Pourquoi est-ce que je veux être en couple ?
Derrière l’envie d’être à deux se cachent parfois des désirs, des besoins, des attentes… et des peurs très différentes.
« J’aimerais rencontrer quelqu’un. »
« Je veux construire une relation. »
« Je ne veux plus être seul(e). »
« J’aimerais partager ma vie. »
« J’ai envie d’aimer et d’être aimé(e). »
Toutes ces phrases peuvent conduire au même projet apparent :
être en couple.
Mais parlent-elles réellement de la même chose ?
Derrière l’envie d’être à deux peuvent se trouver le désir d’aimer, de partager, de construire, de fonder une famille, de vivre une intimité profonde.
Mais aussi parfois la peur de la solitude, le besoin d’être rassuré(e), reconnu(e), choisi(e), protégé(e), valorisé(e), ou l’espoir qu’une relation vienne apaiser quelque chose qui reste difficile à vivre seul(e).
La question :
« Est-ce que je veux être en couple ? »
mérite donc peut-être d’être suivie d’une autre :
« Pourquoi est-ce que je veux être en couple ? »
Non pour juger nos motivations.
Mais pour mieux comprendre ce que nous allons demander à la relation que nous espérons construire.
Il n’existe probablement pas une seule raison de vouloir vivre à deux
Nous cherchons parfois la véritable raison qui expliquerait notre désir de couple.
La réalité humaine est rarement aussi simple.
Je peux vouloir aimer quelqu’un et avoir peur d’être seul(e).
Je peux désirer construire une famille et rechercher de la sécurité.
Je peux aimer profondément partager ma vie et avoir besoin d’être rassuré(e) sur ma valeur.
Je peux rechercher une véritable intimité et espérer que l’autre apaise certaines de mes inquiétudes.
Ces motivations ne s’excluent pas nécessairement.
Elles peuvent coexister.
Certaines sont conscientes.
D’autres beaucoup moins.
Et certaines deviennent particulièrement visibles lorsque la relation ne répond plus à ce que nous attendions d’elle.
La question n’est donc pas de trouver une motivation « pure »
Vouloir vivre en couple parce que nous avons besoin de lien n’a rien d’anormal.
L’être humain est un être relationnel.
Nous avons besoin d’attachement, de reconnaissance, de proximité et d’appartenance.
Il serait donc étrange de considérer que la seule motivation « saine » serait de n’avoir besoin de personne.
La question est différente :
quelle place chacune de mes motivations prend-elle dans mon désir de couple ?
Et surtout :
qu’est-ce que j’attends de l’autre pour me sentir bien dans cette relation ?
Je peux vouloir être en couple parce que j’ai envie d’aimer
Cela paraît évident.
Et pourtant, cette motivation mérite d’être distinguée de beaucoup d’autres.
Avoir envie d’aimer, c’est avoir envie de rencontrer quelqu’un qui n’est pas moi.
Découvrir sa manière de voir le monde.
Partager.
Donner.
Recevoir.
Créer de l’intimité.
Construire des souvenirs.
Prendre soin du lien.
Se laisser toucher par une autre existence que la sienne.
Le désir de couple peut alors être profondément tourné vers la rencontre.
Je ne cherche pas seulement ce que l’autre pourra m’apporter.
J’ai également envie de découvrir ce que nous pourrons vivre et construire ensemble.
Mais même ce désir d’aimer ne nous dispense pas d’interroger ce que nous appelons « aimer ».
Car aimer peut parfois signifier :
« Je veux ton bonheur. »
Mais parfois aussi, beaucoup plus inconsciemment :
« J’ai besoin que tu sois là pour que je me sente bien. »
Les deux peuvent même se mélanger.
Je peux vouloir partager ma vie
Certains plaisirs prennent une saveur particulière lorsqu’ils sont partagés.
Un repas.
Un voyage.
Une réussite.
Une mauvaise journée.
Un projet.
Un paysage.
Une inquiétude.
Un dimanche matin.
Le couple peut offrir cet espace particulier dans lequel quelqu’un devient progressivement le témoin privilégié d’une partie de notre existence.
« Regarde. »
« Écoute ce qui m’est arrivé. »
« J’ai pensé à toi. »
« J’aimerais vivre cela avec toi. »
Ce désir de partage peut être l’une des dimensions les plus riches de la vie à deux.
Mais partager sa vie ne signifie pas nécessairement tout partager.
Construire une relation n’implique pas que chaque expérience, chaque activité, chaque pensée ou chaque espace doive devenir commun.
Une question apparaît alors :
quelle place ai-je envie de donner au partage… et quelle place ai-je besoin de conserver pour moi ?
Je peux vouloir construire quelque chose qui me dépasse
Pour certaines personnes, le désir de couple est intimement lié au désir de construire.
Une histoire.
Un foyer.
Une famille.
Des projets.
Une manière de vivre.
Des engagements.
Des souvenirs.
Un avenir imaginé ensemble.
Le couple devient alors davantage qu’une succession de moments agréables.
Il devient un projet relationnel.
Mais là encore, le mot « construire » mérite d’être interrogé.
Construire quoi ?
Avec quelle place pour chacun ?
À quel rythme ?
Selon quelles valeurs ?
Avec quels renoncements ?
Et avec quelle capacité à faire évoluer ce projet lorsque la vie change ?
Nous avons vu dans « Être en couple… ou simplement avoir une relation ? » qu’une relation peut exister sans qu’un véritable projet commun ait été explicité.
Ici, la question devient personnelle :
est-ce justement cela que je recherche lorsque je dis vouloir être en couple ?
Je peux vouloir être en couple parce que je ne veux pas être seul(e)
Voilà une motivation que nous jugeons parfois sévèrement.
Pourtant, ne pas aimer la solitude n’est pas en soi un problème.
La présence de l’autre peut apporter de la chaleur.
De la compagnie.
Du soutien.
Une présence dans les moments difficiles.
Quelqu’un avec qui rire.
Quelqu’un à retrouver.
Quelqu’un auprès de qui traverser certaines étapes de la vie.
Le problème n’est donc pas nécessairement :
« Je n’aime pas être seul(e). »
Il apparaît davantage lorsque la solitude devient tellement difficile que presque n’importe quelle relation semble préférable à l’absence de relation.
La peur de perdre le couple peut alors devenir plus forte que la question de savoir si j’y suis bien
Je peux rester dans une relation qui ne me convient plus.
Accepter ce qui me fait souffrir.
Renoncer à certaines limites.
Me suradapter.
Éviter de dire ce que je pense.
Tolérer l’intolérable.
Non parce que cette relation me rend heureux.
Mais parce que la perspective de ne plus avoir de relation me paraît encore plus difficile.
La question devient alors :
est-ce que je choisis cette personne et cette relation… ou est-ce que je cherche avant tout à éviter d’être seul(e) ?
Je peux chercher dans le couple un sentiment de sécurité
Être deux peut donner le sentiment d’être plus solide face à la vie.
Quelqu’un est là.
Quelqu’un me connaît.
Quelqu’un peut m’aider.
Quelqu’un peut me soutenir.
Quelqu’un partage certaines responsabilités.
Cette sécurité peut être affective, matérielle, sociale ou existentielle.
Elle fait légitimement partie de ce que beaucoup de personnes apprécient dans une relation durable.
Mais la sécurité devient plus problématique lorsqu’elle se transforme en exigence implicite :
« C’est à toi de faire disparaître toutes mes insécurités. »
Je peux alors demander à l’autre de me rassurer sans cesse.
De prouver son amour.
D’être disponible.
D’éviter tout comportement qui déclenche mes inquiétudes.
De renoncer à certaines libertés pour calmer mes peurs.
Et sans m’en rendre compte, je peux progressivement confondre :
construire de la sécurité dans la relation
et
demander à l’autre de garantir ma sécurité intérieure.
Je peux vouloir être choisi(e)
Il existe quelque chose de profondément touchant dans le fait d’être choisi par quelqu’un.
Parmi tant d’autres personnes :
« C’est avec toi que j’ai envie d’être. »
Cette expérience peut nourrir un sentiment de valeur et d’importance.
Mais elle peut aussi venir rencontrer une question plus ancienne :
« Est-ce que je suis suffisamment important(e) pour que quelqu’un me choisisse ? »
À ce moment-là, le couple peut devenir bien davantage qu’une relation.
Il peut devenir une preuve.
La preuve que je suis aimable.
La preuve que je plais.
La preuve que j’ai de la valeur.
La preuve que je ne suis pas rejeté(e).
La preuve que quelqu’un me préfère.
Et lorsque la relation devient une preuve de ma valeur, tout ce qui menace la relation peut également menacer l’image que j’ai de moi-même.
Je peux chercher dans le couple une reconnaissance que j’ai du mal à me donner
« Dis-moi que tu m’aimes. »
« Dis-moi que je compte. »
« Dis-moi que je suis beau ou belle. »
« Dis-moi que tu es fier ou fière de moi. »
« Dis-moi que je suis important(e). »
Il est naturel d’avoir besoin de reconnaissance dans une relation.
Un couple dans lequel aucune marque d’affection, d’admiration ou de reconnaissance ne circule peut devenir particulièrement pauvre affectivement.
Mais une distinction mérite d’être faite.
Apprécier la reconnaissance de l’autre n’est pas exactement la même chose que dépendre de cette reconnaissance pour maintenir sa propre valeur.
Lorsque je ne parviens plus à me sentir valable sans ton regard, ton regard acquiert un pouvoir immense.
Et le couple peut progressivement devenir le lieu dans lequel j’essaie d’obtenir de l’autre ce que je n’arrive presque jamais à me donner moi-même.
Je peux vouloir être en couple parce que « c’est ce que l’on fait »
Il existe aussi des motivations beaucoup plus sociales.
À un certain âge, l’entourage commence parfois à poser des questions.
« Alors, toujours célibataire ? »
« Tu n’as rencontré personne ? »
« Quand est-ce que tu te poses ? »
Puis viennent parfois les comparaisons.
Les amis se mettent en couple.
Se marient.
Achètent.
Ont des enfants.
Et sans nécessairement nous en rendre compte, nous pouvons commencer à ressentir que notre vie devrait ressembler à cela aussi.
Le couple devient alors une étape attendue.
Un signe de réussite.
Une forme de normalité.
Quelque chose que nous devrions avoir construit à un certain moment de notre existence.
Mais est-ce réellement mon désir ?
La question peut sembler étrange.
Pourtant, certaines personnes découvrent qu’elles ont longtemps cherché à construire une vie qu’elles pensaient devoir vouloir.
Cela ne signifie pas qu’elles ne désirent aucune relation.
Mais peut-être ne désirent-elles pas la forme de couple qu’elles avaient apprise à considérer comme normale.
Interroger son désir de couple, c’est donc aussi distinguer :
ce que je souhaite réellement
de
ce que j’ai appris à considérer comme souhaitable.
Je peux vouloir fonder une famille
Pour beaucoup, le désir de couple est intimement lié au désir d’enfant et de famille.
Cette aspiration peut être profonde.
Elle peut même devenir particulièrement urgente à certaines périodes de la vie.
Mais là encore, deux projets différents peuvent parfois se confondre :
vouloir construire une relation avec cette personne
et
vouloir construire une famille.
Les deux peuvent évidemment aller ensemble.
Mais ils ne sont pas identiques.
Lorsque le projet familial devient très important, le risque existe parfois de choisir davantage un partenaire correspondant au projet qu’une personne avec laquelle une véritable relation peut se construire.
D’où une question délicate mais utile :
est-ce cette personne que je souhaite choisir… ou principalement la vie que j’imagine pouvoir construire avec elle ?
Je peux espérer que l’amour réparera quelque chose
C’est probablement l’une des motivations les plus sensibles.
Et elle n’est pas toujours consciente.
Lorsque nous avons manqué de sécurité, de reconnaissance, d’attention, de tendresse ou de confiance dans notre histoire, la relation amoureuse peut porter un immense espoir.
Cette fois, quelqu’un restera.
Cette fois, quelqu’un me choisira.
Cette fois, quelqu’un m’aimera suffisamment.
Cette fois, je serai important(e).
Cette fois, je pourrai enfin me sentir en sécurité.
Il ne s’agit pas de dire qu’une relation aimante ne peut rien réparer.
Une expérience relationnelle différente peut réellement nous faire vivre autre chose.
Elle peut contribuer à restaurer de la confiance.
À découvrir une autre manière d’être en lien.
À recevoir ce que nous avions peu connu.
Mais une difficulté apparaît lorsque nous faisons de l’autre le responsable principal de cette réparation.
Le partenaire peut participer à une expérience différente ; il ne peut pas réécrire seul mon histoire
Il peut m’aimer.
M’écouter.
Me rassurer.
Être fiable.
Respecter mes limites.
Créer avec moi une relation différente.
Mais il ne peut pas garantir que je n’aurai plus jamais peur.
Il ne peut pas effacer chaque blessure.
Il ne peut pas compenser indéfiniment tout ce qui a manqué auparavant.
Et surtout, il ne peut pas faire seul le travail qui demande aussi quelque chose de MOI.
Cette question sera approfondie dans un article spécifique :
« Est-ce que j’attends de mon partenaire qu’il répare quelque chose en moi ? »
Je peux aussi vouloir être en couple pour ne pas avoir à me rencontrer moi-même
C’est une motivation plus paradoxale.
La relation occupe.
Elle sollicite.
Elle donne des projets.
Des émotions.
Des problèmes à résoudre.
Quelqu’un auquel penser.
Quelqu’un dont s’occuper.
Quelqu’un à désirer.
Quelqu’un auquel reprocher certaines choses.
Et parfois, tout cela permet également de ne pas regarder certaines questions personnelles.
Qu’est-ce que je veux réellement faire de ma vie ?
Qui suis-je lorsque personne ne me définit par son regard ?
Qu’est-ce qui me nourrit personnellement ?
Quelles sont mes aspirations ?
Qu’est-ce qui me manque ?
Qu’est-ce que je fuis ?
Le couple peut alors devenir, sans intention consciente, un moyen de remplir un espace que j’ai du mal à habiter seul(e).
Ce n’est pas une raison pour renoncer au couple.
C’est une invitation à faire en sorte que la relation ne remplace pas entièrement la relation que j’entretiens avec moi-même.
Vouloir être en couple n’est pas la même chose que vouloir être avec quelqu’un
Cette distinction est fondamentale.
Je peux avoir très envie d’être en couple.
Mais lorsque je rencontre une personne réelle, une autre question apparaît :
est-ce avec elle que j’ai envie de construire ?
Parce qu’une personne réelle ne correspond jamais parfaitement à l’idée du partenaire que nous avions imaginé.
Elle possède ses goûts.
Ses limites.
Son histoire.
Ses habitudes.
Ses contradictions.
Ses besoins.
Ses projets.
Ses défauts.
Sa manière d’aimer.
Vouloir le couple peut être un désir abstrait.
Vouloir construire avec TOI demande de rencontrer une personne concrète.
Et parfois, notre désir d’avoir une relation peut être tellement fort que nous cherchons à faire entrer une personne dans la place que nous avions déjà préparée pour elle.
Au lieu de découvrir qui elle est réellement.
Une motivation n’est pas un verdict
Découvrir que j’ai peur d’être seul(e) ne signifie pas que mon amour est faux.
Découvrir que j’ai besoin d’être rassuré(e) ne signifie pas que je suis nécessairement dépendant(e).
Découvrir que j’aime être reconnu(e) par mon partenaire ne signifie pas que je manque nécessairement d’estime de moi.
Découvrir que je veux une famille ne signifie pas que je réduis l’autre à un projet.
Nos motivations sont rarement aussi simples.
L’objectif n’est donc pas de les classer en deux catégories :
bonnes motivations
contre
mauvaises motivations.
Il est beaucoup plus intéressant de comprendre :
quelles motivations existent en moi ;
lesquelles prennent beaucoup de place ;
ce qu’elles me font attendre de l’autre ;
et ce qui se passe lorsque ces attentes ne sont pas satisfaites.
C’est là que la connaissance de soi devient réellement utile à la relation.
Quelques questions pour comprendre ce que je cherche vraiment
Si personne ne me jugeait parce que je suis célibataire, est-ce que je souhaiterais autant être en couple ?
Qu’est-ce qui me manque le plus lorsque je ne suis pas en relation ?
Qu’est-ce que j’imagine que le couple changera dans ma vie ?
Qu’est-ce que j’espère recevoir d’un partenaire ?
Qu’est-ce que j’ai envie de lui apporter ?
Est-ce que je cherche davantage à aimer… ou à être aimé(e) ?
À partager… ou à ne plus être seul(e) ?
À construire… ou à me sentir enfin en sécurité ?
À rencontrer quelqu’un… ou à remplir une place déjà imaginée ?
Qu’est-ce qui me ferait le plus peur dans le fait de rester célibataire ?
Et si je rencontrais quelqu’un demain :
qu’est-ce que j’attendrais secrètement de cette personne pour me sentir mieux avec moi-même ?
Il n’est pas nécessaire d’avoir une réponse définitive.
Ces questions servent surtout à rendre visible ce qui peut se jouer derrière un désir apparemment évident.
Le regard du Coach & Thérapeute de Couple
Lorsque j’accompagne une personne ou un couple, la question :
« Qu’attendez-vous de votre relation ? »
ouvre parfois un espace très différent de :
« Qu’est-ce qui ne va pas dans votre couple ? »
Parce que derrière un conflit actuel peuvent se cacher des attentes qui n’ont jamais été clairement formulées.
L’un attend de la sécurité.
L’autre de la liberté.
L’un veut se sentir prioritaire.
L’autre veut préserver une grande autonomie.
L’un attend beaucoup de signes d’affection.
L’autre considère que sa présence et sa fidélité suffisent à témoigner de son amour.
L’un espère construire une famille.
L’autre souhaite surtout partager une relation agréable sans transformer toute son existence.
Aucun de ces besoins ne dit à lui seul qui a raison.
Mais ils montrent quelque chose d’essentiel :
nous n’entrons jamais complètement vides dans une relation.
MOI arrive avec des attentes.
TOI arrive avec les tiennes.
Et lorsque ces attentes se rencontrent, se complètent, se contredisent ou restent implicites, elles participent progressivement à la construction de NOUS.
Le travail consiste alors moins à supprimer nos besoins qu’à pouvoir reconnaître :
ce que j’attends de toi ;
ce qui relève légitimement de notre relation ;
ce qui mérite d’être négocié entre nous ;
et ce que je te demande peut-être de porter à ma place.
Après « pourquoi ? », une autre question apparaît : qui ?
Nous avons commencé ce parcours par :
« Suis-je vraiment prêt(e) à vivre en couple ? »
Puis nous avons déplacé le regard avec :
« Trouver la bonne personne… ou devenir la bonne personne ? »
Nous avons ensuite distingué :
être en couple et avoir une relation,
puis :
être encore véritablement en relation lorsque le couple est installé.
La question posée ici nous ramène plus profondément vers MOI :
pourquoi est-ce que je veux être en couple ?
Mais une fois mes motivations un peu mieux identifiées, une nouvelle question devient incontournable :
qui est ce MOI qui entre dans la relation ?
Car je n’apporte pas seulement mes intentions.
J’apporte aussi ma manière de communiquer.
Ma manière de m’attacher.
Ma manière de réagir à la distance.
Ma façon de vivre les désaccords.
Mes limites.
Mes besoins.
Mes stratégies de protection.
Mes expériences passées.
Et parfois des parties de moi que je connaissais à peine lorsque j’étais seul(e).
C’est précisément la prochaine étape de MA VIE DE COUPLE :
Pour poursuivre MA VIE DE COUPLE
Articles précédents
← Suis-je vraiment prêt(e) à vivre en couple ?
Interroger ma disponibilité personnelle avant de construire une relation.
← Trouver la bonne personne… ou devenir la bonne personne ?
Déplacer le regard de ce que j’attends du partenaire vers ce que j’apporte moi-même dans la relation.
← Être en couple… ou simplement avoir une relation ?
Distinguer l’existence d’une relation de la construction d’un véritable projet de couple.
← Être en couple… est-ce encore être en relation ?
Observer ce qui arrive lorsque le couple continue de fonctionner mais que la rencontre s’appauvrit.
À poursuivre
MOI : qui suis-je lorsque j’entre dans une relation ? →
Explorer mes besoins, mes réactions, mes limites et ma manière personnelle d’entrer en lien.
Ce que mon histoire personnelle apporte dans mon couple →
Comprendre comment certaines expériences antérieures continuent parfois de participer à mes relations présentes.
Est-ce que j’attends de mon partenaire qu’il répare quelque chose en moi ? →
Explorer ce que je peux légitimement attendre de la relation et ce que je risque de demander à l’autre de porter pour moi.
MA VIE DE COUPLE — MOI • TOI • NOUS • LE CHEMIN®
Retrouver le MASTER et l’ensemble du parcours.
Et si je découvrais que mes raisons sont multiples ?
C’est probablement ce qui arrivera.
Je peux vouloir être en couple parce que j’aime partager.
Parce que j’ai envie d’aimer.
Parce que j’aime être aimé(e).
Parce que j’ai envie de construire.
Parce que j’ai parfois peur d’être seul(e).
Parce que j’ai besoin de proximité.
Parce que j’espère une famille.
Parce que certaines expériences passées influencent encore ce que je recherche aujourd’hui.
Tout cela peut coexister.
L’enjeu n’est donc pas de devenir une personne qui n’attendrait plus rien de personne.
Ce serait une étrange définition de l’autonomie relationnelle.
Il est plutôt de devenir suffisamment conscient de ce que je viens chercher dans le couple pour ne pas demander silencieusement à TOI de répondre à des attentes dont ni toi ni moi ne connaissons véritablement l’existence.
Parce qu’à partir du moment où je peux mieux reconnaître ce qui appartient à MOI, je deviens également plus disponible pour découvrir ce qui appartient à TOI.
Et c’est dans cette rencontre que pourra progressivement se construire NOUS.
Puis, peut-être, LE CHEMIN®.
Faites le premier pas
Vous vous interrogez sur ce que vous recherchez réellement dans une relation ?
Vous constatez que certaines attentes reviennent régulièrement dans vos histoires amoureuses ?
Vous êtes en couple et vous découvrez que vos besoins, vos attentes ou vos projets ne sont peut-être pas aussi évidents que vous le pensiez ?
Un premier échange peut permettre de commencer à distinguer ce que vous souhaitez construire avec l’autre, ce que vous attendez de la relation et ce qui mérite peut-être d’être davantage compris en vous.
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20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement
















