Les deux loups
Une métaphore revisitée par Coaching & Thérapies®.
EXTRAIT DE L’ARTICLE
Un vieil Indien, interpellé par son petit-fils, prend le temps de lui raconter une ancienne histoire.
Il lui parle de deux loups et d’un combat que nul ne peut voir.
L’enfant l’écoute attentivement, puis pose une question :
« Lequel des deux gagnera ? »
Le soleil commençait à disparaître derrière l’horizon.
La mer, paisible, faisait lentement glisser les vagues sur le sable tandis qu’un vieux chef indien cherokee était assis face à l’océan.
Chaque soir, il venait s’installer au même endroit. Il regardait longtemps la ligne où le ciel semblait rejoindre la mer. Il disait que les réponses les plus profondes arrivaient souvent lorsque l’on prenait le temps d’écouter le silence.
Ce soir-là, il entendit des pas rapides derrière lui.
C’était son petit-fils.
Le jeune garçon s’approcha sans courir, mais chacun de ses pas trahissait l’agitation qui l’habitait.
Le vieux chef lui fit signe de s’asseoir près de lui.
Quelques instants passèrent.
Seules les vagues venaient mourir doucement sur la plage.
Enfin, le vieil homme demanda :
— Quelque chose trouble ton cœur.
Le garçon baissa les yeux.
— Oui, Grand-père.
On m’a profondément blessé aujourd’hui.
Une grande injustice a été commise contre moi.
Depuis ce matin, je sens la colère grandir.
Je n’arrive plus à penser à autre chose.
J’aimerais rendre le mal que l’on m’a fait.
Le vieux Cherokee continua de regarder l’océan.
Puis il répondit calmement :
— Lorsque j’avais ton âge, j’ai connu cette même colère.
J’ai rencontré des hommes capables de blesser sans mesurer leurs actes.
J’ai connu la haine.
Le désir de vengeance.
Le ressentiment.
Pendant longtemps, j’ai cru que ces émotions me rendaient plus fort.
Mais un jour, j’ai compris qu’elles me consumaient davantage qu’elles ne blessaient ceux contre qui elles étaient dirigées.
C’était comme boire soi-même du poison en espérant que l’autre en subisse les effets.
Le garçon resta silencieux.
Alors le vieux chef reprit :
— C’est ce jour-là que j’ai découvert qu’il y avait en moi deux loups.
Le premier était un loup blanc.
Il connaissait la paix, la joie, la bonté, la confiance, la générosité, l’espérance, la compassion et le respect.
Le second était un loup noir.
Il portait la colère, la peur, la tristesse, la jalousie, l’orgueil, la méfiance, le ressentiment et le doute.
Ces deux loups vivent en chacun de nous.
Et, chaque jour, ils cherchent à guider nos choix.
Le jeune garçon réfléchit un instant.
Puis demanda :
— Grand-père…
Lequel des deux finit par gagner ?
Le vieux Cherokee esquissa un sourire.
— Beaucoup répondent :
“Celui que tu nourris.”
Il observa une vague venir mourir à leurs pieds.
Puis ajouta :
— Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Le garçon leva les yeux.
Le vieux chef poursuivit :
— Si je ne nourris que le loup blanc, le loup noir restera caché.
Il attendra simplement un moment de faiblesse, une blessure ou un instant d’inattention pour surgir avec toute la force que je lui aurai laissée accumuler.
Et si je ne nourris que le loup noir, il finira par obscurcir toute ma vie.
Le vent souffla doucement entre eux.
Le vieux Cherokee reprit d’une voix paisible :
— Le loup noir possède aussi des qualités.
C’est lui qui donne parfois le courage d’affronter le danger.
La détermination de poursuivre lorsque tout semble perdu.
La force de protéger ceux que l’on aime.
La vigilance lorsque le monde devient menaçant.
Le loup blanc, lui, rappelle ce qui apaise, rassemble et fait grandir.
Ils portent chacun une part de ce dont un être humain peut avoir besoin.
Le garçon regardait maintenant l’horizon.
Le vieux chef conclut simplement :
— Le véritable chemin n’est peut-être pas de laisser l’un dévorer l’autre…
…mais d’apprendre à les faire marcher ensemble.
Ils restèrent longtemps assis face à la mer.
Ils n’avaient plus besoin de parler.
Les vagues continuaient d’aller et venir.
Comme elles l’avaient toujours fait.
En quoi cette histoire résonne-t-elle en vous ?
Et vous ?
Reconnaissez-vous des moments où ces deux loups semblent vouloir guider vos choix ?
Si cette métaphore éveille une réflexion ou fait écho à une expérience personnelle, prenez simplement le temps de l’accueillir.
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