AGIR AVEC SON ENFANT INTERIEUR
2 pratiques pour écouter ce qui se réveille en soi et retrouver sa position d’Adulte
EXTRAIT :
Certaines situations réveillent en nous des émotions beaucoup plus fortes que ce qui semble se passer dans le présent. Dialoguer avec son Enfant Intérieur et faire intervenir son Adulte protecteur peuvent alors aider à écouter ce qui a été touché, reconnaître le besoin qui se manifeste et retrouver davantage de choix dans sa manière de répondre.
Vous savez parfois parfaitement que la situation n’est « pas si grave ».
Et pourtant, quelque chose en vous réagit très fortement.
Une remarque vous blesse.
Une critique vous fait immédiatement douter de vous.
Un silence vous donne l’impression que l’autre s’éloigne.
Un conflit vous fait craindre que la relation soit terminée.
Une erreur vous fait ressentir une honte disproportionnée.
Vous avez beau vous expliquer rationnellement que vous êtes adulte, autonome, capable de faire face…
une autre partie de vous semble parfois vivre tout autre chose.
C’est précisément là que la représentation de l’Enfant Intérieur peut devenir intéressante.
Il ne s’agit pas d’imaginer qu’un véritable enfant vivrait quelque part à l’intérieur de vous. Dans cet article, l’Enfant Intérieur est utilisé comme une représentation symbolique de certaines émotions, besoins, apprentissages, souvenirs, élans ou manières de se protéger qui se sont construits au cours de votre histoire.
Pour comprendre plus largement comment une expérience ancienne peut continuer à influencer le présent, vous pouvez explorer la Régulation Intérieure®.
L’objectif de cet article n’est cependant plus seulement de comprendre.
Il est d’AGIR.
Deux pratiques vont nous y aider :
1. Dialoguer avec son Enfant Intérieur.
2. Faire intervenir son Adulte protecteur.
Elles poursuivent un même objectif :
écouter ce qui se passe en soi sans laisser une réaction ancienne décider automatiquement de ce que l’on va faire aujourd’hui.
Quand notre Enfant Intérieur semble-t-il se manifester ?
Il n’existe pas de signal permettant d’affirmer : « c’est mon Enfant Intérieur ».
Mais cette représentation peut être utile lorsque nous constatons qu’une situation actuelle vient toucher quelque chose de particulièrement sensible.
Cela peut notamment se produire lorsque :
- une émotion paraît beaucoup plus intense que la situation ne semblait le justifier ;
- nous ressentons soudainement peur, honte, abandon, impuissance ou rejet ;
- nous avons un besoin très fort d’être rassurés, reconnus ou approuvés ;
- nous cherchons immédiatement à nous protéger, fuir, attaquer, contrôler ou nous adapter ;
- une critique nous donne le sentiment de « ne pas être assez bien » ;
- un éloignement relationnel réveille une peur de perdre l’autre ;
- une erreur paraît remettre en cause toute notre valeur ;
- nous ressentons intérieurement quelque chose de très familier : « je connais cette sensation depuis toujours ».
Ce qui se produit rejoint plusieurs grilles de lecture psychologiques.
En Analyse Transactionnelle, Eric Berne distingue notamment les États du Moi Parent, Adulte et Enfant. L’État du Moi Enfant peut contenir des réactions émotionnelles, des adaptations et des élans construits précocement. Pour approfondir ce modèle : Les États du Moi : Parent, Adulte, Enfant.
La thérapie des schémas, développée à partir des travaux de Jeffrey Young, utilise de son côté différents « modes », notamment des modes Enfant et un mode Adulte sain. Les travaux contemporains sur ce modèle décrivent notamment une fonction de protection, de soutien et de régulation de l’Adulte sain envers les modes Enfant.
Ces modèles sont différents.
Mais ils nous permettent d’éclairer une même question :
Que se passe-t-il lorsque quelque chose d’ancien se réactive dans une situation présente ?
Avant d’agir : écouter ne signifie pas obéir
C’est probablement le principe le plus important de cet article.
Prendre soin de son Enfant Intérieur ne signifie pas :
« puisque j’ai peur, je dois fuir ».
« puisque je me sens abandonné, l’autre doit immédiatement me rassurer ».
« puisque je suis en colère, je peux dire ou faire n’importe quoi ».
« puisque cette situation réveille une ancienne blessure, l’autre en est nécessairement responsable ».
Une émotion mérite d’être entendue.
Un besoin mérite d’être identifié.
Une peur mérite d’être reconnue.
Mais ce que nous ressentons n’est pas automatiquement une description exacte de ce qui se passe aujourd’hui.
C’est justement l’un des enjeux de la Régulation Intérieure® : créer suffisamment d’espace entre ce qui s’active en nous et la réponse que nous allons choisir.
Nous pouvons alors passer de :
« Je ressens, donc je réagis »
à :
« Je ressens → j’écoute → je comprends → je choisis → j’agis. »
TECHNIQUE 1 — DIALOGUER AVEC SON ENFANT INTÉRIEUR
A quoi sert cette pratique ?
Cette première pratique consiste à donner une représentation à ce qui vient de se réveiller en soi afin de pouvoir l’écouter avec davantage de distance et de bienveillance.
Il ne s’agit pas de rechercher à tout prix un souvenir.
Il ne s’agit pas non plus de retrouver « l’événement caché » qui expliquerait toute votre vie.
Vous partez simplement de ce qui est présent ici et maintenant.
Une peur.
Une tristesse.
Une sensation.
Une colère.
Un besoin.
Une impression familière.
L’Enfant Intérieur devient alors un support symbolique permettant de poser une question différente :
« Au lieu de combattre cette réaction, puis-je écouter ce qu’elle essaie de me dire ? »
Cette posture rejoint également le principe développé en PNL selon lequel certains comportements ou certaines réactions peuvent être compris en recherchant ce qu’ils essaient de préserver ou de protéger.
Étape 1 — Partir d’une situation actuelle
Choisissez de préférence une situation récente qui vous a touché, mais qui reste suffisamment supportable pour être revisitée seul.
Par exemple :
« Mon partenaire n’a pas répondu pendant plusieurs heures et j’ai immédiatement pensé qu’il ne voulait plus de moi. »
« Mon responsable a critiqué mon travail et je me suis senti nul. »
« Quelqu’un m’a fait une remarque et j’ai eu envie de me défendre immédiatement. »
Ne commencez pas volontairement par l’expérience la plus traumatique de votre histoire.
Le but est d’apprendre à observer ce qui s’active, pas de provoquer une immersion émotionnelle difficile à réguler.
Étape 2 — Revenir quelques instants à soi
Avant de chercher des réponses, observez simplement votre état.
Que ressentez-vous ?
Où cela se manifeste-t-il dans votre corps ?
Que fait votre respiration ?
Quelle est votre impulsion ?
Partir ?
Vous justifier ?
Pleurer ?
Attaquer ?
Vous fermer ?
Chercher immédiatement à être rassuré ?
Vous pouvez prendre quelques respirations et sentir vos appuis.
Si vous avez besoin d’une pratique plus corporelle pour développer cette capacité d’observation, le Body Scan en Pleine Conscience permet d’apprendre à remarquer davantage les sensations corporelles sans devoir immédiatement les modifier.
Étape 3 — Donner une représentation à la partie de soi qui réagit
Vous pouvez maintenant vous demander :
« Si cette émotion appartenait à une partie plus jeune de moi, quel âge aurait-elle peut-être ? »
Il n’est pas nécessaire qu’une réponse précise apparaisse.
Peut-être voyez-vous une image de vous enfant.
Peut-être ressentez-vous simplement quelque chose.
Peut-être aucun âge ne vient.
Ce n’est pas important.
Vous n’avez rien à fabriquer.
L’objectif n’est pas de produire un souvenir historiquement exact, mais de permettre à votre expérience actuelle de prendre une forme avec laquelle vous pouvez dialoguer.
Étape 4 — Écouter avant de vouloir rassurer
Posez intérieurement quelques questions simples :
« Qu’est-ce que tu ressens ? »
« Qu’est-ce qui t’a fait peur ? »
« Qu’as-tu compris de ce qui vient de se passer ? »
« De quoi aurais-tu besoin ? »
Puis laissez venir ce qui vient.
Une phrase peut apparaître :
« J’ai peur qu’on ne m’aime plus. »
« J’ai peur d’être rejeté. »
« Je veux qu’on arrête de me juger. »
« Je veux qu’on me protège. »
« J’ai besoin qu’on me dise que j’ai le droit de me tromper. »
« J’ai besoin de sentir que je compte. »
La réponse n’est pas nécessairement la vérité absolue sur votre histoire.
Elle est surtout une information sur votre expérience intérieure présente.
Étape 5 — Laisser l’Adulte d’aujourd’hui répondre
Vous pouvez maintenant vous adresser intérieurement à cette partie plus jeune.
Pas pour lui expliquer qu’elle a tort.
Pas pour lui dire de se calmer.
Pas pour la faire taire.
Mais pour lui apporter ce que votre position d’adulte permet aujourd’hui.
Vous pourriez intérieurement lui dire :
« Je vois que tu as peur. »
« Je comprends que cette situation t’ait touché. »
« Tu as le droit d’être triste. »
« Tu n’as pas besoin d’être parfait pour avoir de la valeur. »
« Aujourd’hui, je suis là. »
« Je peux prendre soin de nous. »
« Nous allons regarder ce qui se passe réellement avant de décider quoi faire. »
Ce mouvement est important.
Vous ne cherchez plus seulement à supprimer une émotion.
Vous créez une relation différente avec elle.
Les recherches consacrées aux interventions de self-compassion montrent d’ailleurs des effets intéressants sur le stress, l’anxiété, les symptômes dépressifs et l’autocritique, même si les études présentent encore des limites méthodologiques et que cela ne valide évidemment pas spécifiquement le concept populaire d’« Enfant Intérieur ».
Étape 6 — Revenir complètement au présent
Terminez toujours en revenant à la situation actuelle.
Regardez autour de vous.
Ressentez vos pieds.
Bougez.
Respirez.
Puis demandez-vous :
« Qu’est-ce qui est vrai aujourd’hui ? »
C’est cette question qui prépare la deuxième pratique.
TECHNIQUE 2 — FAIRE INTERVENIR SON ADULTE PROTECTEUR
De l’émotion ancienne à une réponse actuelle
La première pratique écoute.
La deuxième choisit.
Car prendre soin de son Enfant Intérieur ne consiste pas seulement à comprendre ce qu’il ressent.
Il s’agit aussi de pouvoir lui dire :
« Je t’ai entendu. Maintenant, je vais regarder ce dont nous avons réellement besoin et décider de ce que nous allons faire. »
J’utilise ici l’expression Adulte protecteur comme représentation pédagogique.
Elle fait notamment écho à l’État du Moi Adulte de l’Analyse Transactionnelle et au mode Adulte sain de la thérapie des schémas, sans prétendre que ces différents modèles sont identiques.
Étape 1 — Nommer ce qui vient de s’activer
Commencez simplement par :
« Quelque chose vient de s’activer en moi. »
Puis nommez-le autant que possible :
« J’ai peur. »
« Je me sens rejeté. »
« Je me sens humilié. »
« Je suis très en colère. »
« J’ai peur qu’on m’abandonne. »
« Je ressens un besoin énorme d’être rassuré. »
Nommer ne résout pas tout.
Mais cela transforme déjà légèrement la position intérieure.
Vous n’êtes plus seulement dans la réaction.
Vous commencez également à l’observer.
Étape 2 — Distinguer ce qui se passe de ce que cela réveille
Posez-vous deux questions séparément :
« Que s’est-il réellement passé ? »
puis :
« Qu’est-ce que cela a réveillé en moi ? »
Exemple :
Fait : mon partenaire n’a pas répondu depuis trois heures.
Ce que cela réveille : « Il va me quitter. Je vais me retrouver seul. »
Ou :
Fait : mon responsable a demandé de corriger une partie de mon travail.
Ce que cela réveille : « Je suis nul. Je ne serai jamais à la hauteur. »
Cette distinction ne signifie pas que votre interprétation est forcément fausse.
Elle signifie simplement :
« Je vais vérifier avant de traiter une peur comme une certitude. »
Étape 3 — Identifier le besoin derrière la réaction
Demandez-vous :
« De quoi ai-je besoin maintenant ? »
Peut-être de sécurité.
De respect.
De reconnaissance.
De repos.
De clarification.
De soutien.
De distance.
D’une limite.
D’être entendu.
Ou simplement de quelques minutes avant de répondre.
C’est une étape essentielle : nous passons d’une réaction automatique à une information utilisable.
Étape 4 — Demander ce que ferait l’Adulte protecteur
Posez maintenant la question centrale :
« Si j’accueille ce que je ressens sans lui donner automatiquement les commandes, que ferait l’Adulte que je suis aujourd’hui ? »
L’Adulte protecteur peut alors constater :
« Oui, j’ai peur d’être abandonné. Mais je peux demander ce qui se passe plutôt que conclure immédiatement que la relation est terminée. »
« Oui, cette critique me touche. Mais je peux examiner ce qui est fondé et ce qui ne l’est pas sans transformer cette remarque en jugement sur toute ma valeur. »
« Oui, je suis en colère. Mais je peux attendre que mon activation redescende avant de répondre. »
« Oui, j’ai besoin d’être respecté. Et je peux poser une limite. »
« Oui, j’ai peur de décevoir. Mais je n’ai pas besoin de dire oui à tout pour conserver une relation. »
Étape 5 — Transformer le besoin en action
C’est ici que l’article devient véritablement AGIR.
Le mouvement complet devient :
ACTIVATION → ÉMOTION → BESOIN → RÉALITÉ PRÉSENTE → CHOIX → ACTION
L’action peut être très simple :
prendre quelques minutes avant de répondre ;
demander une clarification ;
exprimer calmement ce que vous avez ressenti ;
poser une limite ;
demander du soutien ;
refuser quelque chose ;
corriger une erreur sans vous dévaloriser ;
vous éloigner temporairement d’une situation ;
prendre soin de votre corps ;
ou décider de ne rien faire immédiatement.
L’objectif n’est pas de trouver systématiquement « la bonne réponse ».
Il est de retrouver plusieurs réponses possibles.
Cette recherche de souplesse et de nouvelles possibilités d’action rejoint également l’un des principes centraux de la Programmation Neuro-Linguistique — PNL : développer davantage de choix dans sa manière de percevoir, ressentir et agir.
Trois exemples pour passer de l’Enfant Intérieur à l’Adulte protecteur
| Situation | Ce qui peut se réveiller | Réponse de l’Adulte protecteur |
|---|---|---|
| L’autre ne répond pas | « Il m’abandonne » | « Je reconnais ma peur. Je vais attendre d’avoir des informations avant de conclure et je pourrai ensuite exprimer mon besoin. » |
| Une critique au travail | « Je ne vaux rien » | « Cette remarque concerne un travail précis, pas toute ma valeur. Je vais regarder ce qui peut être utile et ce qui ne l’est pas. » |
| Un conflit | « Je dois attaquer ou partir » | « Je suis activé. Je peux prendre du recul, me réguler puis décider de la manière dont je veux répondre. » |
L’Adulte protecteur n’est pas un Parent qui fait taire l’Enfant
Il existe ici une nuance importante.
L’Adulte protecteur ne dit pas :
« Arrête de pleurer. »
« Tu exagères. »
« Tu n’as aucune raison d’avoir peur. »
« Sois raisonnable. »
Il dit plutôt :
« Je comprends que tu ressentes cela. Et je vais nous aider à regarder ce qui se passe aujourd’hui. »
Autrement dit :
l’Enfant apporte une information.
L’Adulte l’écoute, l’évalue et décide.
C’est cette coopération qui est recherchée.
Prendre soin de son Enfant Intérieur ne signifie pas lui donner les commandes
C’est probablement le message principal à retenir.
Une peur ancienne peut être entendue sans organiser toute votre vie.
Une blessure de rejet peut être reconnue sans chercher continuellement l’approbation des autres.
Une peur d’abandon peut être accueillie sans accepter n’importe quelle relation.
Une colère peut être légitime sans autoriser n’importe quel comportement.
Une honte peut être comprise sans devenir votre identité.
Accueillir ce qui s’est construit hier doit progressivement permettre de vivre davantage aujourd’hui.
C’est aussi le passage de la réaction automatique au choix conscient développé dans la Régulation Intérieure®.
Et si l’Enfant Intérieur n’était pas seulement l’enfant blessé ?
Il serait dommage de réduire l’Enfant Intérieur aux blessures, aux manques et aux traumatismes.
Il existe aussi en nous ce que l’Analyse Transactionnelle nomme l’Enfant Libre.
Celui qui joue.
Qui rit.
Qui imagine.
Qui explore.
Qui s’émerveille.
Qui crée.
Qui ressent du plaisir.
Qui ose parfois être spontané.
La thérapie des schémas utilise également la notion de Happy Child, ou enfant heureux/content, parmi ses modes positifs. Les travaux récents soulignent justement l’intérêt d’étudier davantage les interactions entre ce mode et l’Adulte sain.
Prendre soin de son Enfant Intérieur peut donc aussi signifier se demander :
« Qu’est-ce qui me faisait réellement plaisir ? »
« Quand ai-je joué pour la dernière fois sans objectif ? »
« Qu’est-ce qui nourrit ma curiosité ? »
« Qu’est-ce qui me fait encore m’émerveiller ? »
« Quelle part vivante de moi ai-je peut-être trop longtemps mise de côté ? »
L’enjeu n’est donc pas seulement de prendre soin de l’enfant blessé.
Il est aussi de redonner une place à l’enfant vivant.
Quand vaut-il mieux ne pas pratiquer seul ?
Ces deux pratiques sont volontairement simples.
Elles ne constituent pas un traitement du traumatisme.
Si l’exploration déclenche des souvenirs traumatiques très intenses, des flashbacks, une forte dissociation, une panique difficile à réguler ou une détresse importante, l’objectif n’est pas de « continuer pour aller jusqu’au bout ».
Il peut être préférable d’interrompre l’exercice, de revenir au présent et d’envisager un accompagnement adapté.
Lorsque certaines expériences anciennes restent fortement actives, différentes approches peuvent être utilisées selon la problématique et la personne.
L’Imagery Rescripting — ImRS travaille notamment avec l’imagerie associée à certaines expériences douloureuses. Les méta-analyses disponibles soutiennent son intérêt dans plusieurs troubles associés à des souvenirs aversifs, tout en rappelant que les niveaux de preuve et les indications varient selon les situations.
L’EMDR constitue une autre approche structurée du retraitement de certaines expériences perturbantes.
L’HYPNOSE et, dans certaines situations, l’HYPNOSE RÉGRESSIVE peuvent également permettre un travail expérientiel autour de certaines représentations du passé, avec une précaution essentielle : une image ou un souvenir apparu au cours d’un travail intérieur ne doit pas automatiquement être considéré comme une preuve historique.
AGIR aujourd’hui, TRANSFORMER lorsque cela reste profondément actif
Vous n’avez pas besoin de transformer toute votre histoire chaque fois qu’une émotion apparaît.
Parfois, reconnaître ce qui vient d’être touché, écouter votre besoin et choisir une réponse plus ajustée suffit.
À d’autres moments, vous constaterez peut-être que les mêmes réactions reviennent constamment.
La même peur.
La même honte.
Le même besoin de contrôle.
La même sensation d’abandon.
Les mêmes relations.
Les mêmes stratégies de protection.
C’est alors que la question peut évoluer.
Elle n’est plus seulement :
« Que puis-je faire lorsque cela s’active ? »
mais :
« Qu’est-ce qui reste suffisamment actif en moi pour que cette réaction revienne encore et encore ? »
C’est le passage naturel d’AGIR vers TRANSFORMER.
À RETENIR
Prendre soin de son Enfant Intérieur ne consiste ni à vivre dans le passé ni à expliquer tous ses comportements par son enfance.
Il s’agit de développer une capacité nouvelle :
reconnaître lorsqu’une partie plus ancienne de soi semble être touchée, écouter ce qu’elle ressent, comprendre ce dont elle a besoin… puis retrouver suffisamment sa position d’Adulte pour choisir ce que l’on souhaite faire aujourd’hui.
Les deux pratiques proposées peuvent se résumer ainsi :
1 — J’ÉCOUTE
Que ressent cette partie de moi ?
De quoi aurait-elle besoin ?
2 — JE REPRENDS MA POSITION D’ADULTE
Que se passe-t-il réellement aujourd’hui ?
De quoi ai-je besoin maintenant ?
Que puis-je choisir de faire ?
Et peut-être qu’au fond, prendre soin de son Enfant Intérieur consiste précisément à lui offrir quelque chose qu’il n’avait pas toujours autrefois :
un Adulte présent, capable de l’écouter sans lui abandonner la responsabilité de conduire sa vie.
Le regard du Coach & Thérapeute
Lorsque quelque chose de très ancien semble se réveiller en vous, ne cherchez pas immédiatement à le combattre.
Commencez par l’écouter.
Mais ne vous arrêtez pas là.
Demandez-vous ensuite :
« Qu’est-ce que l’Adulte que je suis aujourd’hui peut comprendre, décider ou faire que l’enfant que j’étais ne pouvait pas encore faire ? »
C’est souvent dans ce passage que quelque chose change profondément.
Non pas lorsque nous faisons taire nos parts vulnérables.
Mais lorsque nous devenons progressivement capables de les accueillir tout en reprenant la responsabilité de nos choix.
Faire le point sur ce qui continue à se rejouer
Vous reconnaissez peut-être certaines réactions qui reviennent dans vos relations, votre vie personnelle ou professionnelle.
Vous comprenez parfois très bien ce qui se passe…
mais cela continue malgré tout à s’activer.
Un accompagnement peut alors permettre de clarifier ce qui appartient au présent, ce qui vient de votre histoire, les stratégies de protection que vous avez développées et ce dont vous auriez besoin pour retrouver davantage de liberté intérieure.
Vous pouvez commencer par un échange gratuit de clarification de 20 minutes.
Comprendre ce qui se passe.
Identifier ce qui reste actif.
Et trouver la manière la plus juste d’avancer.



