On pourrait croire qu’aller mieux apporte immédiatement du soulagement.
Plus de calme, plus de clarté, plus de liberté.
Et pourtant, pour certaines personnes, les premiers signes d’amélioration
s’accompagnent d’un malaise inattendu.
Comme si aller mieux devenait déstabilisant.
Ce paradoxe est fréquent, et rarement expliqué.
L’amélioration peut être vécue comme une perte de repères
Lorsque la souffrance a été présente longtemps,
elle finit par devenir un repère identitaire et relationnel.
Aller mieux peut alors signifier :
-
perdre des repères connus
-
ne plus savoir comment se définir
-
quitter un équilibre, même douloureux
-
entrer dans l’inconnu
CONSEIL DU THÉRAPEUTE
L’insécurité liée au mieux-être
n’est pas un échec du processus.
C’est souvent le signe que
quelque chose de profond est en train de changer.
La souffrance comme zone de confort paradoxale
Une zone de confort n’est pas toujours agréable.
Elle est surtout prévisible.
Lorsque la souffrance est connue :
-
elle rassure par sa familiarité
-
elle donne une place
-
elle organise les relations
-
elle structure le quotidien
Aller mieux, c’est parfois perdre ce cadre.
Quitter le connu pour l’inconnu
Même un mieux-être désiré peut activer :
-
la peur de ne pas savoir gérer
-
la crainte de décevoir
-
l’angoisse d’être attendu différemment
-
la peur de ne plus être reconnu(e)
CONSEIL DU COACH
Le mieux-être n’est pas toujours rassurant.
Il demande parfois plus de responsabilité et de présence à soi.
Quand aller mieux modifie les équilibres relationnels
Aller mieux ne change pas que l’intérieur.
Cela modifie aussi les dynamiques relationnelles.
Certaines relations étaient construites autour :
-
du soutien
-
de la fragilité
-
du rôle de celui ou celle qui va mal
-
d’un équilibre implicite
Changer peut alors créer des tensions.
Pourquoi le système interne freine l’amélioration
Le système psychique cherche la stabilité.
Même positive, une transformation rapide peut être vécue comme menaçante.
Il peut alors :
-
ralentir le processus
-
créer des résistances
-
générer de l’angoisse
-
provoquer des retours en arrière
Ces réactions ne sont pas des sabotages,
mais des tentatives de régulation.
CONSEIL DU THÉRAPEUTE
Le système ne cherche pas le mieux-être,
il cherche d’abord la sécurité.
Intégrer le mieux-être en sécurité
Aller mieux de façon durable demande souvent :
-
de ralentir l’intégration
-
d’accepter l’inconfort transitoire
-
de reconstruire de nouveaux repères
-
de sécuriser les relations
Le changement devient alors plus stable.
Ce qui se passe quand l’insécurité est reconnue
Lorsque l’insécurité liée au mieux-être est reconnue :
-
la culpabilité diminue
-
le processus s’apaise
-
la peur devient compréhensible
-
le mieux-être peut s’installer
Ce n’est plus un danger à éviter,
mais une transition à accompagner.
CONSEIL DU COACH
Vous n’avez pas à aller mieux plus vite
que votre capacité à vous sentir en sécurité.
Quand un accompagnement devient précieux
Un accompagnement est souvent utile lorsque :
-
vous vous sentez mal dès que vous allez mieux
-
vous oscillez entre amélioration et régression
-
vous avez peur de ce qui change
-
vous ne comprenez pas vos résistances
L’objectif n’est pas de vous pousser à aller mieux,
mais de vous aider à intégrer le mieux-être sans insécurité excessive.
Pour aller plus loin
Pour approfondir :
Pour découvrir l’approche globale :