Vous avez déjà construit une carrière. Vous pouvez encore en construire une autre.
Vous avez peut-être :
40 ans,
45 ans,
50 ans,
ou :
davantage.
Vous travaillez depuis :
quinze,
vingt,
parfois trente ans.
Vous avez construit :
une expérience,
des compétences,
un niveau de responsabilité,
des habitudes,
un salaire,
un statut,
et parfois :
une certaine identité professionnelle.
Puis une question apparaît :
« Est-ce vraiment ce que je veux continuer à faire ? »
Vous pouvez ressentir :
de l’ennui,
une perte d’intérêt,
moins de sens,
une fatigue du métier,
l’envie d’apprendre autre chose,
ou :
simplement le sentiment d’être arrivé au bout d’une étape.
Mais changer maintenant peut sembler :
beaucoup plus compliqué qu’à 25 ans.
Parce que vous avez aussi construit :
des engagements,
des charges,
un niveau de vie,
des responsabilités familiales,
une réputation professionnelle,
et :
une expertise que vous n’avez pas envie de perdre.
Vous pouvez alors penser :
« Il est trop tard pour recommencer. »
Pourtant :
changer de métier ne signifie pas nécessairement :
recommencer votre vie professionnelle depuis le début.
Il peut s’agir plutôt de :
transformer ce que vous avez déjà construit pour créer une nouvelle trajectoire.
Changer de métier ne signifie pas effacer votre carrière précédente
Lorsque vous imaginez une reconversion, vous pouvez voir :
deux vies séparées.
Avant :
votre métier actuel.
Après :
un nouveau métier.
Et entre les deux :
un grand vide.
Mais votre parcours ne disparaît pas :
parce que votre intitulé de poste change.
Vous emportez avec vous :
des connaissances,
des compétences,
des réflexes professionnels,
une manière de travailler,
une compréhension des organisations,
des expériences relationnelles,
et :
des situations déjà traversées.
Vous avez peut-être appris à :
manager,
organiser,
négocier,
vendre,
analyser,
décider,
présenter,
gérer un client,
résoudre un problème,
coordonner plusieurs acteurs,
ou :
faire avancer un projet.
Ces compétences peuvent parfois continuer à avoir de la valeur :
dans un autre métier.
La première question n’est donc pas seulement :
« Qu’est-ce que je dois apprendre de nouveau ? »
Elle est aussi :
« Qu’est-ce que je possède déjà qui peut être transféré ailleurs ? »
Distinguez ce que vous voulez quitter de ce que vous voulez conserver
Vous pouvez avoir envie :
de tout changer.
Mais ce n’est pas nécessairement :
tout
qui ne vous convient plus.
Vous pouvez ne plus supporter :
votre secteur
tout en aimant :
votre métier.
Vous pouvez vouloir quitter :
le management
mais conserver :
votre expertise.
Vous pouvez être lassé :
d’une grande entreprise
sans vouloir changer :
de fonction.
Vous pouvez vouloir :
davantage de sens
sans forcément renoncer :
à tout votre parcours.
Avant de construire une reconversion, demandez-vous :
« Qu’est-ce que je ne veux réellement plus ? »
Puis :
« Qu’est-ce que j’aimerais absolument conserver ? »
Votre autonomie ?
Votre niveau de responsabilité ?
Le contact avec les personnes ?
La dimension technique ?
La créativité ?
La stabilité ?
Le revenu ?
Cette distinction évite parfois :
de jeter toute une carrière
alors qu’une partie seulement doit :
évoluer.
Ne cherchez pas seulement un nouveau métier. Cherchez une nouvelle combinaison
Une reconversion est parfois imaginée comme :
le choix d’une nouvelle profession.
Mais votre prochaine étape peut être plus subtile.
Vous pouvez combiner :
votre expérience actuelle
avec :
une nouvelle compétence.
Votre connaissance d’un secteur
avec :
une nouvelle fonction.
Votre expertise technique
avec :
de l’accompagnement.
Votre expérience commerciale
avec :
de la formation.
Votre connaissance d’une organisation
avec :
du conseil.
Votre ancien métier ne devient alors pas :
inutile.
Il devient :
l’une des composantes de votre nouvelle valeur professionnelle.
La bonne question peut donc devenir :
« Qu’est-ce que je peux construire de nouveau à partir de ce que je possède déjà ? »
Vos compétences transférables sont le pont entre vos deux carrières
Vous pouvez avoir l’impression :
que vos compétences sont attachées :
à votre métier actuel.
Pourtant, certaines dépassent largement :
votre fonction.
Par exemple :
un responsable commercial peut avoir développé :
la négociation,
la compréhension du besoin,
la gestion de situations tendues,
le pilotage d’objectifs,
et :
l’animation d’équipe.
Une infirmière peut avoir développé :
la coordination,
la prise de décision sous contrainte,
la relation,
la pédagogie,
et :
une grande capacité d’adaptation.
Un chef de projet peut savoir :
structurer,
prioriser,
coordonner,
anticiper,
et :
faire travailler ensemble plusieurs interlocuteurs.
Votre travail consiste alors à distinguer :
le métier dans lequel vous avez développé une compétence
de :
la compétence elle-même.
C’est ce qui permet de commencer à envisager :
d’autres environnements dans lesquels elle pourrait avoir de la valeur.
Votre expérience peut être un avantage… à condition de ne pas vouloir tout transposer à l’identique
Vous pouvez arriver dans un nouveau métier avec :
beaucoup d’expérience professionnelle
mais :
peu d’expérience spécifique dans ce nouveau domaine.
Cette position peut être étrange.
Vous n’êtes plus :
débutant professionnellement.
Mais vous pouvez redevenir :
débutant sur certains aspects.
Vous pouvez devoir apprendre :
de nouveaux codes,
de nouveaux outils,
un nouveau vocabulaire,
de nouvelles contraintes,
ou :
une autre manière de travailler.
Accepter cela ne signifie pas :
renoncer à votre expérience.
Cela signifie :
savoir où votre expérience vous donne de l’avance et où vous devez redevenir apprenant.
C’est souvent l’une des clés d’une transition réussie.
Votre nouvelle carrière n’a pas besoin de reproduire votre ancien statut
Après plusieurs années de progression, vous pouvez avoir obtenu :
un titre,
un salaire,
une reconnaissance,
un niveau hiérarchique.
Changer de métier peut parfois demander :
d’accepter temporairement :
moins de responsabilités,
un autre statut,
une rémunération différente,
ou :
une position moins élevée dans l’organigramme.
Cette possibilité peut être difficile à envisager.
Parce qu’elle peut être vécue comme :
un recul.
Mais il faut distinguer :
reculer
et :
changer de trajectoire.
Si cette nouvelle position vous permet :
d’apprendre,
de construire une nouvelle expertise,
d’entrer dans un secteur souhaité,
ou :
de créer une trajectoire qui vous correspond davantage,
elle peut devenir :
une étape.
La question n’est donc pas seulement :
« Est-ce mieux que mon poste actuel ? »
Mais :
« Où cette étape peut-elle me conduire ? »
Vous n’avez pas besoin de prendre immédiatement une décision irréversible
Vous pouvez croire que changer de métier signifie :
démissionner,
reprendre une formation,
et :
vous lancer complètement.
Mais une transition peut se construire :
progressivement.
Vous pouvez commencer par :
rencontrer des professionnels du métier visé,
observer réellement leur quotidien,
vous renseigner sur les compétences demandées,
tester une formation courte,
participer à un projet,
développer une compétence,
ou :
examiner des postes intermédiaires.
Vous pouvez ainsi confronter :
votre idée du nouveau métier
à :
sa réalité.
Parce qu’il est possible :
d’idéaliser ce que l’on ne connaît pas encore.
Construire une transition consiste aussi à vérifier :
que ce vers quoi vous voulez aller correspond réellement à ce que vous recherchez.
Une formation ne constitue pas à elle seule un projet de reconversion
Lorsque vous voulez changer, une première idée peut être :
« Il faut que je me forme. »
Parfois :
oui.
Mais avant de choisir une formation, il faut savoir :
à quoi elle doit servir.
Quel métier visez-vous ?
Quelles compétences vous manquent réellement ?
Quel niveau est attendu ?
Cette formation est-elle :
reconnue ?
Demandée ?
Indispensable ?
Ou simplement :
rassurante ?
Vous pouvez passer :
plusieurs mois
à apprendre quelque chose
sans avoir clarifié :
comment cette compétence vous permettra réellement :
de construire votre prochaine activité.
La formation est donc :
un moyen.
Pas :
le projet lui-même.
Votre équilibre financier fait partie du projet
Changer de métier n’est pas seulement :
une décision professionnelle.
Cela peut avoir des conséquences sur :
vos revenus,
votre épargne,
votre retraite,
votre logement,
vos charges,
et :
votre famille.
Ces éléments ne doivent pas être vécus comme :
des obstacles honteux à votre épanouissement.
Ils font partie :
de la réalité du projet.
Vous pouvez avoir besoin de construire :
une réserve financière,
une période de transition,
une baisse temporaire de dépenses,
une activité intermédiaire,
ou :
un changement plus progressif.
Une reconversion devient souvent plus réaliste lorsqu’elle ne repose pas uniquement sur :
« J’en ai assez, il faut que je parte. »
Mais aussi sur :
« Comment puis-je rendre cette transition soutenable ? »
Ne laissez pas les années déjà investies décider seules de votre avenir
Vous pouvez penser :
« J’ai passé vingt ans dans ce métier. Je ne vais pas tout abandonner maintenant. »
Cette réaction est compréhensible.
Mais les années déjà passées :
sont passées.
Elles ont produit :
des compétences,
des revenus,
une expérience,
des rencontres,
des apprentissages.
Elles ne sont pas :
perdues.
La question devient donc moins :
« Comment justifier les vingt dernières années ? »
que :
« Que veux-je construire avec les quinze ou vingt prochaines ? »
Continuer uniquement parce que vous avez déjà beaucoup investi peut parfois conduire :
à investir encore davantage :
dans une direction que vous ne souhaitez plus réellement suivre.
Votre passé mérite :
d’être reconnu.
Il n’a pas nécessairement :
à décider seul de votre avenir.
Ne cherchez pas forcément votre “vocation”
Lorsque vous envisagez une reconversion, vous pouvez vous mettre une pression considérable :
« Cette fois, je dois trouver LE métier qui me correspond vraiment. »
Mais votre prochaine étape professionnelle n’a pas besoin :
d’être parfaite.
Elle doit être :
suffisamment cohérente avec :
vos compétences,
vos besoins,
vos valeurs,
vos contraintes,
et :
ce que vous souhaitez vivre maintenant.
Votre vie professionnelle peut comporter :
plusieurs périodes,
plusieurs identités professionnelles,
et :
plusieurs métiers.
Vous n’avez pas nécessairement :
une seule voie.
Vous pouvez construire :
une nouvelle étape pertinente sans avoir besoin de découvrir une réponse définitive pour le reste de votre vie.
Pour revenir à vos repères :
Quelques questions pour construire votre prochaine étape
Qu’est-ce que je ne souhaite plus retrouver dans ma prochaine vie professionnelle ?
Un environnement ?
Un rythme ?
Un niveau de pression ?
Une fonction ?
Un type de responsabilité ?
Qu’est-ce que je veux absolument conserver ?
Un niveau d’autonomie ?
Le contact humain ?
La technique ?
La créativité ?
La stabilité ?
Quelles compétences puis-je transférer ailleurs ?
Organisation ?
Management ?
Analyse ?
Négociation ?
Relation ?
Gestion de projet ?
Qu’est-ce que je dois réellement apprendre ?
Une compétence ?
Un outil ?
Un métier ?
Un secteur ?
Une réglementation ?
Quel niveau de changement suis-je prêt à accepter ?
De revenu ?
De statut ?
De responsabilité ?
De localisation ?
De rythme ?
Quelle première étape me permettrait de tester ma nouvelle direction sans tout bouleverser immédiatement ?
Une rencontre ?
Une formation courte ?
Une mission ?
Un projet ?
Une candidature ?
Une mobilité interne ?
À MÉDITER
Changer de carrière ne signifie pas effacer ce que vous avez construit.
Cela peut signifier apprendre à utiliser autrement ce que votre parcours vous a déjà donné.
Le regard du Coach & Thérapeute
Lorsqu’une personne me dit :
« J’aimerais faire autre chose, mais à mon âge je ne peux pas repartir de zéro »
je commence souvent par lui répondre :
qu’elle n’est précisément pas :
à zéro.
Elle possède déjà :
une histoire professionnelle,
des compétences,
une expérience,
des réussites,
des erreurs,
des contacts,
et :
une connaissance beaucoup plus précise de ce qu’elle veut ou ne veut plus.
Je cherche alors avec elle à distinguer :
ce qu’elle souhaite quitter,
ce qu’elle souhaite conserver,
ce qu’elle peut transférer,
ce qu’elle doit apprendre,
et :
le niveau de risque qu’elle peut réellement accepter.
Parfois :
un véritable changement de métier est nécessaire.
Parfois :
une évolution de fonction suffit.
Parfois :
le même métier exercé dans un autre environnement change profondément l’expérience professionnelle.
Et parfois :
la nouvelle trajectoire apparaît précisément à l’intersection entre :
l’expérience déjà acquise et une compétence nouvelle.
Mon objectif n’est pas :
de pousser quelqu’un à abandonner sa carrière.
Il est de l’aider à regarder :
ce qu’il peut encore construire avec elle.
Conclusion
Changer de métier à mi-carrière peut sembler :
vertigineux.
Parce que vous ne changez pas seulement :
de travail.
Vous touchez parfois :
à votre revenu,
votre statut,
vos habitudes,
votre identité professionnelle,
et :
à tout ce que vous avez construit pendant des années.
Mais votre parcours ne disparaît pas :
parce que vous changez de direction.
Il peut devenir :
une ressource.
Votre expérience peut être :
transférée,
recomposée,
complétée,
actualisée,
et :
utilisée autrement.
Vous n’avez donc pas nécessairement besoin :
de recommencer.
Vous pouvez :
commencer autrement, à partir de ce que vous êtes déjà devenu professionnellement.
Pour poursuivre votre réflexion
Pour clarifier la direction de votre prochaine étape :
Votre projet professionnel prend forme. Transformez vos repères en une direction concrète.
Pour identifier ce que vous souhaitez conserver de votre parcours :
Pour rendre vos compétences transférables et votre nouvelle valeur professionnelle plus visibles :
Votre visibilité professionnelle se construit. Rendez votre valeur visible sans jouer un rôle.
Si le contexte économique vous fait hésiter au moment de bouger :
Le marché du travail se tend. Ne laissez pas la prudence devenir immobilité.
Vous pouvez également retrouver l’ensemble du parcours :
CONSTRUIRE MA VIE PROFESSIONNELLE
Et si vous n’aviez pas besoin de choisir entre tout recommencer et continuer exactement comme avant ?
Vous savez peut-être :
que votre carrière actuelle ne vous correspond plus complètement.
Mais vous ne savez pas encore :
ce que vous pouvez conserver,
ce que vous devez apprendre,
ce que vous êtes prêt à changer,
ou :
la direction dans laquelle avancer.
Un premier échange peut vous aider à clarifier :
les acquis de votre parcours,
vos compétences transférables,
vos priorités actuelles,
les risques à sécuriser,
et :
la prochaine étape que vous pouvez commencer à construire.
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