MOI : qui suis-je lorsque j’entre dans une relation ?

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Le couple ne révèle pas seulement qui est l’autre. Il révèle aussi une partie de moi que la relation vient parfois réveiller.

Lorsque je suis seul(e), je peux avoir une certaine image de moi.

Je me crois autonome.

Patient(e).

Confiant(e).

Tolérant(e).

Indépendant(e).

Plutôt facile à vivre.

Puis quelqu’un entre dans ma vie.

Cette personne commence à compter.

Je m’attache.

J’attends.

J’espère.

Je désire.

Je peux avoir peur de perdre.

Je peux me sentir rejeté(e), oublié(e), envahi(e), incompris(e), déçu(e).

Et soudain apparaissent parfois des réactions que je connaissais peu.

Je réclame.

Je me tais.

Je me ferme.

Je m’accroche.

Je prends mes distances.

Je contrôle.

Je me suradapte.

Je me protège.

Je me mets en colère.

Ou je découvre au contraire une capacité à aimer, partager, faire confiance, donner, recevoir et construire que je ne connaissais pas non plus.

La relation ne fait donc pas seulement entrer TOI dans ma vie.

Elle fait aussi apparaître un MOI en relation.

Et ce MOI mérite d’être rencontré.


Je ne suis pas exactement le même seul et en relation

Nous avons souvent tendance à penser notre personnalité comme quelque chose de relativement stable.

« Je suis comme ça. »

Pourtant, une partie importante de notre fonctionnement apparaît dans l’interaction avec les autres.

Je peux être très sûr(e) de moi professionnellement et beaucoup moins dans l’intimité.

Très autonome dans ma vie quotidienne et inquiet(e) dès qu’une personne à laquelle je tiens devient distante.

Très calme avec mes amis et particulièrement réactif(ve) avec mon partenaire.

Capable de prendre des décisions importantes seul(e), mais incapable de dire non à la personne que j’aime.

Pourquoi ?

Parce que toutes les relations n’activent pas les mêmes enjeux.


Plus une personne compte, plus certaines réactions peuvent devenir intenses

Si un inconnu ne répond pas à mon message, cela m’importe généralement peu.

Si mon partenaire ne répond pas, je peux commencer à interpréter.

« Pourquoi ne répond-il pas ? »

« Est-ce qu’il m’en veut ? »

« Qu’est-ce qu’elle fait ? »

« Est-ce que quelque chose a changé ? »

Le comportement observable est identique : une personne ne répond pas immédiatement.

Mais l’expérience intérieure est complètement différente.

Ce n’est donc pas seulement ce qui se passe qui détermine ma réaction.

C’est aussi ce que cette situation signifie pour moi lorsque le lien devient important.


La relation devient un révélateur

Le couple possède une particularité fascinante.

Il nous confronte régulièrement à des situations que nous pouvons beaucoup plus facilement éviter ailleurs.

La proximité.

La dépendance réciproque.

La frustration.

L’attente.

La différence.

Le désaccord.

La vulnérabilité.

Le compromis.

La sexualité.

Le besoin de reconnaissance.

La peur de perdre.

Le besoin d’espace.

Le fait de ne pas toujours être prioritaire.

Le fait que l’autre ne pense pas comme moi.

Autrement dit, le couple nous met régulièrement en présence de ce qui arrive lorsque le monde ne correspond pas exactement à nos attentes.

Et c’est souvent là que nous découvrons certaines parties de nous-mêmes.


Le couple ne crée pas nécessairement tout ce qu’il révèle

Il est tentant de penser :

« Je suis comme ça à cause de lui. »

« Elle me rend jaloux. »

« Il me rend agressive. »

« Avec quelqu’un d’autre, je ne serais jamais comme ça. »

Parfois, certains comportements du partenaire contribuent évidemment fortement à ce que nous vivons.

Une relation n’est jamais une expérience purement individuelle.

Mais entre ce que fait TOI et ce que vit MOI, il existe aussi ma manière de percevoir, d’interpréter et de réagir.

Comprendre cette part ne consiste pas à excuser le comportement de l’autre.

Cela consiste à retrouver une possibilité d’agir sur ce qui m’appartient.


Quel MOI apparaît lorsque je m’attache ?

L’attachement transforme souvent la relation.

Au début, je peux être relativement détendu(e).

Je découvre.

Je profite.

Je ne sais pas encore ce que cette histoire deviendra.

Puis l’autre commence à compter.

Et avec l’importance donnée au lien apparaissent parfois de nouveaux enjeux.

Je peux avoir davantage besoin de nouvelles.

Être plus sensible aux changements de ton.

Remarquer davantage les distances.

Craindre que les sentiments diminuent.

Chercher des signes qui me rassurent.

Ou, à l’inverse, ressentir soudain le besoin de préserver davantage mon espace.

L’intimité que je désirais peut commencer à m’inquiéter lorsqu’elle devient réelle.


Désirer la proximité et savoir la vivre sont deux choses différentes

Je peux sincèrement vouloir une relation profonde…

et être déstabilisé(e) lorsqu’une personne s’approche réellement de moi.

Je peux vouloir être aimé(e)…

et avoir du mal à croire cet amour lorsqu’il m’est donné.

Je peux vouloir construire…

et ressentir un besoin de fuite lorsque l’engagement devient concret.

Je peux vouloir de l’intimité…

et me protéger dès que je me sens trop vulnérable.

Ce ne sont pas nécessairement des contradictions.

Elles montrent que différentes parties de moi peuvent avoir des besoins différents face à la relation.


Comment est-ce que je réagis lorsque je ne me sens plus en sécurité dans le lien ?

C’est probablement l’une des questions les plus révélatrices.

Lorsque tout va bien, beaucoup de fonctionnements restent invisibles.

C’est lorsque quelque chose me déstabilise que certaines stratégies apparaissent.

Que fais-je lorsque je crains de perdre l’autre ?

Lorsque je ne me sens plus suffisamment aimé(e) ?

Lorsque je me sens incompris(e) ?

Lorsque l’autre me déçoit ?

Lorsque je me sens critiqué(e) ?

Lorsque j’ai l’impression de ne plus compter ?

Je peux chercher davantage de proximité.

Demander des explications.

Multiplier les messages.

Me mettre en colère.

Accuser.

Me justifier.

Me taire.

Faire semblant que cela ne me touche pas.

Prendre de la distance.

Me réfugier dans mon travail.

Chercher à contrôler.

Ou attendre que l’autre devine ce dont j’ai besoin.


Derrière un comportement, il y a souvent une tentative de protection

Ce que je fais n’est pas toujours ce que je veux profondément.

Je peux attaquer alors que j’aimerais être rassuré(e).

Me fermer alors que j’aimerais être rejoint(e).

Prendre de la distance alors que j’ai peur d’être abandonné(e).

Contrôler alors que je cherche de la sécurité.

Dire « je m’en fiche » alors que cela m’importe énormément.

C’est ici qu’une distinction devient précieuse :

mon comportement visible ne raconte pas toujours directement mon besoin.

Apprendre à reconnaître ce qui se passe derrière ma réaction change profondément ma manière d’entrer en relation.


Comment est-ce que je vis la proximité ?

Certaines personnes se sentent naturellement bien dans une grande proximité.

Elles aiment partager.

Parler souvent.

Faire beaucoup de choses ensemble.

Être physiquement proches.

D’autres ont davantage besoin d’espace.

De solitude.

D’activités personnelles.

De temps sans interaction.

Aucune de ces préférences ne constitue en soi une meilleure manière d’aimer.

La difficulté apparaît lorsque je considère spontanément ma manière de vivre la proximité comme la mesure de l’amour de l’autre.

« Si tu m’aimais, tu aurais envie d’être davantage avec moi. »

Ou :

« Si tu m’aimais vraiment, tu comprendrais que j’ai besoin qu’on me laisse tranquille. »

Deux besoins légitimes peuvent alors devenir deux accusations.


Et comment est-ce que je vis la distance ?

La distance n’a pas la même signification pour chacun.

Pour certains, elle est naturelle.

Quelques heures ou quelques jours avec moins d’échanges ne remettent pas le lien en question.

Pour d’autres, elle peut rapidement provoquer de l’inquiétude.

« Quelque chose ne va pas. »

« Il s’éloigne. »

« Elle ne m’aime plus autant. »

Inversement, certaines personnes vivent la proximité continue comme une pression.

Elles ont besoin de retrouver un espace personnel pour pouvoir revenir ensuite vers la relation.

Ainsi, une même situation peut être vécue très différemment :

MOI cherche de la proximité pour me rassurer.

TOI cherche de la distance pour respirer.

Plus MOI s’approche, plus TOI s’éloigne.

Plus TOI s’éloigne, plus MOI cherche à s’approcher.

Et sans que personne ne l’ait décidé, une dynamique relationnelle commence à se construire.


Que deviennent mes limites lorsque j’aime ?

Dire ce que je veux lorsque personne d’important ne risque de me quitter peut être relativement facile.

Le faire lorsque je tiens profondément à quelqu’un peut devenir beaucoup plus difficile.

Est-ce que je sais dire non ?

Exprimer un désaccord ?

Demander du temps pour moi ?

Dire qu’un comportement ne me convient pas ?

Maintenir une décision lorsque l’autre est déçu ?

Reconnaître qu’un besoin de mon partenaire n’est pas nécessairement le mien ?

Ou est-ce que la peur du conflit, du rejet ou de la séparation m’amène progressivement à céder ?


Aimer quelqu’un ne demande pas de disparaître

Le compromis appartient naturellement à la vie à deux.

Mais un compromis n’est pas la même chose qu’un effacement.

Dans un compromis :

MOI existe.

TOI existe.

Et nous cherchons une manière de faire qui puisse tenir compte des deux.

Dans l’effacement, je renonce progressivement à ce qui est important pour moi pour préserver le lien.

À court terme, cela peut éviter certains conflits.

À long terme, cela peut produire frustration, ressentiment et sentiment de ne plus savoir quelle place j’occupe dans ma propre relation.


Que fais-je lorsque nous ne sommes pas d’accord ?

Le désaccord est inévitable.

Deux personnes différentes ne peuvent pas penser, vouloir et ressentir exactement la même chose en permanence.

La question n’est donc pas :

« Sommes-nous toujours d’accord ? »

mais :

« Qui est-ce que je deviens lorsque nous ne le sommes pas ? »

Est-ce que je cherche à comprendre ?

À convaincre ?

À gagner ?

À avoir raison ?

À éviter ?

À céder ?

À attaquer ?

À me retirer ?

À punir par le silence ?

À accumuler avant d’exploser ?

À vouloir régler immédiatement le problème alors que l’autre a besoin de temps ?

Les conflits sont parfois particulièrement révélateurs du MOI relationnel.

Parce qu’ils mettent à l’épreuve notre capacité à rester nous-mêmes tout en restant en lien.


Est-ce que je sais demander ?

Nous pouvons passer beaucoup de temps à reprocher à l’autre de ne pas nous donner ce que nous ne lui avons jamais clairement demandé.

« Tu ne fais jamais attention à moi. »

« Tu ne t’intéresses pas à ce que je vis. »

« Tu n’es jamais là quand j’ai besoin de toi. »

« Tu ne prends jamais d’initiative. »

Derrière ces reproches existent parfois des demandes beaucoup plus simples :

« J’aimerais que nous passions un moment ensemble. »

« J’ai besoin que tu m’écoutes sans chercher immédiatement une solution. »

« J’aimerais que tu prennes parfois l’initiative de nos sorties. »

« J’ai besoin d’être rassuré(e) aujourd’hui. »


Exprimer un besoin nous rend vulnérables

Le reproche protège parfois de cette vulnérabilité.

Dire :

« Tu ne fais jamais attention à moi »

me place dans une position différente de :

« J’aimerais sentir que je compte pour toi et, en ce moment, cela me manque. »

La seconde formulation expose davantage.

Elle révèle quelque chose de moi.

Mais elle donne également beaucoup plus de possibilités à l’autre de comprendre ce qui se passe réellement.


Est-ce que je sais recevoir ?

Nous parlons beaucoup de notre capacité à donner dans une relation.

Mais recevoir peut être tout aussi difficile.

Recevoir un compliment.

Une attention.

De la tendresse.

De l’aide.

Une preuve d’amour.

Un cadeau.

Un geste gratuit.

Certaines personnes donnent énormément mais se sentent mal à l’aise lorsqu’elles reçoivent.

Elles minimisent.

« Ce n’était pas la peine. »

Elles détournent le compliment.

Elles se sentent redevables.

Ou elles doutent immédiatement de la sincérité de l’autre.

Or une relation se nourrit aussi de cette capacité :

laisser l’autre avoir une place dans ma vie sans avoir besoin de tout faire moi-même


Quelle place est-ce que je laisse à ma vulnérabilité ?

L’intimité ne consiste pas seulement à partager des informations.

Elle suppose aussi parfois de montrer des endroits moins maîtrisés de soi.

Dire :

« J’ai peur. »

« Je suis triste. »

« Je ne sais pas. »

« Je me sens fragile. »

« J’ai besoin de toi. »

« Je me suis trompé(e). »

« Ce que tu as dit m’a touché(e). »

Pour certaines personnes, cette vulnérabilité est relativement accessible.

Pour d’autres, elle peut être vécue comme dangereuse.

Alors apparaissent l’humour.

La rationalisation.

Le silence.

La colère.

La maîtrise.

Le détachement.

Ou l’impression qu’il faut toujours rester fort(e).


L’intimité demande parfois de pouvoir être vu sans être parfaitement maîtrisé

Cela ne signifie pas tout dire.

Ni tout montrer.

Ni abandonner ses frontières.

Mais une relation dans laquelle chacun ne présente que la version contrôlée de lui-même risque de rester à distance d’une véritable intimité.

La question devient alors :

qu’est-ce que je permets réellement à TOI de connaître de MOI ?


Est-ce que je reste responsable de mes émotions ?

Lorsque je suis en relation, le comportement de l’autre m’affecte.

C’est inévitable.

Ses paroles peuvent me réjouir.

Me rassurer.

Me décevoir.

Me mettre en colère.

Me blesser.

La relation implique précisément cette capacité à nous affecter mutuellement.

Mais être affecté par l’autre ne signifie pas que l’autre devient entièrement responsable de ce que je ressens et de ce que j’en fais.

Il existe une différence entre :

« Ce que tu as fait m’a blessé(e). »

et :

« Puisque je suis blessé(e), tout ce que je fais ensuite est de ta faute. »

Cette distinction est fondamentale.

Je peux reconnaître l’impact réel du comportement de l’autre tout en restant responsable de la manière dont je vais répondre à ce qui m’arrive.


Le couple révèle aussi le meilleur de MOI

Explorer son fonctionnement relationnel ne doit surtout pas devenir une chasse aux problèmes.

La relation révèle aussi des ressources.

Je peux découvrir que je sais prendre soin.

Être patient(e).

Faire confiance.

Encourager.

Soutenir.

Écouter.

Faire des compromis sans me perdre.

Reconnaître mes erreurs.

Partager.

Rire.

Créer.

Traverser une difficulté à deux.

Accepter d’être aidé(e).

Aimer quelqu’un dans sa différence.

Le couple peut révéler des fragilités.

Mais il peut également révéler des capacités relationnelles que je n’aurais jamais pu découvrir seul(e).

C’est précisément ce qui rend la relation si riche :

elle ne montre pas seulement ce qui demande à évoluer.

Elle révèle aussi ce qui peut grandir.


MOI n’est pas une identité figée

Il serait facile, après avoir identifié certains fonctionnements, de conclure :

« Je suis jaloux. »

« Je suis dépendante. »

« Je suis fuyant. »

« Je suis contrôlant. »

« Je suis incapable de communiquer. »

Ces étiquettes peuvent rapidement devenir des identités.

Or notre fonctionnement relationnel dépend aussi du contexte.

De la personne.

Du moment de notre vie.

Du niveau de sécurité que nous ressentons.

De ce qui est activé dans la relation.

Je peux fonctionner d’une certaine manière dans une relation et différemment dans une autre.

Je peux également apprendre.

Évoluer.

Développer de nouvelles ressources.

Changer certaines réponses.

Mieux comprendre mes besoins.

Autrement dit :

observer le MOI qui apparaît dans la relation ne consiste pas à décider définitivement qui je suis.

Il s’agit de comprendre comment je fonctionne aujourd’hui dans certaines situations relationnelles.

Et cela ouvre précisément la possibilité du changement.


Quelques questions pour rencontrer mon MOI relationnel

Lorsque quelqu’un devient important pour moi, qu’est-ce qui change dans ma manière d’être ?

Comment est-ce que je réagis lorsque je sens l’autre plus distant ?

Et lorsqu’il devient très proche ?

Est-ce que je sais exprimer clairement ce dont j’ai besoin ?

Ou est-ce que j’attends que l’autre le devine ?

Que fais-je lorsque je suis frustré(e) ?

Lorsque je me sens rejeté(e) ?

Lorsque je suis jaloux(se) ?

Lorsque nous sommes en désaccord ?

Est-ce que je sais poser une limite sans menacer la relation ?

Est-ce que je sais entendre une limite sans la vivre immédiatement comme un rejet ?

Est-ce que je peux demander de l’aide ?

Recevoir ?

Dire que j’ai peur ?

Reconnaître que je me suis trompé(e) ?

Est-ce que je reste moi-même lorsque j’aime ?

Et peut-être surtout :

quelle version de MOI apparaît lorsque j’ai peur que TOI ne m’aimes plus comme je voudrais être aimé(e) ?



Le regard du Coach & Thérapeute de Couple

Dans un accompagnement, il est tentant de commencer par expliquer ce que fait l’autre.

« Il ne communique pas. »

« Elle est trop exigeante. »

« Il fuit. »

« Elle contrôle tout. »

« Il ne montre rien. »

« Elle dramatise. »

Ces observations peuvent parfois être pertinentes.

Mais elles ne constituent qu’une partie du tableau.

Une autre question est souvent beaucoup plus féconde :

« Et vous, qui devenez-vous lorsque l’autre fait cela ? »

Parce qu’un couple n’est pas seulement constitué de deux comportements indépendants.

Il se construit aussi dans ce que chacun déclenche, renforce, apaise ou entretient involontairement chez l’autre.

MOI réagit à TOI.

TOI réagit à MOI.

Puis je réagis à ta réaction.

Et progressivement apparaît une manière particulière de fonctionner ensemble.

NOUS.

Comprendre MOI ne signifie donc pas rechercher « ce qui ne va pas chez moi ».

Cela signifie devenir capable d’identifier :

ce qui m’active ;

ce que je ressens ;

ce dont j’ai besoin ;

ce que je fais pour me protéger ;

l’effet que cela peut produire sur TOI ;

et ce que je pourrais apprendre à faire différemment.

C’est ainsi que la connaissance de soi devient une ressource pour la relation.


Mais d’où vient ce MOI ?

Nous venons d’observer ce qui apparaît au présent lorsque j’entre en relation.

Mes besoins.

Mes réactions.

Mes limites.

Mes manières de rechercher la proximité ou de prendre de la distance.

Mes façons de communiquer et de me protéger.

Une nouvelle question devient alors inévitable :

comment ai-je appris à fonctionner ainsi ?

Certaines réponses appartiennent à mon tempérament.

D’autres aux expériences que j’ai vécues.

À ce que j’ai observé.

À mes relations précédentes.

À ma famille.

Aux modèles de couple auxquels j’ai été exposé(e).

À certaines expériences heureuses.

Et parfois à certaines expériences beaucoup plus difficiles.

Il ne s’agit pas de considérer que tout vient du passé.

Ni de rechercher systématiquement une cause dans l’enfance.

Mais nous n’arrivons pas non plus dans une relation sans histoire.

Le MOI qui rencontre TOI a déjà vécu avant cette rencontre.

C’est donc naturellement la prochaine étape de notre parcours :

« Ce que mon histoire personnelle apporte dans mon couple. »


Pour poursuivre MA VIE DE COUPLE

Pourquoi est-ce que je veux être en couple ?
Explorer les motivations, les désirs, les besoins et les attentes qui peuvent se trouver derrière mon envie de vivre à deux.

Être en couple… est-ce encore être en relation ?
Observer ce qui arrive lorsque le couple continue d’exister mais que la rencontre entre les partenaires s’appauvrit.

Ce que mon histoire personnelle apporte dans mon couple
Comprendre comment certaines expériences et certains apprentissages peuvent continuer à influencer ma manière d’être en relation aujourd’hui.

Est-ce que j’attends de mon partenaire qu’il répare quelque chose en moi ? →
Explorer ce que j’attends de l’autre lorsque certaines fragilités personnelles entrent dans la relation.

TOI : aimer l’autre tel qu’il est… ou tel que je voudrais qu’il soit ? →
Passer progressivement de l’observation de MOI à la véritable rencontre avec TOI.

MA VIE DE COUPLE — MOI • TOI • NOUS • LE CHEMIN®
Retrouver le MASTER et l’ensemble du parcours.


Mieux me connaître pour mieux rencontrer l’autre

L’objectif de cette exploration n’est pas de devenir parfaitement autonome avant d’aimer.

Ni de supprimer toutes nos fragilités.

Ni de contrôler chacune de nos réactions.

Nous resterons des êtres humains en relation.

Nous serons parfois touchés.

Déçus.

Inquiets.

En colère.

Maladroits.

Nous aurons besoin de l’autre.

Et parfois nous nous protégerons.

L’enjeu est différent.

Il consiste à pouvoir progressivement reconnaître :

« Voilà ce qui se passe en MOI. »

Sans immédiatement conclure :

« C’est donc TOI le problème. »

À partir de là, quelque chose change.

Je peux parler davantage depuis ce que je vis.

Poser une limite.

Faire une demande.

Questionner une interprétation.

Reconnaître une peur.

Prendre du recul sur une réaction.

Et surtout laisser davantage de place à cette autre personne qui n’est pas moi :

TOI.

Parce que plus je distingue ce qui appartient à MOI, moins j’ai besoin de demander à TOI de le porter entièrement.

Et c’est précisément dans cet espace que NOUS peut commencer à devenir autre chose que la simple rencontre de deux fonctionnements automatiques.


Faites le premier pas

Vous découvrez que certaines réactions apparaissent presque uniquement lorsque vous êtes en couple ?

Vous avez l’impression de répéter certaines manières de vous attacher, de vous protéger, de vous fermer ou de réagir ?

Ou vous souhaitez simplement mieux comprendre qui vous devenez lorsque quelqu’un compte réellement pour vous ?

Un accompagnement peut permettre d’observer ces fonctionnements sans les réduire à des étiquettes, puis d’identifier ce qui peut évoluer pour construire des relations plus conscientes.

Faites le premier pas en réservant un moment d’échange gratuit.

20 min – Gratuit – Confidentiel – Sans engagement


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