Être en couple… est-ce encore être en relation ?

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Partager une vie ne signifie pas nécessairement continuer à se rencontrer.

Ils vivent ensemble.

Ils partagent le même lit.

Ils organisent les courses, les repas, les vacances.

Ils parlent des enfants.

Des factures.

Du travail.

Des rendez-vous.

De ce qu’il faut faire demain.

Ils peuvent même fonctionner remarquablement bien ensemble.

Et pourtant…

quand se sont-ils réellement rencontrés pour la dernière fois ?

Pas simplement croisés dans la cuisine.

Pas échangé quelques messages dans la journée.

Pas regardé une série côte à côte.

Pas coordonné leurs agendas.

Mais rencontrés.

Regardés.

Écoutés.

Questionnés.

Touchés.

Surpris.

Désirés.

Parfois, le couple continue d’exister alors que la relation vivante entre les deux personnes s’est progressivement amenuisée.

Personne n’a nécessairement décidé de s’éloigner.

Il n’y a pas toujours eu de crise majeure.

Pas forcément de trahison.

Pas nécessairement de conflit spectaculaire.

Simplement, presque imperceptiblement, le quotidien a pris de plus en plus de place… et la rencontre de moins en moins.


Le couple peut continuer à fonctionner alors que la relation s’appauvrit

C’est l’un des paradoxes de la vie à deux.

Un couple peut être extrêmement fonctionnel.

Chacun sait ce qu’il doit faire.

Les tâches sont réparties.

Les enfants sont accompagnés.

Les rendez-vous sont organisés.

Les vacances sont réservées.

Les factures sont payées.

Les repas sont préparés.

Les problèmes sont gérés.

Vu de l’extérieur, tout fonctionne.

Et pourtant, quelque chose peut manquer.


Nous savons encore fonctionner ensemble… mais savons-nous encore être ensemble ?

La différence est importante.

Fonctionner ensemble, c’est coordonner deux vies.

Être en relation, c’est continuer à rencontrer la personne avec laquelle je partage cette vie.

Les deux sont nécessaires.

Le problème apparaît lorsque le premier finit progressivement par remplacer le second.

Nous devenons alors très efficaces pour gérer ce que nous avons à faire ensemble, mais beaucoup moins attentifs à ce que nous vivons ensemble.


Le quotidien peut devenir le principal langage du couple

« Tu peux récupérer les enfants ? »

« Il faut penser à appeler le plombier. »

« Tu rentres à quelle heure ? »

« On mange quoi ce soir ? »

« N’oublie pas le rendez-vous de demain. »

« Tu as payé la facture ? »

Ces échanges sont parfaitement normaux.

Ils font partie de la vie.

Le problème n’est pas qu’ils existent.

Le problème commence lorsqu’ils deviennent presque tout ce que nous avons encore à nous dire.

La communication du couple se transforme alors progressivement en communication de gestion.

Nous échangeons des informations.

Nous organisons.

Nous décidons.

Nous réglons.

Mais nous partageons de moins en moins ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce qui nous préoccupe, ce qui nous fait rêver ou ce qui change en nous.


Nous continuons à parler… sans nécessairement continuer à nous parler

C’est précisément ce qui rend cette évolution difficile à percevoir.

Il n’y a pas forcément de silence.

Les deux partenaires peuvent parler énormément.

Mais la quantité de paroles ne dit pas nécessairement la qualité de la relation.

Une question devient alors intéressante :

de quoi parlons-nous lorsque nous n’avons rien à organiser ?


Nous pouvons finir par devenir des partenaires logistiques

Cette transformation est rarement volontaire.

Elle s’installe.

Le travail prend de la place.

Puis les enfants.

Les responsabilités.

La fatigue.

Les contraintes financières.

Les tâches domestiques.

Les écrans.

Les sollicitations extérieures.

Les préoccupations personnelles.

Et le couple s’adapte.

Il devient une formidable petite organisation.

Chacun remplit ses fonctions.

Chacun contribue.

Chacun fait ce qu’il peut.

Mais à force d’être :

parents,

gestionnaires,

chauffeurs,

cuisiniers,

organisateurs,

propriétaires,

salariés,

aidants,

responsables de mille choses…

sommes-nous encore amoureux, amants, partenaires, confidents ?

Le couple peut alors devenir une structure qui fonctionne autour de deux personnes qui se rencontrent de moins en moins.


Être côte à côte n’est pas nécessairement être ensemble

C’est particulièrement visible aujourd’hui.

Deux personnes peuvent passer toute une soirée dans la même pièce.

L’une regarde son téléphone.

L’autre regarde le sien.

Elles sont physiquement proches.

Mais leur attention se trouve ailleurs.

Cela ne signifie évidemment pas que le smartphone serait responsable des difficultés de couple.

Il serait beaucoup trop simple de lui attribuer ce rôle.

Mais les écrans illustrent parfaitement une distinction essentielle :

la proximité physique ne garantit pas la présence relationnelle.

Je peux être à cinquante centimètres de toi et être psychologiquement très loin.

Inversement, je peux être momentanément loin de toi et rester profondément en relation avec toi.


La relation a besoin d’attention

Être en relation suppose, au moins par moments, que quelque chose de mon attention quitte le reste du monde pour venir vers toi.

Je te regarde.

Je t’écoute.

Je cherche à comprendre.

Je remarque.

Je m’intéresse.

Je suis disponible.

Pas en permanence.

Ce serait irréaliste.

Mais suffisamment pour que TOI continues à exister pour moi autrement que comme une présence familière dans mon environnement.


Le danger de croire que l’on connaît déjà l’autre

Au début d’une relation, nous posons souvent beaucoup de questions.

Nous voulons savoir.

Qui es-tu ?

Qu’aimes-tu ?

Qu’est-ce qui te fait rire ?

Qu’est-ce qui te touche ?

Qu’as-tu vécu ?

De quoi rêves-tu ?

Qu’est-ce qui te fait peur ?

Puis les années passent.

Et quelque chose peut changer silencieusement :

nous croyons connaître l’autre.

Nous anticipons ses réponses.

Nous interprétons ses réactions.

Nous terminons parfois ses phrases.

Nous pensons savoir ce qu’il aime, ce qu’il pense et ce qu’il ressent.

Mais la personne rencontrée il y a cinq, dix ou vingt ans n’est plus exactement la même.

Et moi non plus.


Aimer quelqu’un dans la durée suppose aussi d’accepter qu’il continue à changer

L’un des risques du couple est de figer l’autre dans la représentation que nous avons construite de lui.

« Tu es comme ça. »

« Je te connais. »

« Je sais ce que tu vas dire. »

« Tu fais toujours ça. »

À partir de ce moment, je ne rencontre parfois plus vraiment TOI.

Je rencontre l’idée que je me suis faite de toi.

Continuer à être en relation suppose donc aussi de laisser une question ouverte :

qui es-tu devenu(e) depuis que je crois te connaître ?


La disparition de la relation n’est pas toujours conflictuelle

Nous imaginons souvent qu’un couple en difficulté est un couple qui se dispute.

Ce n’est pas toujours le cas.

Certains couples se disputent beaucoup tout en restant fortement engagés émotionnellement l’un envers l’autre.

À l’inverse, d’autres ne se disputent presque plus.

Non parce que tout va bien.

Mais parce que chacun a progressivement cessé d’attendre quelque chose de la relation.

On ne réclame plus.

On ne proteste plus.

On ne questionne plus.

On ne cherche plus vraiment à être compris.

Chacun organise sa vie à côté de celle de l’autre.

La paix apparente peut alors masquer une forme de désengagement relationnel.


L’absence de conflit n’est donc pas toujours un signe de proximité

Parfois, nous ne nous disputons plus parce que nous avons appris à mieux nous comprendre.

C’est une évolution précieuse.

Mais parfois aussi, nous ne nous disputons plus parce que nous avons renoncé à nous rencontrer sur certains sujets.

La différence mérite d’être interrogée.


Quand le couple devient principalement parental

L’arrivée des enfants transforme profondément la vie du couple.

Du temps doit être donné.

De l’énergie.

De l’attention.

Des nuits.

Des week-ends.

Des décisions.

Des inquiétudes.

Et il est naturel que la parentalité prenne une place considérable.

Mais un glissement peut progressivement se produire.

Les partenaires parlent presque exclusivement des enfants.

Organisent leur vie autour d’eux.

Prennent leurs décisions en fonction d’eux.

Partagent principalement leur identité de parents.

Et lorsque les enfants ne sont pas là…

ils découvrent parfois qu’ils ne savent plus très bien quoi faire ensemble.


Le couple parental ne remplace pas entièrement le couple amoureux

NOUS comme parents et NOUS comme couple ne sont pas exactement la même chose.

Ils se croisent.

Ils s’influencent.

Mais ils ont aussi besoin d’espaces différents.

Préserver le couple ne signifie évidemment pas négliger les enfants.

Cela signifie se souvenir que la relation entre les deux adultes existe également en dehors de leur fonction parentale.


Et la sexualité dans tout cela ?

La sexualité est parfois l’un des premiers endroits où la distance relationnelle devient visible.

Mais là encore, il faut éviter les conclusions trop rapides.

Une diminution de la fréquence des rapports sexuels ne signifie pas automatiquement que le couple va mal.

Le désir évolue.

Les périodes de vie changent.

La fatigue, le stress, les enfants, la santé, l’âge, les traitements, les préoccupations ou les transformations corporelles peuvent intervenir.

La question est donc moins :

« Combien de fois faisons-nous l’amour ? »

que :

« Quelle place l’intimité corporelle, la sensualité, le désir et le toucher ont-ils encore entre nous ? »

Car la sexualité ne commence pas nécessairement dans le lit.

Elle peut commencer dans un regard.

Une proximité.

Une attention.

Un geste.

Une complicité.

Le sentiment d’être encore vu(e) comme un homme ou une femme désirable, et pas seulement comme le partenaire avec lequel on organise le quotidien.


Nous pouvons nous aimer… et ne plus vraiment nous rencontrer

C’est probablement l’une des situations les plus déroutantes.

Parce que l’amour peut être encore présent.

Il peut même être profond.

Il y a une histoire commune.

De l’attachement.

De la tendresse.

Des souvenirs.

Une famille.

De la loyauté.

Parfois beaucoup de respect.

Et pourtant, quelque chose s’est éloigné.

La question n’est alors pas nécessairement :

« Est-ce que je l’aime encore ? »

Mais peut-être :

« Quelle relation avons-nous encore avec cet amour ? »

L’amour est un sentiment.

La relation, elle, se nourrit aussi de comportements, d’attention, d’échanges, de présence, de curiosité, de vulnérabilité et de moments réellement partagés.

On peut donc continuer à aimer quelqu’un tout en laissant progressivement la relation avec cette personne s’appauvrir.


Être en relation, c’est continuer à rencontrer une personne réelle

Dans l’article précédent, nous avons distingué avoir une relation et construire un couple.

Ici, nous regardons l’autre versant du problème.

Parce qu’une fois le couple construit, rien ne garantit automatiquement que la relation restera vivante.

Un statut ne suffit pas.

Une maison ne suffit pas.

Une histoire commune ne suffit pas.

Même l’amour, à lui seul, ne suffit pas toujours à maintenir une rencontre.

Être encore en relation suppose notamment de pouvoir continuer à découvrir :

ce que l’autre vit aujourd’hui ;

ce qui l’intéresse ;

ce qui l’inquiète ;

ce qui a changé ;

ce qu’il désire ;

ce qu’il ne veut plus ;

ce qu’il espère ;

ce qu’il devient.

TOI n’est jamais définitivement connu.

Et MOI non plus.


Quelques questions pour regarder notre relation autrement

Quand avons-nous eu pour la dernière fois une conversation qui ne concernait ni l’organisation, ni les enfants, ni un problème à résoudre ?

Est-ce que je sais ce qui préoccupe réellement mon partenaire en ce moment ?

Est-ce que je sais ce qui l’enthousiasme ?

Qu’est-ce qui a changé chez lui ou chez elle ces dernières années ?

Est-ce que je pose encore des questions dont je ne connais pas déjà la réponse ?

Est-ce que nous savons encore rire ensemble ?

Avons-nous encore des moments qui n’appartiennent qu’à nous ?

Sommes-nous capables d’être ensemble sans avoir quelque chose à faire ?

Quelle place nos téléphones, nos écrans et nos occupations prennent-ils lorsque nous sommes ensemble ?

Est-ce que je me sens encore regardé(e), écouté(e), désiré(e), reconnu(e) ?

Et réciproquement :

quand ai-je réellement regardé, écouté et rencontré mon partenaire pour la dernière fois ?


Le regard du Coach & Thérapeute de Couple


Dans l’accompagnement, je rencontre parfois des couples qui ne savent plus exactement ce qui ne va pas.

Ils ne vivent pas nécessairement une crise spectaculaire.

Ils ne veulent pas forcément se séparer.

Ils peuvent même dire :

« Au fond, nous nous entendons plutôt bien. »

Et pourtant :

« Nous sommes devenus des colocataires. »

« Nous ne partageons plus rien. »

« Nous ne parlons que des enfants. »

« Nous sommes toujours sur nos téléphones. »

« Nous ne nous touchons presque plus. »

« Nous avons chacun notre vie. »

« Il ne se passe plus rien entre nous. »

Dans ces situations, la question n’est pas immédiatement de savoir qui est responsable.

Elle est d’abord de comprendre ce qui s’est progressivement passé dans la relation.

Que vit MOI ?

Que vit TOI ?

Qu’est-il arrivé à NOUS ?

Et surtout :

avons-nous encore envie de remettre du mouvement dans LE CHEMIN® que nous parcourons ensemble ?

Parce qu’une relation ne se réanime pas en exigeant simplement :

« Fais plus attention à moi. »

Elle demande souvent de comprendre comment deux personnes ont progressivement cessé de se rencontrer, puis ce que chacune est disposée à remettre dans la relation.


Retrouver la relation ne signifie pas revenir au début

Il serait illusoire de vouloir retrouver exactement le couple des premières semaines.

Nous avons changé.

Notre vie a changé.

Nos corps ont changé.

Nos responsabilités ont changé.

Nos priorités ont parfois changé.

Et notre relation elle-même a une histoire.

L’objectif n’est donc pas nécessairement de revenir en arrière.

Il peut être beaucoup plus intéressant de se demander :

comment pouvons-nous nous rencontrer à nouveau tels que nous sommes aujourd’hui ?

Pas comme deux inconnus.

Pas comme les personnes que nous étions il y a quinze ans.

Mais comme deux personnes qui ont partagé une histoire et qui peuvent peut-être choisir de redevenir curieuses l’une de l’autre.

C’est alors moins un retour qu’une nouvelle rencontre.


De la relation installée à la relation vivante

Le couple a besoin de stabilité.

De repères.

D’habitudes.

De sécurité.

Il serait épuisant de devoir réinventer entièrement la relation chaque matin.

Mais il a également besoin de mouvement.

De découverte.

D’attention.

De présence.

D’ajustement.

La difficulté consiste donc à ne pas opposer les deux.

La sécurité permet au couple de durer.

La rencontre lui permet de rester vivant.

Et peut-être est-ce précisément l’un des enjeux du CHEMIN® :

ne pas seulement réussir à rester ensemble,

mais continuer, au fil du temps, à être réellement en relation.


Pour poursuivre MA VIE DE COUPLE

Être en couple… ou simplement avoir une relation ?
Comprendre la différence entre l’existence d’une relation et la construction progressive d’un couple.

Trouver la bonne personne… ou devenir la bonne personne ?
Interroger ce que j’attends de l’autre et ce que j’apporte moi-même dans la relation.

Pourquoi est-ce que je veux être en couple ?
Revenir vers MOI pour explorer ce que je recherche réellement dans la vie à deux.

MOI : qui suis-je lorsque j’entre dans une relation ?
Observer la personne que je deviens lorsqu’un lien affectif devient important.

MA VIE DE COUPLE — MOI • TOI • NOUS • LE CHEMIN®
Retrouver le MASTER et l’ensemble du parcours.


Et si nous étions encore en couple… mais beaucoup moins en relation ?

Ce constat n’annonce pas nécessairement la fin du couple.

Il peut au contraire devenir le début d’une prise de conscience.

Nous pouvons nous être éloignés sans avoir cessé de nous aimer.

Nous pouvons avoir laissé le quotidien envahir l’espace relationnel sans l’avoir choisi.

Nous pouvons découvrir que nous avons cessé de nous questionner parce que nous pensions déjà nous connaître.

Et nous pouvons parfois recommencer à créer des espaces dans lesquels MOI et TOI peuvent réellement se retrouver.

Dans d’autres situations, cette exploration révèle des difficultés plus profondes.

Des blessures.

Des frustrations accumulées.

Des conflits jamais résolus.

Une perte de confiance.

Une incompatibilité devenue plus visible.

Ou simplement deux personnes dont les chemins ont beaucoup évolué.

L’accompagnement ne consiste alors pas à imposer que le couple reste ensemble.

Il permet de comprendre plus clairement :

ce que vit MOI ;

ce que vit TOI ;

ce qui s’est construit — ou défait — dans NOUS ;

et ce que chacun souhaite désormais faire du CHEMIN®.


Faites le premier pas

Vous avez parfois l’impression d’être devenus davantage des colocataires, des parents ou des partenaires logistiques qu’un couple ?

Vous communiquez encore, mais vous ne savez plus très bien quand vous avez réellement pris le temps de vous rencontrer ?

Ou vous sentez simplement qu’une distance s’est installée et souhaitez la comprendre avant qu’elle ne devienne plus importante ?

Faites le premier pas en réservant un moment d’échange gratuit.

20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement


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