatement comment être parents.

Entre l'amour que nous portons à nos enfants, les responsabilités que nous assumons, les règles que nous posons et les comportements que nous leur transmettons, notre rôle ne cesse d'évoluer.

Être père, être mère, construire une posture éducative, accompagner l'autonomie, traverser l'adolescence puis apprendre à devenir parent d'un enfant adulte : comment trouver notre place sans tout contrôler, tout accepter ou nous oublier ?

MA VIE PARENTALE vous invite à comprendre votre rôle de parent, à reconnaître ce que vous souhaitez transmettre et à construire progressivement une relation plus consciente, plus juste et adaptée à l'évolution de vos enfants.


Nous ne naissons pas parents.

Nous le devenons.

Parfois après l'avoir longtemps souhaité.

Parfois dans des circonstances que nous n'avions pas entièrement imaginées.

Nous accueillons un enfant.

Et quelque chose change profondément.

Nos responsabilités évoluent.

Nos priorités se transforment.

Notre temps s'organise autrement.

Notre manière de regarder la vie peut également changer.

Nous découvrons une relation particulière.

Une relation dans laquelle une personne dépend d'abord largement de nous pour sa sécurité, ses besoins et son développement.

Puis cette personne grandit.

Elle commence à explorer.

À choisir.

À s'opposer.

À affirmer ses préférences.

À développer sa propre personnalité.

Et nous découvrons progressivement une réalité essentielle :

Notre enfant change. Notre manière d'être parent doit pouvoir évoluer avec lui.

Ce qui était adapté à trois ans ne l'est plus nécessairement à dix ans.

Ce qui était nécessaire à dix ans peut devenir excessif à dix-sept ans.

Et lorsque notre enfant devient adulte, nous devons parfois apprendre à occuper une place entièrement différente.

Entre protéger et laisser grandir.

Entre guider et permettre de choisir.

Entre poser un cadre et respecter une autonomie croissante.

Entre être présent et accepter de ne pas tout maîtriser.

La parentalité nous confronte régulièrement à de nouvelles questions.

Quel parent ai-je envie d'être ?

Et la manière dont je suis parent aujourd'hui correspond-elle encore aux besoins de mon enfant, à son âge et aux valeurs que je souhaite lui transmettre ?

C'est l'une des questions fondamentales de MA VIE PARENTALE.


Qu'est-ce que MA VIE PARENTALE ?

MA VIE PARENTALE est l'espace consacré à notre rôle de parent, à notre posture éducative et à la relation que nous construisons avec nos enfants tout au long de leur vie.

Elle concerne notamment :

  • le fait de devenir père ou mère ;

  • la construction de notre identité parentale ;

  • la place que nous souhaitons prendre auprès de nos enfants ;

  • notre responsabilité éducative ;

  • les règles, les limites et le cadre ;

  • la communication et l'écoute ;

  • la relation affective et la sécurité ;

  • la modélisation de nos comportements ;

  • l'accompagnement de l'autonomie ;

  • les désaccords éducatifs ;

  • les difficultés relationnelles avec nos enfants ;

  • l'évolution de notre rôle de la petite enfance à l'âge adulte.

 

Cette parentalité peut se vivre dans des configurations très différentes.

En couple.

En parentalité solo.

Dans une famille recomposée.

Après une séparation.

Dans une famille adoptive.

Avec un enfant unique ou plusieurs enfants.

Avec ou sans cohabitation quotidienne.

Il n'existe pas une seule manière de devenir parent ni une organisation familiale unique.

Il existe néanmoins des responsabilités fondamentales liées à la protection, aux besoins, au développement et à la dignité de l'enfant.

Et une question essentielle :

Comment construire une relation parent-enfant qui apporte suffisamment de sécurité, de repères et de liberté pour permettre à chacun de grandir ?


MA VIE PARENTALE et MA VIE FAMILIALE : deux piliers complémentaires

Une distinction est importante.

MA VIE FAMILIALE s'intéresse principalement aux relations avec notre famille d'origine, notre famille élargie et les différentes générations.

Elle nous invite notamment à regarder la place que nous occupons auprès de nos propres parents, de notre fratrie et des autres membres de notre famille.

MA VIE PARENTALE s'intéresse à notre propre responsabilité de parent et à la relation que nous construisons avec nos enfants.

 

Dans MA VIE FAMILIALE, je peux m'interroger :

« Quelle place mes propres parents m'accordent-ils aujourd'hui ? »

Dans MA VIE PARENTALE, la question devient :

« Quelle place est-ce que je souhaite occuper auprès de mes enfants, et quelle place est-ce que je leur laisse progressivement prendre ? »

Ces deux dimensions se rencontrent notamment autour de la transmission.

Ce que j'ai reçu dans ma famille peut influencer la manière dont je me comporte avec mes enfants.

Mais cela ne m'oblige pas à reproduire ce que j'ai connu.

Pour approfondir les relations entre générations, les loyautés, la fratrie et la famille d'origine :

MA VIE FAMILIALE : trouver ma place et faire évoluer mes liens familiaux


Deux piliers complémentaires de la vie familiale et parentale.

Devenir parent : une nouvelle place qui transforme ma vie

L'arrivée d'un enfant ne transforme pas uniquement notre organisation quotidienne.

Elle peut également modifier notre manière de nous percevoir.

Nos responsabilités ne concernent plus uniquement notre propre vie.

Elles incluent désormais la protection et l'accompagnement d'une autre personne.

Nous devenons responsables de la protection et de l'accompagnement d'une autre personne.

Cette responsabilité peut procurer une joie profonde.

Mais elle peut aussi faire apparaître des interrogations, des doutes ou des inquiétudes.


Devenir parent ne signifie pas cesser d'être soi

Avant de devenir parent, nous avions déjà une identité.

Des besoins.

Des valeurs.

Des envies.

Des relations.

Des projets.

Une histoire personnelle.

Devenir parent ajoute une nouvelle dimension à notre existence.

Mais cette dimension ne remplace pas nécessairement toutes les autres.

Nous pouvons être parent, avoir une vie de couple, exercer une activité professionnelle, entretenir des amitiés et conserver des besoins personnels.

La difficulté apparaît parfois lorsque la parentalité finit par absorber presque toutes les autres dimensions de notre vie.

Être parent occupe une place importante. Mais cela ne signifie pas que cette place doive effacer toutes les autres.


Nous construisons notre posture parentale progressivement

Il est fréquent de penser que nous devrions naturellement savoir comment agir.

Comment rassurer.

Comment poser une limite.

Comment réagir à une colère.

Comment gérer un refus.

Comment accompagner une difficulté scolaire.

Comment répondre à un adolescent.

Pourtant, nous découvrons souvent ces situations au moment où elles se présentent.

Nous nous appuyons alors sur nos expériences, nos observations, nos valeurs, nos connaissances et les conseils de notre entourage.

Nous essayons.

Nous nous trompons parfois.

Nous apprenons.

Nous ajustons.

Devenir parent n'est pas seulement un changement de statut. C'est aussi un apprentissage relationnel qui se poursuit dans le temps.


Comprendre mon rôle de père : quelle place ai-je envie de prendre ?

Le rôle de père ne se réduit pas à une fonction d'autorité, de protection matérielle ou de transmission de règles.

Il peut également se construire dans la présence, l'attention, les soins, le dialogue, l'affection et l'accompagnement quotidien.

La manière de vivre ce rôle dépend de l'histoire personnelle, des valeurs, de l'organisation familiale et de la relation particulière avec chaque enfant.


Être père ne consiste pas nécessairement à reproduire son propre père

Nous pouvons avoir connu un père présent, attentif et disponible.

Ou un père plus distant.

Exigeant.

Peu démonstratif.

Très protecteur.

Parfois absent.

Ces expériences peuvent contribuer à construire notre représentation de la paternité.

Nous pouvons souhaiter reproduire certaines attitudes.

Et en transformer d'autres.

La question n'est donc pas nécessairement :

« Quel père ai-je eu ? »

Mais aussi :

« Quel père ai-je envie de devenir, à partir de mon histoire et de mes propres choix ? »


Construire une présence paternelle qui me ressemble

Être présent ne signifie pas nécessairement être disponible à chaque instant.

Il peut s'agir de trouver une manière personnelle et suffisamment stable d'être engagé dans la vie de son enfant.

Partager des moments.

Écouter.

Accompagner.

Participer aux soins.

Poser des repères.

Reconnaître les émotions.

Être attentif aux besoins.

Faire évoluer la relation lorsque l'enfant grandit.

La paternité n'est pas un rôle figé : elle se construit dans les relations, les responsabilités et les actes du quotidien.


Comprendre mon rôle de mère : comment construire ma propre manière d'être parent ?

La maternité peut s'accompagner d'attentes particulièrement fortes.

Des attentes personnelles.

Familiales.

Sociales.

Culturelles.

Certaines concernent la disponibilité.

D'autres la manière d'éduquer, de protéger, de travailler ou de partager les responsabilités.

Il peut alors devenir difficile de distinguer ce qui relève de nos propres choix de ce que nous pensons devoir être.


La maternité peut réveiller des modèles et des attentes

Nous pouvons nous interroger sur la relation que nous avons connue avec notre propre mère.

Sur les gestes que nous avons appréciés.

Sur les attitudes qui nous ont manqué.

Sur les règles que nous avons reçues.

Sur la manière dont l'affection était exprimée.

Mais ces modèles n'ont pas vocation à devenir des obligations.

Nous pouvons choisir de conserver certaines références et de construire une autre manière de vivre la maternité.


Être mère sans devoir répondre à toutes les attentes

Certaines personnes peuvent avoir l'impression de devoir toujours anticiper.

Comprendre.

Organiser.

Rassurer.

Être disponibles.

Tout savoir.

Ne jamais se tromper.

Ces attentes peuvent devenir particulièrement lourdes lorsqu'elles se cumulent avec d'autres responsabilités.

Construire sa posture de mère, c'est aussi reconnaître ses propres limites et ne pas confondre responsabilité parentale et disponibilité illimitée.

Les responsabilités affectives, éducatives et quotidiennes ne sont d'ailleurs pas exclusivement maternelles ou paternelles.

Elles peuvent être partagées selon l'organisation familiale et les besoins de l'enfant.


Je suis un modèle pour mon enfant : ce que je fais transmet aussi quelque chose

Nous pensons souvent à l'éducation comme à ce que nous expliquons à nos enfants.

Les règles.

Les conseils.

Les valeurs.

Les interdictions.

Mais les enfants apprennent également en observant.

Ils regardent comment nous parlons.

Comment nous réagissons.

Comment nous gérons les désaccords.

Comment nous traitons les autres.

Comment nous faisons face aux difficultés.

Comment nous exprimons nos émotions.


Mon enfant n'apprend pas uniquement ce que je lui dis

Nous pouvons demander à notre enfant :

« Parle calmement. »

Mais que se passe-t-il si nous crions régulièrement lorsque nous sommes contrariés ?

Nous pouvons lui demander :

« Respecte les autres. »

Mais comment parlons-nous des personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord ?

Nous pouvons lui expliquer :

« Tu as le droit de te tromper. »

Mais comment réagissons-nous à nos propres erreurs ?

Ces différences peuvent parfois devenir des messages contradictoires.

Non parce que les enfants reproduiraient automatiquement tous nos comportements, mais parce que notre manière d'agir constitue l'une de leurs nombreuses sources d'apprentissage.


Albert BANDURA : apprendre en observant les autres

Les travaux d'Albert BANDURA sur l'apprentissage social ont notamment montré l'importance de l'observation et de la modélisation dans l'acquisition de certains comportements.

L'enfant peut observer une attitude, en comprendre certaines conséquences et éventuellement l'intégrer à son propre répertoire comportemental.

Cette perspective ne signifie pas que les parents déterminent à eux seuls la personnalité de leurs enfants.

Les enfants apprennent également auprès de leur entourage, de leurs pairs, de l'école et de nombreuses autres expériences.

Mais elle invite à réfléchir à une question fondamentale :

Mes comportements quotidiens correspondent-ils suffisamment aux valeurs que je souhaite transmettre ?


Être un modèle ne signifie pas être parfait

Nous pouvons nous mettre en colère.

Commettre une erreur.

Réagir trop rapidement.

Prendre une mauvaise décision.

L'enjeu n'est pas de devenir un modèle irréprochable.

Il peut également consister à montrer comment reconnaître une erreur.

Comment présenter des excuses.

Comment réparer une relation.

Comment apprendre à réagir autrement.

Un enfant peut aussi apprendre en observant un parent capable de reconnaître ses limites et de faire évoluer ses comportements.


Le parent transmet aussi par ses comportements.

Construire une relation parent-enfant suffisamment sécurisante

Un enfant a besoin de protection et de soins.

Mais également de relations dans lesquelles il puisse progressivement développer un sentiment de sécurité.

Cette sécurité ne signifie pas que toutes les frustrations doivent être évitées.

Ni que le parent doit être disponible en permanence.

Elle se construit notamment à travers la qualité des interactions, la prévisibilité des réponses, la présence et l'attention portée aux besoins de l'enfant.


Sécuriser ne signifie pas empêcher toute difficulté

Un enfant qui commence à marcher peut tomber.

Un enfant qui apprend peut se tromper.

Un adolescent peut rencontrer une déception.

Nous ne pouvons pas supprimer toutes les difficultés de son existence.

Nous pouvons cependant essayer de construire une relation dans laquelle l'enfant sait qu'il peut rechercher du soutien lorsque cela devient nécessaire.


John BOWLBY et Mary AINSWORTH : l'attachement et la sécurité relationnelle

John BOWLBY a développé la théorie de l'attachement.

Mary AINSWORTH a contribué à son approfondissement, notamment à travers ses recherches sur les relations précoces entre l'enfant et ses figures d'attachement.

Ces travaux ont permis de mieux comprendre l'importance de la proximité, de la disponibilité et de la sécurité relationnelle dans le développement de l'enfant.

Ils ne signifient pas qu'un parent doit répondre parfaitement à chaque sollicitation ni qu'une difficulté passagère compromet nécessairement l'attachement.

La qualité de la relation s'inscrit dans la durée et dépend de nombreux facteurs.

Pour approfondir :

THÉORIE DE L'ATTACHEMENT : comment les relations construisent votre sécurité intérieure


Cadre, règles et limites : comment exercer mon autorité parentale ?

L'éducation ne se résume pas à l'affection.

Elle implique également des repères.

Des règles.

Des responsabilités.

Des limites.

Un cadre adapté à l'âge et aux besoins de l'enfant peut contribuer à rendre son environnement plus prévisible et à accompagner progressivement son apprentissage de la vie collective.


Un cadre éducatif n'est pas nécessairement un système de contrôle

Il existe une différence importante entre :

poser une règle pour protéger, organiser ou permettre la vie commune ;

et chercher à contrôler systématiquement les pensées, les émotions ou les choix de son enfant.

Un cadre éducatif peut préciser :

ce qui est autorisé ;

ce qui ne l'est pas ;

les responsabilités de chacun ;

les comportements attendus ;

les conséquences prévues lorsqu'une règle n'est pas respectée.

Mais ce cadre doit également pouvoir évoluer.

Les besoins d'un enfant de quatre ans ne sont pas ceux d'un adolescent.


Autorité parentale et autoritarisme ne sont pas synonymes

L'autorité parentale comporte des responsabilités de protection, d'éducation et de développement de l'enfant.

L'autoritarisme désigne davantage une manière de rechercher l'obéissance, parfois au détriment de l'écoute et de la prise en compte des besoins.

Une autorité éducative peut être ferme sans être violente.

Elle peut permettre la discussion sans renoncer aux limites.

Elle peut reconnaître les émotions sans accepter tous les comportements.

Poser un cadre ne signifie pas nécessairement imposer sans expliquer. Écouter ne signifie pas nécessairement tout autoriser.


Diana BAUMRIND : les styles parentaux

Diana BAUMRIND a contribué à l'étude de différentes dimensions des pratiques parentales, notamment l'exigence, la réactivité et l'encadrement.

Ses travaux ont participé à la distinction entre plusieurs styles parentaux.

Le style dit démocratique ou structurant (authoritative) associe généralement une attention aux besoins de l'enfant avec des attentes et des limites explicites.

Ces catégories sont des outils de recherche, et non des étiquettes définitives à attribuer à chaque famille.

Elles invitent néanmoins à réfléchir à l'équilibre entre :

la relation ;

le cadre ;

la communication ;

et l'autonomie.


Dire non sans humilier ni menacer

Un refus éducatif peut être nécessaire.

Mais la manière de l'exprimer compte.

Il est possible de refuser un comportement tout en reconnaissant l'émotion de l'enfant.

« Je comprends que tu sois en colère. »

« Cette situation peut te décevoir. »

« Mais je ne peux pas accepter que tu frappes. »

L'enjeu est alors d'accompagner la frustration sans recourir à la violence, à l'humiliation ou à la peur comme principaux moyens éducatifs.


Mon enfant ne m'écoute pas : comprendre ce qui se passe dans la relation

« Je dois répéter dix fois. »

« Rien ne fonctionne. »

« Mon enfant fait systématiquement le contraire. »

« Nous nous disputons pour les mêmes choses. »

Ces situations peuvent devenir épuisantes.

Mais le fait qu'un enfant n'obéisse pas immédiatement ne signifie pas nécessairement qu'il cherche à provoquer ou à remettre en question toute autorité.


Tous les refus ne signifient pas la même chose

Un enfant peut refuser parce qu'il ne comprend pas.

Parce que la consigne est trop complexe.

Parce qu'il est fatigué.

Parce qu'il est absorbé par une activité.

Parce qu'il ne parvient pas encore à réguler sa frustration.

Parce qu'il recherche davantage d'autonomie.

Ou parce qu'une dynamique conflictuelle s'est progressivement installée.

Comprendre le contexte permet d'éviter d'interpréter chaque refus de la même manière.


Quand les réactions parentales entretiennent malgré elles les tensions

Une situation peut parfois suivre un enchaînement répétitif.

Le parent demande.

L'enfant ne répond pas.

Le parent répète.

L'enfant résiste.

Le ton monte.

Le conflit éclate.

Chacun finit par réagir davantage à l'attitude de l'autre qu'à la demande initiale.

Il peut alors être utile d'observer non seulement le comportement de l'enfant, mais également la manière dont les interactions se construisent.

Pour approfondir ces mécanismes :

MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES : comprendre les dynamiques relationnelles qui se construisent dans vos relations

CONFLITS RÉPÉTITIFS : nous finissons toujours par avoir la même dispute


Émotions de l'enfant et réactions du parent : apprendre à traverser les difficultés

La relation parent-enfant mobilise de nombreuses émotions.

De la joie.

De la tendresse.

De la fierté.

Mais également de la peur, de la frustration, de la colère ou de la fatigue.

Ces émotions concernent l'enfant.

Elles concernent aussi le parent.


Accueillir une émotion ne signifie pas accepter tous les comportements

Un enfant peut avoir besoin d'aide pour reconnaître sa colère.

Sa déception.

Sa tristesse.

Sa peur.

Mais reconnaître une émotion ne signifie pas nécessairement satisfaire la demande qui l'accompagne.

Nous pouvons aider à mettre des mots sur une frustration tout en maintenant une règle importante.

Cette distinction permet de séparer :

ce que l'enfant ressent, qui mérite d'être reconnu ;

et

ce qu'il fait, qui peut nécessiter un cadre ou une limite.


Le parent doit aussi apprendre à reconnaître ses propres réactions

Lorsque nous sommes fatigués ou préoccupés, certains comportements peuvent nous atteindre davantage.

Nous pouvons réagir trop rapidement.

Élever la voix.

Menacer.

Ou nous retirer de la relation.

Identifier nos propres réactions ne signifie pas nous culpabiliser.

Cela peut permettre de reconnaître les situations dans lesquelles nous avons besoin de davantage de recul, de repos ou d'autres ressources.

La régulation émotionnelle du parent fait également partie de la relation éducative.


Accompagner mon enfant à chaque étape de sa vie

Le rôle parental évolue nécessairement avec le développement de l'enfant.

Nous ne pouvons pas conserver exactement les mêmes responsabilités, les mêmes exigences et les mêmes manières d'intervenir à toutes les étapes.


Avec un bébé : créer le lien et trouver mes premiers repères

Les premiers mois demandent une disponibilité importante.

Les soins.

Le sommeil.

L'alimentation.

La protection.

Le réconfort.

Les parents apprennent progressivement à reconnaître les besoins de leur enfant.

Mais ils découvrent également leurs propres besoins et leurs limites.

Cette période peut être heureuse, intense et fatigante.

Il peut être nécessaire de rechercher du soutien, de partager les responsabilités et de reconnaître que l'équilibre ne s'installe pas toujours immédiatement.


Avec un jeune enfant : accompagner les premières découvertes

Le jeune enfant explore.

Il expérimente.

Il développe progressivement son langage, ses capacités motrices et ses compétences relationnelles.

Il découvre également les frustrations et les règles de la vie collective.

Le parent peut alors chercher un équilibre entre :

protéger ;

accompagner ;

expliquer ;

permettre d'essayer ;

poser des limites.

L'objectif n'est pas d'empêcher toute difficulté.

Il est de proposer un environnement suffisamment sécurisant pour permettre les apprentissages.


À l'âge scolaire : soutenir sans faire porter mes propres attentes

L'école introduit de nouveaux repères.

Les apprentissages.

Les évaluations.

Les autres enfants.

Les réussites.

Les difficultés.

Les comparaisons.

Nous pouvons alors être confrontés à nos propres représentations de la réussite.

À nos souvenirs scolaires.

À nos ambitions.

À nos inquiétudes.

Accompagner son enfant ne consiste pas nécessairement à faire de son parcours le prolongement de nos propres projets.

Il peut s'agir de soutenir les efforts, de reconnaître les difficultés et d'aider progressivement l'enfant à développer ses capacités.


À l'adolescence : faire évoluer le cadre et la confiance

L'adolescence s'accompagne de transformations physiques, émotionnelles, sociales et relationnelles.

L'adolescent recherche davantage d'autonomie.

Il peut remettre en question certaines règles.

Accorder plus d'importance au regard de ses pairs.

Revendiquer son intimité.

Explorer de nouvelles expériences.

Le parent peut alors avoir le sentiment de perdre une partie de sa place.

Pourtant, son rôle ne disparaît pas.

Il se transforme.

La protection reste nécessaire.

Mais elle doit progressivement s'articuler avec davantage de dialogue, de confiance et de responsabilités adaptées à l'âge.


Quand mon enfant devient adulte : apprendre une nouvelle relation

Un enfant adulte reste notre enfant.

Mais il n'est plus un enfant au sens de la dépendance éducative.

Il construit ses propres choix.

Ses relations.

Son parcours professionnel.

Ses valeurs.

Ses projets.

Certains peuvent correspondre à nos attentes.

D'autres non.

La relation doit alors progressivement évoluer vers une relation entre adultes, tout en conservant l'histoire particulière qui unit un parent et son enfant.

Aimer un enfant devenu adulte peut aussi signifier apprendre à conseiller moins, à intervenir autrement et à respecter davantage ses choix.

Cette évolution constitue un point de rencontre avec :

MA VIE FAMILIALE : faire évoluer les relations entre générations


Accompagner l'autonomie : protéger sans empêcher de grandir

L'autonomie ne se construit pas en un jour.

Elle se développe progressivement, à travers les apprentissages, les expériences, les responsabilités et les possibilités de choix.

Au début de la vie, l'enfant dépend largement des adultes.

Puis il apprend à faire davantage de choses par lui-même.

À décider.

À anticiper.

À résoudre certaines difficultés.

À assumer progressivement les conséquences de ses actes.


Faire à la place ou apprendre à faire ?

Nous pouvons parfois être tentés d'intervenir immédiatement.

Pour gagner du temps.

Pour éviter une erreur.

Pour empêcher une déception.

Pour protéger.

Mais lorsque nous faisons systématiquement à la place de notre enfant ce qu'il pourrait progressivement apprendre à faire, nous risquons de limiter certaines occasions de développer ses compétences.

L'accompagnement consiste alors à ajuster notre intervention à ses capacités réelles, à son développement et aux risques de la situation.


Donner de l'autonomie ne signifie pas abandonner le cadre

L'autonomie ne se confond pas avec l'absence de règles.

Un enfant peut disposer de choix adaptés à son âge tout en conservant des limites claires.

Un adolescent peut développer davantage de responsabilités tout en ayant encore besoin d'accompagnement.

L'enjeu n'est pas de supprimer progressivement toute présence parentale.

Il est de faire évoluer cette présence.

Passer de faire à la place, à faire avec, puis à permettre de faire par soi-même.


Edward DECI et Richard RYAN : l'autonomie et la motivation

Edward DECI et Richard RYAN ont développé la théorie de l'autodétermination.

Elle accorde notamment une place importante aux besoins psychologiques d'autonomie, de compétence et de relation.

Appliquée aux pratiques éducatives, cette perspective invite à distinguer le soutien à l'autonomie du contrôle psychologique.

Soutenir l'autonomie ne signifie pas accorder systématiquement tout ce que l'enfant demande.

Il s'agit notamment de reconnaître son point de vue, de proposer des choix adaptés et de l'aider à comprendre les règles et les responsabilités.

Pour approfondir :

LA THÉORIE DE L'AUTODÉTERMINATION — American Psychological Association


Cinq repères pour accompagner l'autonomie de l'enfant.

Coparentalité : construire un cadre éducatif suffisamment cohérent

Lorsqu'un enfant est accompagné par plusieurs adultes exerçant des responsabilités parentales, des différences apparaissent naturellement.

Chaque personne possède son histoire.

Ses habitudes.

Ses valeurs.

Sa manière de communiquer.

Sa tolérance à certaines situations.

Ses représentations de l'éducation.

Ces différences ne constituent pas nécessairement un problème.


Nous pouvons être parents ensemble sans être toujours d'accord

Des désaccords peuvent concerner :

le sommeil ;

l'alimentation ;

les écrans ;

les devoirs ;

les sorties ;

les responsabilités ;

les règles ;

les sanctions éducatives ;

l'autonomie.

L'objectif n'est pas nécessairement de partager exactement les mêmes opinions.

Il peut être de construire des repères suffisamment cohérents et compréhensibles pour l'enfant.


Les désaccords éducatifs ne doivent pas devenir une lutte de pouvoir

Une difficulté apparaît parfois lorsque chaque adulte cherche à imposer sa méthode à l'autre.

L'enfant peut alors être placé au milieu d'un conflit qui dépasse ses propres comportements.

Il est important de distinguer :

la question éducative ;

de la relation entre les adultes.

Lorsque les tensions concernent principalement le couple, elles peuvent également être explorées dans :

MA VIE DE COUPLE : comprendre, construire et faire évoluer notre relation


Parentalité solo, séparation et famille recomposée : trouver sa posture dans chaque situation

Les responsabilités parentales ne se vivent pas toujours au sein d'un couple qui partage le même domicile.

Certaines personnes élèvent seules leurs enfants.

D'autres organisent leur parentalité après une séparation.

D'autres deviennent beaux-parents ou construisent une famille recomposée.


Être parent solo : assumer sans devoir tout porter

La parentalité solo peut nécessiter une organisation particulière.

Les responsabilités quotidiennes peuvent être concentrées sur une seule personne.

La disponibilité, les contraintes professionnelles, les ressources et les relais deviennent alors des questions importantes.

Il peut être utile de distinguer ce qui doit réellement être assumé personnellement de ce qui peut être partagé avec un entourage ou des dispositifs adaptés.


Après une séparation : préserver la place de l'enfant

Une séparation conjugale ne supprime pas nécessairement les responsabilités parentales.

Les adultes peuvent avoir besoin de reconstruire leur manière de communiquer, de décider et de coopérer.

Il est important, lorsque les conditions le permettent, que l'enfant ne soit pas placé dans une obligation de choisir un camp, de transmettre des messages ou de résoudre les conflits entre adultes.

En présence de violences ou d'emprise, la sécurité doit primer sur toute recherche de coopération imposée.


Devenir beau-parent : construire une place qui n'est pas donnée d'avance

La place du beau-parent peut être délicate à construire.

Elle dépend notamment de l'histoire familiale, de l'âge des enfants, des relations déjà existantes et de l'organisation du foyer.

Il ne s'agit pas nécessairement de remplacer un parent.

Il peut s'agir de construire une relation propre, progressivement, dans un cadre où les responsabilités sont suffisamment clarifiées.

Cette dimension éducative relève de MA VIE PARENTALE.

Les relations avec la famille élargie et les différentes branches familiales sont approfondies dans :

MA VIE FAMILIALE : trouver ma place et faire évoluer mes liens familiaux


Être parent sans m'oublier : préserver mon propre équilibre

La parentalité peut occuper une place considérable.

Elle demande du temps.

De l'attention.

De l'énergie.

Une disponibilité affective.

Des responsabilités matérielles et éducatives.

Mais nous continuons également à avoir des besoins personnels.

Du repos.

Des relations.

Des projets.

Une activité professionnelle.

Parfois simplement du temps pour nous retrouver.


Quand toute ma vie semble organisée autour de mon enfant

Nous pouvons progressivement avoir l'impression de ne plus disposer d'aucun espace personnel.

Chaque décision dépend de l'organisation familiale.

Chaque moment libre est consacré aux enfants.

Chaque difficulté mobilise notre attention.

Cette situation peut être temporaire, notamment lorsque les enfants sont très jeunes ou traversent une période particulière.

Mais elle peut également devenir épuisante lorsqu'elle se prolonge.


Prendre soin de mon équilibre fait aussi partie de ma responsabilité

Reconnaître ses propres limites ne signifie pas renoncer à ses responsabilités parentales.

Cela peut permettre de préserver une disponibilité plus durable.

De demander du soutien.

De partager certaines tâches.

De reconnaître une fatigue.

De préserver des relations importantes.

Être parent ne signifie pas devoir disparaître derrière sa parentalité.

Pour approfondir :

ÉQUILIBRER MA VIE : donner une place suffisamment juste à mes différents Domaines de Vie


Les auteurs et les fondements scientifiques qui éclairent la parentalité

La parentalité est étudiée à travers différentes disciplines : psychologie du développement, psychologie sociale, sciences de l'éducation et recherches sur les relations familiales.

Plusieurs auteurs proposent des perspectives complémentaires.


Albert BANDURA : apprendre par observation et modélisation

Albert BANDURA (1925-2021) a contribué au développement de la théorie de l'apprentissage social, puis de la théorie sociocognitive.

Ses travaux éclairent la manière dont les comportements peuvent être appris notamment par observation.

Ils invitent les parents à considérer non seulement ce qu'ils enseignent verbalement, mais aussi ce qu'ils montrent dans leurs comportements quotidiens.


John BOWLBY : comprendre l'importance du lien d'attachement

John BOWLBY (1907-1990), psychiatre et psychanalyste britannique, a développé la théorie de l'attachement.

Ses travaux ont contribué à comprendre l'importance des relations d'attachement dans le développement affectif.


Mary AINSWORTH : sensibilité parentale et sécurité relationnelle

Mary AINSWORTH (1913-1999), psychologue du développement, a joué un rôle majeur dans les recherches sur l'attachement.

Ses travaux ont notamment porté sur les différences individuelles observées dans les comportements d'attachement et sur la sensibilité aux signaux de l'enfant.


Diana BAUMRIND : comprendre les pratiques et les styles éducatifs

Diana BAUMRIND (1927-2018), psychologue du développement, a contribué à l'étude des styles parentaux.

Ses travaux invitent à considérer la manière dont les exigences éducatives, la relation affective et les réponses aux besoins de l'enfant peuvent s'articuler.

Lire : LES STYLES PARENTAUX : autoritaire, permissif, démocratique ou désengagé ?

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Edward DECI et Richard RYAN : accompagner l'autonomie

Edward DECI et Richard RYAN ont développé la théorie de l'autodétermination.

Cette approche distingue notamment trois besoins psychologiques fondamentaux : autonomie, compétence et relation.

Elle permet de réfléchir à la manière dont les pratiques éducatives peuvent soutenir ou entraver certains processus motivationnels.


Des éclairages complémentaires, pas une recette universelle

Ces travaux ne signifient pas qu'il existe une méthode éducative parfaite, applicable de manière identique à tous les enfants et à toutes les familles.

Les recherches décrivent des mécanismes, des tendances et des associations dont l'application dépend notamment de l'âge, du développement, de la culture et du contexte.

L'objectif n'est pas de transformer chaque parent en spécialiste de la psychologie.

Il est de disposer de repères suffisamment solides pour réfléchir plus consciemment à sa posture éducative.


Quel parent ai-je réellement envie d'être ?

Au-delà des connaissances et des conseils, une question personnelle mérite parfois d'être posée :

Quel parent est-ce que je souhaite être aujourd'hui, auprès de l'enfant que j'ai réellement, et non uniquement auprès de celui que j'avais imaginé ?

Quelles valeurs ai-je envie de transmettre ?

Le respect ?

L'autonomie ?

La confiance ?

La solidarité ?

La responsabilité ?

La liberté ?

Comment ces valeurs se traduisent-elles dans mes comportements quotidiens ?

Quelle relation ai-je envie de construire ?

Une relation fondée sur la confiance ?

Sur la communication ?

Sur des règles claires ?

Sur la possibilité de parler des désaccords ?

Sur le respect de chacun ?

Qu'est-ce que je souhaite faire évoluer dans ma posture ?

Ai-je tendance à trop contrôler ?

À trop intervenir ?

À céder trop rapidement ?

À réagir avec colère ?

À avoir du mal à maintenir une limite ?

À attendre de mon enfant qu'il corresponde à mes propres projets ?

Quelle autonomie puis-je accompagner aujourd'hui ?

Quelles responsabilités mon enfant peut-il progressivement assumer ?

Dans quelles situations pourrais-je lui laisser davantage de place ?

Où est-il encore nécessaire de protéger et d'encadrer ?

Qu'ai-je envie de conserver ou de transformer de ma propre histoire ?

Quels repères éducatifs m'ont été utiles ?

Quels comportements souhaiterais-je ne pas reproduire ?

Quelles traditions ai-je envie de préserver ?

Quelles nouvelles manières d'être en relation pourrais-je construire ?

Ces questions permettent progressivement de passer :

du parent que j'ai appris à être au parent que je choisis de devenir.


ARTICLES PUBLIÉS

Cette rubrique accueillera progressivement les articles publiés consacrés à MA VIE PARENTALE.


ARTICLES À VENIR

Les articles suivants approfondiront progressivement les différentes dimensions de MA VIE PARENTALE.

Construire mon rôle et ma posture de parent

  1. COMPRENDRE MON RÔLE DE PÈRE : quel père ai-je envie d'être ?

  2. COMPRENDRE MON RÔLE DE MÈRE : quelle mère ai-je envie d'être ?

  3. JE SUIS UN MODÈLE POUR MON ENFANT : ce que mes comportements lui apprennent

  4. ÉDUQUER MON ENFANT : comment construire ma propre posture éducative ?

  1. Poser un cadre et construire la relation

  1. CADRE, RÈGLES ET LIMITES : comment exercer mon autorité parentale sans tomber dans l'autoritarisme ?

  2. MON ENFANT NE M'ÉCOUTE PAS : pourquoi devons-nous toujours répéter les mêmes choses ?

  3. DIRE NON À MON ENFANT : comment poser une limite sans abîmer la relation ?

  4. COMMUNIQUER AVEC MON ENFANT : comment mieux se comprendre ?

  5. LES ÉMOTIONS DE MON ENFANT : comment les accueillir sans tout accepter ?

Accompagner mon enfant à chaque étape de sa vie

  1. L'ARRIVÉE D'UN BÉBÉ : comment trouver mes premiers repères de parent ?

  2. MON ENFANT GRANDIT : comment faire évoluer mon rôle avec son autonomie ?

  3. ÉCOLE ET RÉUSSITE : comment accompagner mon enfant sans lui transmettre toutes mes attentes ?

  4. ADOLESCENCE : comment rester parent quand mon enfant cherche à devenir autonome ?

  5. ÉCRANS ET VIE NUMÉRIQUE : comment construire des règles adaptées à l'âge de mon enfant ?

Faire évoluer ma parentalité et mon organisation familiale

  1. NOS DÉSACCORDS ÉDUCATIFS : comment rester cohérents lorsque nous ne sommes pas d'accord ?

  2. PARENTALITÉ APRÈS UNE SÉPARATION : comment préserver les besoins de l'enfant ?

  3. DEVENIR BEAU-PARENT : comment trouver sa place sans remplacer l'autre parent ?

  4. JE ME SENS COUPABLE COMME PARENT : pourquoi ai-je toujours l'impression de ne pas en faire assez ?

  5. JE SUIS PARENT, MAIS JE SUIS AUSSI UNE PERSONNE : comment préserver mon équilibre ?

Quand mes enfants deviennent adultes

  1. MON ENFANT EST DEVENU ADULTE : comment faire évoluer notre relation ?

  2. LE PHÉNOMÈNE TANGUY : quand mon enfant adulte reste vivre à la maison

  3. LE SYNDROME DU NID VIDE : comment retrouver mes repères quand mes enfants quittent le foyer ?


De MA VIE PARENTALE à COMPRENDRE, AGIR et TRANSFORMER

MA VIE PARENTALE nous invite d'abord à regarder un Domaine de Vie : notre relation avec nos enfants et notre manière d'assumer notre rôle de parent.

Mais lorsque certaines situations deviennent difficiles, plusieurs chemins peuvent être utiles.


COMPRENDRE : éclairer ce qui se joue dans ma relation avec mon enfant

Pourquoi certaines réactions se répètent-elles ?

Pourquoi ai-je parfois du mal à maintenir une limite ?

Pourquoi ai-je besoin que mon enfant m'écoute immédiatement ?

Pourquoi certaines situations réveillent-elles une émotion particulièrement forte ?

Les connaissances scientifiques et les approches relationnelles permettent d'explorer différentes perspectives.

THÉORIE DE L'ATTACHEMENT : comment les relations construisent votre sécurité intérieure

LA SYSTÉMIE : comprendre les interactions et accompagner le changement

MA VIE FAMILIALE : comprendre mon histoire et mes liens familiaux


AGIR : reconnaître ce que je peux commencer à faire évoluer

Je ne peux pas décider de toutes les pensées, émotions ou réactions de mon enfant.

Mais je peux parfois commencer à :

clarifier mes attentes ;

adapter mes consignes ;

mieux écouter ;

exprimer autrement mes limites ;

revoir certaines règles ;

modifier mes réactions ;

donner davantage de responsabilités adaptées à son âge.

Lorsque des difficultés se répètent, il peut être utile de reconnaître ce qui se manifeste dans mon propre fonctionnement et ce qui se construit dans la relation.

MES DIFFICULTÉS PERSONNELLES : mettre des mots sur ce que vous vivez

MES DIFFICULTÉS INTERACTIONNELLES : reconnaître les dynamiques qui se construisent dans vos relations


TRANSFORMER : quand comprendre ne suffit plus

Parfois, nous savons ce que nous aimerions faire.

Nous voudrions rester plus calmes.

Poser des limites plus clairement.

Écouter davantage.

Faire confiance.

Accepter que notre enfant grandisse.

Mais dans certaines situations, les mêmes réactions reviennent.

Nous nous énervons.

Nous culpabilisons.

Nous cédons.

Ou nous cherchons à contrôler davantage.

Un accompagnement peut alors permettre d'explorer ce qui maintient ces fonctionnements et de développer progressivement d'autres manières de vivre la relation.

MA PRISE DE CONSCIENCE : reconnaître ce que je vis pour commencer à changer


Le regard du Coach & Thérapeute


Dans l'accompagnement des difficultés parentales, une question me semble particulièrement importante :

Cherchons-nous uniquement à faire changer notre enfant, ou sommes-nous également prêts à faire évoluer notre manière d'être parent ?

Nous pouvons attendre :

que notre enfant écoute davantage ;

qu'il respecte mieux les règles ;

qu'il cesse de s'opposer ;

qu'il comprenne nos intentions ;

qu'il nous fasse davantage confiance ;

ou qu'il adopte le comportement que nous jugeons approprié.

Ces attentes peuvent être légitimes.

Mais elles ne suffisent pas toujours à faire évoluer la relation.

Nous pouvons parfois commencer par regarder notre propre posture.

Comment formulons-nous nos demandes ?

Comment réagissons-nous au refus ?

Quelles émotions certaines situations réveillent-elles en nous ?

Quelles règles sont essentielles ?

Lesquelles pourraient évoluer ?

Quelle autonomie sommes-nous réellement prêts à reconnaître ?

Comment distinguons-nous notre besoin de sécurité du besoin d'autonomie de notre enfant ?

Mon approche globale de Coaching & Thérapies® me conduit à considérer plusieurs dimensions complémentaires :

les comportements ;

les émotions ;

les croyances ;

l'histoire personnelle ;

les modèles éducatifs reçus ;

les stratégies de protection ;

les besoins de chacun ;

et les interactions parent-enfant.

Selon les situations, le coaching, les approches cognitivo-comportementales, la Systémie, l'Analyse Transactionnelle, la PNL ou d'autres démarches adaptées peuvent contribuer à cette exploration.

Ces approches ne remplacent pas les interventions médicales, psychologiques ou spécialisées nécessaires lorsque les besoins de l'enfant l'exigent.

L'objectif n'est pas de désigner un responsable.

Ni de rechercher un parent parfait.

Il est de vous aider à mieux comprendre votre place, vos responsabilités et les possibilités d'évolution de votre relation avec votre enfant.

Parce qu'être parent ne consiste pas uniquement à accompagner un enfant qui grandit.

Cela consiste également à accepter de faire évoluer sa propre manière d'être parent.


FAQ — MA VIE PARENTALE

Quelle différence entre MA VIE PARENTALE et MA VIE FAMILIALE ?

MA VIE PARENTALE concerne le rôle de parent, l'éducation, la posture éducative et la relation avec ses enfants.

MA VIE FAMILIALE concerne principalement les relations avec la famille d'origine, la famille élargie et les différentes générations.

Les deux dimensions se rencontrent notamment autour de la transmission familiale.

Comment savoir si je suis un bon parent ?

Il n'existe pas de comportement unique permettant de définir un bon parent dans toutes les situations.

Il est davantage utile de regarder la manière dont les besoins fondamentaux de l'enfant sont pris en compte : sécurité, soins, affection, respect, accompagnement et limites adaptées.

La capacité à reconnaître une difficulté et à ajuster certaines pratiques constitue également une ressource importante

Quelle différence entre autorité parentale et autoritarisme ?

L'autorité parentale implique des responsabilités de protection, d'éducation et d'accompagnement.

L'autoritarisme désigne une manière d'exercer le pouvoir en privilégiant l'obéissance et le contrôle, parfois au détriment de l'écoute et de l'autonomie.

Un cadre ferme peut être associé au respect, à l'explication et au dialogue.

Pourquoi mon enfant ne m'écoute-t-il pas ?

Les raisons peuvent être très différentes selon l'âge, le contexte, la compréhension des consignes, les émotions, les besoins d'autonomie ou les habitudes relationnelles.

Il est donc préférable d'observer les situations plutôt que d'attribuer systématiquement un refus à une volonté de provoquer.

Comment poser des limites sans culpabiliser ?

Il peut être utile de distinguer une limite nécessaire d'une réaction excessive.

Une limite claire, expliquée et adaptée à l'âge de l'enfant n'est pas nécessairement un manque d'affection.

La culpabilité peut toutefois signaler un besoin de réfléchir à la manière dont cette limite est exprimée ou appliquée.

Jusqu'à quel âge doit-on accompagner son enfant ?

Le rôle parental évolue tout au long de la vie.

Les responsabilités éducatives et juridiques changent avec l'âge et la situation de l'enfant.

Lorsque celui-ci devient adulte, la relation peut progressivement s'organiser davantage autour du respect de ses choix, de l'échange et d'un soutien qui ne se substitue pas à son autonomie.


Peut-on faire évoluer sa relation avec son enfant sans attendre qu'il change ?

Il est parfois possible de modifier sa manière de communiquer, de poser un cadre ou de réagir à certaines situations.

Cela ne garantit pas que le comportement de l'enfant changera immédiatement.

Mais cela peut contribuer à modifier certaines interactions et ouvrir de nouvelles possibilités relationnelles.


Faut-il venir avec son enfant pour commencer un accompagnement ?

Non.

Un premier échange individuel peut permettre de regarder votre posture, vos difficultés, vos réactions et la manière dont vous vivez la relation.

Selon la nature des difficultés, une intervention familiale, psychologique ou spécialisée peut également être pertinente.


Et si vous preniez le temps de faire le point sur votre vie parentale ?

Vous avez peut-être le sentiment :

de devoir répéter constamment les mêmes choses ;

de ne plus parvenir à vous faire comprendre ;

de vous énerver plus rapidement que vous ne le souhaiteriez ;

de ne pas réussir à maintenir certaines limites ;

de culpabiliser après vos réactions ;

de ne plus savoir quelle attitude adopter ;

ou de voir votre relation avec votre enfant devenir progressivement plus difficile.

Vous avez peut-être déjà essayé.

D'expliquer.

De répéter.

De poser des règles.

De faire davantage d'efforts.

De contrôler.

Ou au contraire de céder pour éviter un nouveau conflit.

Mais malgré vos tentatives, certaines difficultés continuent à se répéter.

Vous n'avez pas besoin d'attendre que votre relation avec votre enfant se dégrade davantage pour commencer à regarder votre situation autrement.

Un premier échange peut vous permettre de mettre des mots sur ce que vous vivez, de prendre du recul et d'identifier les pistes d'accompagnement qui pourraient vous correspondre.


Faire le point sur ma situation parentale

    20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement

    Parce que faire évoluer sa manière d'être parent peut parfois ouvrir une nouvelle manière d'être en relation avec son enfant.


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